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Lundi 6 octobre 2008
ARTS SONORES, BESANCON 2008
LE RETOUR ET LA FIN...


La dernière édition du festival Musiques de rues et nouveau territoire des arts sonores a donc eu lieu.
Dernière dans sa forme actuelle en tous cas puisque que, rappelons-le, la municipalité bizontine a, pour d'obscures raisons, décider de ne pas reconduire le projet de l'équipe sortante. Le duo formé par François-Xavier Ruan et Pascal Esseau, a pourtant efficacement oeuvré pour que ce festival acquière  une solide notoriété et devienne, au bout de trois années seulement, un lieu de rencontre incontournable des opérateurs culturels et programmateurs de tous horizons.
Les voies de la politique culturelles sont parfois impénétrables...

Affaire à suivre donc pour la future mouture 2009.

En attendant, j'ai parcouru avec un plaisir certain, malgré le temps mitigé et l'air plutôt frais, les installations sonores parsemant la ville de Besançon, en faisant au passage moult rencontres d'acteurs culturels et d'artistes fort sympathiques.

Comme d'habitude, je n'ai pas eu le temps de tout voir et entendre, en tous cas dans le parcours des installations, n'ayant pu consacré que deux journées au festival.

Rendre compte de ces deux journées n'est cependant pas chose facile. Même si les installations sonores n'étaient pas forcément des nouveautés, que j'avais déjà eu l'occasion d'en visiter certaines dans d'autres lieux, leurs nombres et le cadre de leur présentation restait important, surtout si l'on prend le temps de discuter avec les artistes et diffuseurs, ce qui est pour moi une condition sine qua non pour bien aborder un festival.

Premier retour sonore.
J'ai laissé trainé mon micro, au gré de mes visites, pour capter, en vrac et sans plan au préalable, à l'intuition, des ambiances sonores issues principalement des installations visitées.
Elles sont ouïssibles ici.
 
Pour ce retour, je vais tenter de donner un éclairage via le public, ou plutôt les publics devrais-je dire. Publics au pluriel car, et là je parle des installations sonores, on trouve deux types de visiteurs. Celui qui, programme en main, suit le festival, décide d'un parcours, de choix de visites, en étant plus ou moins averti des pratiques culturelles liées aux arts sonores.
Mais aussi un public happé, au détour d'une rue, d'une cour, par une installation sonore qu'il ne s'attendait pas à croiser, ne faisant parfois pas le lien entre ce qu'il voit et entend, et la concomitance du festival Musiques de rues. Ce festival est je pense plus médiatisé au niveau du grand public par ses fanfares déambulantes que par ses prosositions touchant aux arts sonores .

Prenons le premier parcours que j'ai suivi, tôt le matin, tout juste en réglage, la Source de Ben Farey, de la Compagnie Tricyclique Dol.

L'image “http://www.abbayedenoirlac.com/images/rdv/25.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
La source à l'Abbaye de Noirlac

Cette installation se présentait tout d'abord comme un parcours sonore urbain, où il fallait, à l'oreille, suivre la source en déambulant de poubelles en panneaux signalétique, de tricycles en motos, tous émettant des bruits aquatiques.
Ces objets, si l'on ne perdait pas le fil de l'onde, nous conduisaient jusqu'à la source, cage métallique et végétale ruisselante, d'où une vingtaine de micro-sources sonores, captées par des microphones, étaient mixées pour alimenter les points du parcours. La boucle est bouclée.
Le public non averti était souvent surpris, intrigué, voire quelque peu effrayé d'entendre des grondements dans une poubelle. Un objet piégé, et sonore de surcroit en espace publique ? Public aussi parfois agacé de l'omniprésence bruitiste ce certains objets. Ce qui donna des déplacements intempestifs de quelques sources sonores, faussant parfois le parcours initial. Installer un son dans l'espace public n'est pas innocent et provoque des réactions imprévisibles difficiles à contrôler, peurs et attitudes de rejet comprises, mais elles font partie du jeu, voire même de l'enjeu de l'artiste.
Quand au public venu spécialement pour l'installation, il essayait au mieux de ne pas perdre la source d'oreille pour arriver à bon port, tout en se jouant de ces glougloutis qui tramaient un pointillisme sonore sous forme de jeu de piste auriculaire..


Autre installation plus intimiste, poétique, celle autours des Temps du voyage par la plasticienne Camille Perreau du collectif "Entre Chiens et loups".
Images de l'Exposition, le temps du voyage, Compgnie entre Chiens et loups

Objets sculpturaux, parfois minimalistes, animés, joliment éclairés, bande-sons écoutables au casque, déclinaisons de récits et d'ambiances de voyage, voiture remplie de réveils et projetant une route ininterrompue, toute une atmosphère feutrée attendait les visiteurs au sein du musée Granvelle. Ici, il fallait pénétrer dans l'installation, venir sciemment, dans l'intention de découvrir ce superbe parcours sonore tout emprunt de nomadisme. Cependant,  le bouche à oreille ayant a priori fonctionné, le public y est venu , et en est reparti les yeux et les oreilles pleins de doux rêves de voyages.

A nouveaux dans l'espace public, au coeur d'un beau parc verdoyant, jouxtant les boucles du Doubs, on traversait un bien étrange campement où des musiciens en cartons étaient enfermés dans des tentes de plastiques transparentes, chacune rejouant, de façon fort déconstruite, des airs de fanfares militaires, des sifflements, des chants... L'une des tentes faisait entendre en permanence des toux et était intitulée non sans humour "Tente de Gainsbourg", une autre, confectionnée de peaux de bêtes, ronronnait lorsqu'on la caressait... Les trois installateurs belges de la compagnie Het Pakt ! ne manquent assurément pas d'humour, même si certaines personnes n'y sont pas sensibles et sont restées perplexes devant cette étrange amalgamme sonore et visuel. L'installation se révèlait plus encore de nuit, éclairée par des "loupiottes" qui renforcent le côté bivouac et l'atmosphère surréaliste du campement. Mais justement, le car abritant une petite exposition et la régie technique s'appelle "Ceci n'est pas un car..." Tout un symbole, oh combien magrittement belge !

L'image “http://www.hetpakt.com/22%20El%20sol/grafica%20el%20sol/compilatie-el-sol-low.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.



Tout près, s'étend le gigantesque orgue de bois de Denis tricot, architecture légère, mouvante et sonore, toujours reconstruite en fonction du site. Cette installation est à la fois le théâtre d'un concert-performance avec musiciens et danseurs, tout comme un lieu d'exploration libre pour le public qui déclenche, au gré de ses mouvements, d'étranges grondements. Les enfants s'en donnent à coeur-joie, peut-être un peu trop d'ailleurs, mais c'est bien là le risque de toute installation sonore en espace publique. Pour ma part, si le concept est intéressant, l'aspect visuel très réussie, je trouve que la recherche sonore pourrait aller plus loin, dans une exploration plus en finesse des sons. Mais cet orgue étant un gigantesque work in progress, il a sans doute encore le temps d'améliorer ses ressources timbrales.

http://www.denis-tricot.com/IMG/jpg/Landerneau-4.jpg
L'orgue de bois de Denis tricot

Dans une tour bastillonnée de vauban, l'artiste lyonnais Grégory Lasserre de Scénocosme présentait trois installations intéractives, bâties entre autre autour de l'énergie dégagée par le corps humain, comme un fluide qui fait chanter des pierres simplement en approchant les mains, gémir des plantes que l'on caresse, des fleurs que l'on éclaire du faisceau lumineux d'une lampe torche. Magie de fluides mystérieux qui déclenchent des sons dans la pénombre des fortifications. Les enfants ( et adultes) présents ce jour là n'en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles.

L'image “http://www.scenocosme.com/akousmaflore/anais_flore_web.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Acousmaflore de Scénocosme


Dans une autre tour, c'est l'orchestre de souliers d'Arno Fabre qui a envoûté petits et grands, par la poésie de des chaussures dansantes, entre gigues effrénées et marches militaires inquiétantes.
L'acoustique et le cadre architectural du lieu servant magnifiquement l'oeuvre, Arno Favre explique, avec un sens de la médiation consommé, les petits et grands secrets de fabrication de cette installation aussi belle que singulière. Là encore, le public est conquis, captivé, yeux et oreilles rivés sur cette orchestre de chaussures, que l'on va même jusqu'à applaudir lorsqu'il se tait, chose rare pour une installation sonore qui se voit ainsi personnifiée au rang de véritable ensemble de musiciens. Musiciens-automates restant cependant à la botte et la semelle du compositeur luthier plasticien, via un programme informatique conçu pour l'installation.
A voir et à revoir, sans oublier d'écouter bien entendu !

Finissons cette promenade dans les remparts bisontins par une autre installation très dadaïste celle-ci, où Benoit Faivre nous présente, avec Compléments d'objets, des objets dotés du pouvoir d'enregistrer et de conserver en mémoire des sons d'événements passés, et de nous les restituer dans le présent, celui de l'écoute, grâce aux travaux de la mnémologie. Situation entre vraies-fausses recherches scientifiques et théâtre de l' absurde qui amuse beaucoup un public prêt à croire, pour jouer, à la mémoire sonore des objets.
C'est un bel exemple d'installation plastique et sonore où l'humour est omniprésent, ce qui n'est finalement pas si courant dans la création contemporaine. On découvrait ainsi la mémoire sonore de capsules de bières, de clés de voitures, de noyaux d'olive, d'armoire, d'un miroir, de téléphones...
 On pourrait juste déplorer une introduction du guide un peu bavarde, et qui se répète un brin; le public après trois mots d'explication, est à même de découvrir tout seul cette mémoire enfouie au creux des objets du quotidien. Malgré ce léger bémol, cette installatin est vraiment des plus originales.

La galerie d'art contemporain "Au pavé dans la mare" présentait, dans le cadre d'un échange culturel franco-chinois, une impressionnante installation de l'artiste Cheng Guang Fen. "Extraction" nous immergait dans un bain sonore glouglouttant, an coeur d'une allée peuplée de pipettes, ballons et serpentins de verres finement ciselés,  distillant un liquide verdâtre, quasi organique, toujours en mouvement. Ce liquide se retrouvait dans des projections de diapositives, suintant d'un corps diaphane et inquiétant, renforçant le côté laboratoire d'expérimentation biologique. Malgré l'intense beauté de l'installation, elle présentait un côté organiquement malsain, façon Cronenberg, visiblement très travaillé et bien dans l'air du temps des courants contemporains actuels.
L'artiste provoqua d'ailleurs la polémique en proposant de se plonger dans un comas artificiel pour que l'on puisse ausculter et manipuler son corps à volonté au cours d'une performance proche du body-art, ce genre performtif que l'-on aime ou que l'on a du mal à supporter parfois dans son côté outrancier et voyeuriste.

Le Frac Franche-Comté présentait quand à lui, dans une galerie municipale bizontine, une superbe installation sonore et visuelle de Maxime Vernier "Float Number", où les constellations s'affichaient entre cartes du ciel, dés aux combinaisons scientifiques et rythmiques complexes et mur d'étoiles-haut-parleurs sonores. A la fois esthétiquement sobre et structurellement très élaborée, tous les éléments de cette imposante composition étaient parfaitement à la place, pour le plaisir des yeux et des oreilles.

Autre visite, une installation, déambutation-concert autour des réveils.
Après une courte promenade vaguement guidée, où l'on ne comprend pas vraiment où l'artiste voulait en venir, on se retrouvait enfermés dans une cour intérieure pour un concert de réveils. Et là, ce qui sur le papier semblait fort intéressant se révèlait au final très décevant. L'espace architectural et sonore n'était pas mis en valeur, le public se demandant quand est-ce que cela va commencer, ou finir, et qu'est-ce qu'on attendait de lui. Si le minimalisme est parfois un parti-pris esthétique et formel, encore faut-il qu'il soit assumé et justifié, que l'installation nous interpelle d'une façon ou d'une autre, sinon, cette économie de moyens  vire vite à l'indigence, et le public lâche rapidement prise.

Autre déception, les Audio Ballerinas de Benoit Maubrey, que j'espérais voir et entendre depuis un certain temps déja. Et bien je les ai vu et esthétiquement on peut dire que le travail de ces habits de danseurs sonores est très intéressant; et je les ai entendu et là, j'ai été confonté à une esthétique sonore qui n'évoluait que peu, ou pas, et qui malheureusement est devenue vite lassante à l'écoute. De même le côté chorégraphique n'est pas parvenu à réveiller cette performance pour maintenir une attention soutenue au long du spectacle.

http://uberkuul.files.wordpress.com/2006/08/benoit-maubrey-audio-peacock.jpg
Benoit Maubrey, Le paon sonore



Et je regrette vivement de ne pas avoir eu le temps de visiter et d'écouter les installations de Christian Sébille, autour du Doubs, "Imencity of The territory" de abs (.) Hum , Le cabinet itinérant du massage d'oreilles de P. Aubry de la compagnie "Le bruit qu'ça coûte", et autre Fantasio...







Par Gilles Malatray - Publié dans : FESTIVALS - Communauté : ECOUTE ECOUTE
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Lundi 6 octobre 2008
VIVRE LES SONS 2008 - OPUS 3
SAMEDI 11 OCTOBRE A VASSELIN (NORD-ISERE)

Voici le troisième samedi pour (bien) vivre les sons, concocté par l'association Le centre du son, qui arrive à grand pas, dans le village de Vasselin, en Nord-Isère.

Cliquer pour agrandir

Cliquer pour agrandir
Sources photos Catherine Fortineau, site de Vasselin

Comme pour les deux premiers, un cocktail sonore réunira dans un superbe petit village de tout juste quelque centaines d'habitants, entre collines et marais, divers praticiens du monde sonore, chercheurs, performeurs, pédagogues, artistes, éditeurs...

Fidèle à son habitude, Espaces des Arts sonnants mettra dans cet article l'accent sur les rencontres autour des arts sonores.

Tout d'abord, Alexis Chazard et Michaël Sellam (Bruxelles, Paris) utilisent dans leur concert-performane le Silence comme matière première ; c'est bien connu le silence est une illusion.
Ces deux artistes sont fortement impliqués dans l’emploi critique des medias actuels et qui se retrouvent dans une production sonore commune.

Alexis Chazard, artiste polymedia, est enseignant et programmeur dans les champs de l’interactivité, des fictions programmatiques et des installations à l’Ecole Régionale des beaux-arts de Valence et à l’université Paris8.

Artiste et vidéaste, Michaël Sellam expérimente des moyens de re-scénariser, re-programmer, amplifier et re-définir notre rapport aux technologies.
Ils travaillent notamment en duo sur une intervention sonore "Clash ! ", un choc (culturel) certainement, mais surtout une rencontre entre, qui fera se croiser des musiciens "traditionnels" et des artistes sonores construisant un nouvel univers auditif en temps réel, en puisant leur matière sonore dans le jeu des instrumentistes.
Clash ! est un projet aux intentions simples. Fascinés par les formes musicales populaires, les artistes ont souhaité s'arrêter sur une musique, souvent folklorique, ou traditionnelle, et travailler directement avec un groupe pour la réalisation d’une performance sonore qui associe instrument et programmation. L’invitation faîte aux musiciens est de recueillir à l’aide de micro-piezo des sons produits par le jeu du groupe. Les capteurs, placés sur les instruments et les corps des musiciens, envoient des informations qui, amplifiées, s’associent à la musique sans la transfigurer. L’enjeu est la production d’une performance sonore “monstrueuse” où les sons de synthèses et ceux du groupe ne se trouvent pas dans un relation compétitive mais dans une tentative harmonieuse et équilibrée.
De belles rencontres en perpective...


Dans un autre registre, seront présentés des travaux sonores et visuels des étudiants de de BTS design communication visuelle de l'Ecole supérieure d'arts appliqués de La Martinière Diderot de Lyon.
Ces étudiants ont en principe pour habitude de travailler prioritairement le média visuel, même si parfois, le développement des techniques multimédia qu'impulse les productions internet et les nouveaux supports DVD les amène à utiliser aussi le son.
Pour donner une dimension sonore qui dépasse le simple habillage sonore, le projet est bâti autour d'une approche du paysage sonore. Il les a conduit à créer en premier lieu une petite composition, sur laquelle ils broderont une fiction en images animées. Les techniques varieront, du collage à la création vidéo, en passant par l'animation 3D en pâte à modeler, mais le son, dans tous les cas de figure, sera considéré comme un média primordiale, venant dialoguer en contre-point avec l'image, parfois en accord, d'autre fois en frottements, voire en contradiction...
Ces courtes formes seront présentées par Gilles Malatray, l'un des intervenants du projet, qui n'est pas me semble t-il tout à fait inconnu dans ce blog, .

Autre voyage autre rencontre sonore, Gwenola Wagon (75) et Stéphane Degoutin (75) vous invitent à des Voyages immobiles avec Nogo voyages, entre paysages d'images et sonorités des lieux.
Nogo voyages, qui n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire une structure commerciale, a plutôt l'habitude de nous emmener vers des grandes villes, de s'arrêter au point focal d'une mégapole, à l'endroit le plus passant, au cœur même des réseaux, d'en expérimenter les multiples versants, de réaliser des visites des lieux en jouant paradoxalement au "voyageur immobile"... Mais ici, la grande mégapole choisie sera Vasselin avec ses quelques 300 habitants. Comme quoi, la décentralisation culturelle et bien une question de choix au centre du son.

A noter qu' Alexis Chazard et Gwenola Wagon travaillent régulièrement sur des projets communs dans le cadre du collectif d'artiste  "Cela étant".

Et les visiteurs pourront aussi rencontrer et écouter Michel Bruneau, ancien enseignant-chercheur acousticien à l'Université du Maine (72) raconter l'évolution de l'acoustique avec passion et simplicité lors d'une communication intitulée Les champs de l'acoustique, de même que Pierre Palangat et Sylvie Garin (07) pour les convier à l'écoute des sons de la nature, et à la découverte des productions sonores du Studio des 3 becs.

Le centre du son souhaitant également faire connaître les communes sur lesquelles il installe du son, travaille en étroite collaborations avec ces dernières, leurs élus, leurs habitants, leurs association pour faire découvrir leurs richesses. ainsi Vasselin vous invitera à écouter les anciens de la commune qui nous parlent de leur vie d’autrefois. Tous les enregistrements furent effectués lors de l' Ecoute Patrimoniale en 1998 à Vasselin. L’ Ecoute Patrimoniale fut organisée par la Communauté de Communes du Pays des Couleurs. Salle du Comité des fêtes.
Petite anecdote qui a son importance, c'est cette action de collectage autour de la parole patrimoniale qui et à l'origine du projet du centre du son...
Vous pourrez aussi découvrir la faune et la flore lors d'une balade commentée par des membres de l'association Lo parvi, vous initier à la lecture paysagère sur la formation des collines et des marais avec Georges Lachavane...

Un beau sonore et écologique programme pour ce prochain samedi.




Biographie des artistes

Alexis Chazard    

Alexis Chazard, né en 1971 (généalogie). Après une année pluridisciplinaire à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 1995, il plonge dans l'univers de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Cergy et y obtient en 2000 le DNSEP avec mention.
Il a été chargé du cours IN/OUT Transverses, liant media infographique, son et vidéo à l'Université Paris 8 dès 2001. Il est ensuite chargé du cours Déplacements d'air, atelier consacré aux installations sonores en deuxième cycle universitaire d'Arts Plastiques à Paris 8 depuis 2002.
Il intervient au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy à Tourcoing en 2002 et 2003 (workshop Pour un cinéma du suspense) et en 2005 et 2006 à l'Atelier de Recherches Interactives de l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Il réalise le workshop Play:time avec les participants de la section Post grade de l'Ecole des Arts Décoratifs de Genève en 2004. Il enseigne à l'Ecole Régionale des beaux-arts de Valence.

Il expose les poèmes électroniques sur panneau d'affichage LCD à la Galerie Jacques Donguy à Paris en Septembre 1996. Il réalise l'installation La Totale avec Cédric Laty, une performance vidéo au grand Réservoir du Kremlin-Bicêtre, exposition de Frédéric Magnan et Bernard Marcadet. Les morceaux qu'il compose pour la série Je joue mieux tout habillé font l'objet d'un premier opus dans la compilation Chantons faux. Création de bandes sonores pour l'émission Continuum sur Radio Aligre à Paris et pour radiolist avec Veronika en 2006. En avril 2001, il expose RVB aux Instants Chavirés de Montreuil et fonde le label Never give up en 2004 et avec Michaël Sellam le groupe de musique Broekboet.

En 2004 met en place le projet Retour, film pour le réseau peer-to-peer avec six autres réalisateurs. Il collabore au projet Conversations en résidence à La Maison populaire de Montreuil et mis en scène par David Bruto.

Il réalise la BlueTooth Party lors de la nuit blanche, pendant le festival Pocket film au Centre Pompidou (oct 2006). Il participe à Fontana mix, installation vidéo, interprétation de la pièce de John Cage présentée avec l'ensemble Dédalus et Didier Aschour (2007). Il réalise Kunstock en 2008, Installation et performances et l'atelier K.O.D dans le cadre de l'exposition Economie 0 à la Ménagerie de Verre à Paris.

CV en PDF / biographie / calendrier




Gwenola Wagon    

Gwenola Wagon est née en 1975. Après un diplôme à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, un Post-diplôme à l'Atelier de Recherches Interactives de l'ENSAD et un DEA à l'Université Paris 8, elle obtient une bourse de recherche pour les Utopies d'un cinéma interactif dans le cadre du laboratoire de recherche du département Arts Plastiques de Paris 8.
Par ailleurs, elle a été professeur d'infographie au Centre d'Art Contemporain de Juvisy-sur-Orge et chargée du cours Atelier vidéonumérique à Paris 8, département d'Arts Plastiques depuis l'année 2001.

Ses vidéos Neige, Géos et Humeur ont été diffusées au festival vidéo de Kassel en Allemagne, À Vidéoformes à Clermont-Ferrand (1999), et au festival vidéo de Caen (2000), et dans le cadre de la carte blanche à Unglee, festival d'Hérouville-saint-clair (2001).
Elle expose à la Galerie Michèle Chomette à Paris l'installation vidéo interactive Julie en 2001.
Réalisation Les Objets d'Hélène, février 2004, pour le Hors-Série Nature Morte du collectif Incident.net.
Performances et Périphéries, soirée Carte blanche au Théâtre de La Noue, Montreuil, avril 2004 avec Boris Pollet, Alexis Chazard, David Bruto et Michaël Sellam.

Elle coréalise en 2005 avec Stéphane Degoutin et Marika Dermineur l'exposition online What are you ? diffusée et projetée lors du festival Vidéoformes (Clermont-Ferrand), Flash festival (Paris), Files (Sao Paulo) et Freewaves (Los Angeles).

Elle réalise la vidéo Wendy, performance vidéo pendant la soirée V.O.S.T, autour du thème du doublage à La Générale, Paris. Elle co-réalise les vidéos Haunted et SMS Stories.

CV en PDF / biographie



STEPHANE DEGOUTIN
Hôtels, zoos, ascenseurs, voyages immobiles

 
   

 
Théoricien et agent de voyage. Né en 1973 à Toronto, Canada. Vit et travaille à Paris.

Auteur de Prisonniers volontaires du rêve américain, essai sur la ville américaine après l'espace public, éd. de la Villette, Paris, 2006, préface de Thierry Paquot, nominé pour le Prix du Livre d'Architecture 2007.

Auteur d’articles pour divers colloques et revues (Urbanisme, Parpaings, Cahiers des Amériques Latines, Off). Participe au réseau de recherche international « Private urban governance and gated communities » (gouvernance urbaine privée et gated communities).

Auteur de projets d’architecture intérieure pour divers clients privés. Enseigne le projet d'architecture intérieure et la culture contemporaine à l'école Camondo.

Co-fondateur de l'agence de voyages endogènes Nogo Voyages avec Alex Knapp et Gwenola Wagon.

Sélection de projets :

Structure pour "Here is where we meet"

Nogoland publications et références.

Lostincreteil photoblog ayant pour thème la ville contemporaine.

Googlehouse (avec Marika Dermineur) installation en ligne.

What are you ? (avec Marika Dermineur et Gwenola Wagon) installation en ligne.

Articles sur la question des gated communities.

 Cv complet

Mini book (pdf - 1,5 Mo)

38 rue Dunois, 75013 Paris, France - Contact

   

 





Michaël Sellam
est né en 1975, il vit et travaille à Paris.

Cette exposition personnelle intitulée we came in peace (phrase gravée sur le module lunaire de la mission Apollo 11 en 1969), nous plonge dans un univers fantastique où se côtoient le mythe de la conquête spatiale, le flux d'image de notre environnement quotidien et les hautes technologies. L'artiste détourne et s'approprie certains éléments de ce flot incessant d'information qui nous submerge et par un subtil décalage il les met en péril pour mieux les caricaturer.

Michaël Sellam met en évidence l'omniprésence de la technologie et son emprise sur l'homme, ainsi Cascade, un diffuseur de phéromones humaines, en est l'extrême parodie, ou encore trigger qui promène le joueur de violence en violence. Ce dispositif interactif permet de rejouer en un jeu de massacres les scènes du film Elephant d'Alan Clark, sur les affrontements en Irlande du Nord. L'interactivité est feinte car l'interacteur ne peut que donner la mort. Dans une de ses vidéos intitulée Speech, l'artiste illustre les propos de George W. Bush, lors de sa déclaration de guerre à l'Irak, par des images de séquences de jeux vidéos qui proposent d'accomplir en temps réel les missions des commandos de l'armée américaine. Hubble bubble : Un satellite en pleine mutation, tel un organisme hybride mi-machine mi-chewing-gum sera suspendu au milieu de la galerie. Michaël Sellam mêle les enjeux de la conquête spatiale, oscillant entre mythe et réalité à des objets domestiques,
il customise les modules lunaires et fusées spatiales à la manière de l'émission pimp my ride sur MTV qui propose de transformer votre épave en véritable carrosse.
Tous ces univers sont mêlés pour créer, à la manière d'un conte, une synthèse du monde réel et des environnements parallèles issus de l'Internet et du paysage audiovisuel.


Par Gilles Malatray - Publié dans : FESTIVALS
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Mardi 30 septembre 2008
SE RENCONTRER POUR,
SE FAIRE Voir,ENTENDRE,
C
ONNAÎTRE ET RECONNAÎTRE



http://www.windworld.com/feature_pages/feature_images/russolo.jpg
Luigi Russolo and Ugo Piatti with the Intonarumori, circa 1913


Constat
Plus je défriche, ou tente de défricher, le paysage et les territoires des arts sonores, plus je suis étonné et séduit par sa complexité, sa richesse, son foisonnement créatif.

Mais paralèllement, plus je rencontre des artistes, des opérateurs culturels, des élus à la culture, des publics, plus je mesure la difficulté de faire connaître ce secteur des arts sonores, qui pourtant semblerait avoir aujourd'hui le vent en poupe.
La grande multiplicité des pratiques, des techniques, l'absence de réseaux structurés, de lieux de diffusion spécifiques, le manque de terrains de monstration dédiés, d'outils critiques et de repères historiques... beaucoups de ces constats contribuent finalement à une relative méconnaissance des arts sonores.
Ajouté à celà que les institutions culturelles aiment bien les cases où loger des genres et pratiques, et que les oeuvres hybrides se situant parfois entre musique et arts plastiques, sans pourtant n'être vraiment ni l'un ni l'autre, posent des problèmes de reconnaissance.


http://www.acirene.com/images/presentation/eoliennes.jpg
Eoliennes sonores,
installation environnementale
Aciréne Chalon/saône




Mobilisation
Installateurs de tous crin, acousmates, bricophonistes, sculpteurs sonores, performeurs, plasticiens, spécialistes des réseaux, de la création sonore numérique, du net-art, de l'installations environnementale, programmateurs, commissaires et autres défendeurs des arts sonores, il est donc temps de nous rencontrer pour asseoir notre visibilité, tant auprès des institutions que du public.


Questions de terrain
Régulièrement, notamment sur des festivals, j'entends des questions récurentes qui, à défaut de trouver des solutions dans l'immédiat, posent un cadre de réflexion sur des pratiques en pleine évolution, pour ne pas dire en pleine ébulition.


- Comment développer des réseaux où les arts sonores seront reconnus dans leurs spécificités, en tenant des courants transdisciplinaires qui les alimentent et souvent les motivent ?

- Où se produire, créer, faire de la médiation, démarcher ?

- Quel(s) marché(s) pour quels arts sonores ?

- Comment construire un état des lieux, des ressources, comme celles qui ont été mises en place par les secteurs de la musique, des arts plastiques et plus récemment des arts de la rue ?

- Faut-il constituer des collections, un fond d'oeuvres sonores emblématiques, pourquoi comment et sur quels critères ?

Voici, de façon non exhaustive, une première série de questions que j'ai pu relever,  de la part des artistes, collectifs, mais aussi des opérateurs culturels.


Réponses et outils ?

Trouver des réponses, ou tout au moins construire des axes de réflexion qui tendraient à développer des outils de médiation, me semble passer dans un premier temps par la rencontre d'acteurs de terrain.
Ces outils auraient pour principale fonction de contribuer à une reconnaissance des arts sonores, de façon à les présenter comme des pratiques spécifiques en regard des arts plastiques, numériques, musicaux, dans des segments culturels particuliers et avec des  marchés  adaptés.

Premier constat
Le territoire français, mais aussi bien d'autres pays, voisins ou non, programment de plus en plus régulièrement des oeuvres et performances sonores, ce qui constitue peu à peu un incroyable vivier, de par la quantité d'artistes, et la diversité des pratiques et des esthétiques.
Cependant, les programmation sont assez hétéroclites, noyant souvant la spécificité de l'oeuvre sonore dans la création plastique, numérique, électro...
Sans tomber dans un cloisonnement systématique des genres, les rencontres pluri-disciplinaires étant très riches en croisements esthétiques, il convient certainement de se poser la question de la spécificité des arts sonores, et donc de la façon de les montrer.

Première proposition
Envisager un espace de rencontres, pour faire un état des lieux de la création sonore, en montrer la vivacité, engager des travaux de réflexion, échanger autour des pratiques d'artistes français, mais aussi dans la continuité, avec nos voisins européens et avec ceux de nombreux pays du Monde.

Des moyens et des stratégies
Il convient pour ce faire de trouver des relais, des soutiens, au sein des institutions culturelles publiques et privées, des collectivités territoriales, des chercheurs, pour amorcer ces démarches, et réfléchir aux formes possibles des moyens d'action (
état des lieux, ressources, colloque, symposium, journées de médiation, de présentation, d'actions... ou toutes autres formes restant à inventer).

Participation collective
Et ici, il faudrait que nous, artistes, chercheurs et opérateurs culturels, entamions un débat en interne pour à la fois recueillir des avis sur le bien fondé (ou non) de cette démarche, sur les moyens que chacun envisagerait, mais peut-être tout simplement sur le fait de se faire connaître, de présenter nos pratiques, nos propres territoires sonores...

L'appel à contribution est donc lancé, via le canal de ce modeste blog qui, bon an mal an, tente de cerner et de défendre les arts sonores danns toute leur diversité.

Merci par avance d'avoir consacré quelques minutes à la lecture de cet article, et mieux encore d'amener de l'eau au moulin par votre participation.


A vos plumes électroniques...


Larsen magnétique par jalb
Larsen magnétiques de Vincent Bondet








Par Gilles Malatray - Publié dans : REFLEX'SONS - Communauté : blog culture
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Dimanche 28 septembre 2008
DU sON A BREGNIER CORDON (ISERE)
Le centre du son donne à voir et à entendre

Tout juste de retour de Montalieu, pour une rencontre fort sympatique et très dynamique avec des activistes sonores et un public curieux et passionné, je vous présente ici le 2e opus de Vivre les sons 2008, dans la commune de Brégnier Cordon (38), qui aura lieu le samedi 4 octobre prochain, toujours organisée par l'association Le centre du son.


Au programme, l'accueil et l'expostion de 10 boîtes sonores, une installation concoctée par l'Inventaire rhône-Alpes, qui rassemble des artistes compositeurs et plasticiens acousmates de la dite région.

Cette création ayant été présentée pour la première fois à l'Opéra de Lyon, dans le cadre de Musiques en Scène, a déjà été commentée sur ce blog ici.

Seront présentées cette fois-ci 10 boîtes sonores :



Cathédrale de la misère radiophonique - Jean-Jacques Bénaily, réalisation musicale interactive - & Isabelle Vorle, réalisation plastique

Bibelots - Jean-Marc Duchenne

Le Cube métaphysique - Delphine Dupré

Cinétrain - Marc Favre

sans titre - Laurent Grappe, compositeur & Fred Kasar, plasticien

Terrain vague-Nuit urbaine - Frédéric Kahn, compositeur & Manu Larsen, Viktor Furiani, performeurs vidéo, plasticiens

sans titre - Claude Piot, acousmate, Sylvie Durand, plasticienne-vidéaste & François Lamy, musicien

Bruits dans ma tête - Agnès Poisson

Contemplation silencieuse - Fabien Saillard, acousmate & François Giovangigli, plasticien

La maison de poupée de Barbe Bleue - Biétrix Schenk

Ces boîte sonores seront exposées du 29 septembre au 10 octobre au Musée Escale Haut-Rhône à Brégnier-Cordon dans l’Ain

 Voir ou télécharger le dossier de presse complet


Sinon, dans le domaine de l'audio-naturalisme, des membres de la revue Sonatura, André et Odile Boucher et Jean-Loius Sicaud, vos proposent d'écouter la vie animale et les paysages naturels de certains écosystèmes.

L'image “http://www.sonatura.com/Image_accueil.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Enfin, le compositeur Gérad Torrès vous fera entendre et vous expliquera les arcanes de sa création.
L'image “http://skemee.free.fr/IMG/jpg/youbi1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Gérard Torres / Louïs 2000
Les créations sonores de Gérard Torres mêlent sonorités et instruments africains ponctués de discrètes et subtiles touches électroniques sous forme de nappes ou d'effets. Il utilise par ailleurs des mélodies simples aux sons naïfs qui confèrent à ses albums un caractère envoûtant (bruits d'enfants, chants du coq, ambiances de marché, conversations en diola ou en wolof…). Les pièces créées par Louïs 2000 sont autant de cartes postales sonores qui invitent l'auditeur à la rêverie et au voyage.
Gerard Torres sous le nom de Louïs 2000 collabore à l'album de Frédéric Galliano "Espaces baroques" (F Communications) en 1997 et signe aussi son premier remix, extrait de ce disque. Il compose la musique de "L'envol" des frères Wright, dessin animé diffusé sur Canal + et sélectionné au festival d'Annecy. Il sort un premier disque acousmatique "C'est la vie, monsieur Louïs" (Motus acousma) et obtient une commande de l'INA-GRM pour la création d'une pièce à la Maison de la Radio en juin 2002. Il est l'auteur de plus d'une quinzaine de créations musicales et de vidéo.

www.myspace.com/louis2000
studiodafree.fr


On pourra également assister à une conférence du paléoanthropologue Jean-Jaques Millet, autour du chant du gibbon, le territoire et les origines du langage.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b8/Gibbon_147.jpg


Enfin, rappelons que l'installation environnementale "les flûtes solaires" d'Eric Samakh est écoutable le long des berges du Rhône (et ce pendant les deux prochaines années), tout au long d'un parcours de 15 km, sur la future Vélo-Route reliant le Lac Leman à la Mer Mediterrannée.
Nota : Si le ciel est couvert, reportez votre visite aux flûtes solaires, vous ne les entendrez pas. Sinon, vous pourrez toujours écouter le fleuve, sa faune, tout le bruissement de l'environnement sonore fluvial que vos oreilles ne connaissent certainement que très peu.

Ces journées rappelons-le sont axées autour de la médiation. Les artistes et autres intervenants restent à la disposition du public pour échanger autour de leur travaux et de leur approche du s
onore.

Le  programme complet :
PROGRAMME DU 4/10

Et il restera encore 8 journées du même type après celle-ci...

A bon entendeur salut ! (Scarron)






Par Gilles Malatray - Publié dans : FESTIVALS
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Jeudi 25 septembre 2008
L'EAU A L'OREILLE
Promenade Sonore Aquatique







http://www.oposito.fr/IMG/cache-320x211/source-320x211.jpgAprès avoir vu et entendu couler la source de Ben Farey, dans l'édition 2008 de musiques de Rues à Besançon, voici que j'apprends que cette source s'agrandit, prospère, coule dans les rues bizontines, a en projet d'aller glougloutter dans les objets du quotidien... Tout un programme urbain pour se ressourcer et se rafraîchir les oreilles en somme.
D'ailleurs, il faut savoir que si Ben Farey est plutôt connu pour ses machines spéciales, il ne se lance pas dans l'installation sonore sans antécédent puisqu'il est à l'origine facteur d'orgue. Un juste retour aux sources en quelque sorte même s'il est trop jeune pour avoir participer à la conception de l'hydraule premier orgue hydrauliques de
Ctésibios, au IIIe siècle avant J.C, et certainement l'un des premiers mécanismes sonores connus.

Vidéo de la version 2007


Source Création 2008

Un parcours organique et sonore

Lors de la précédente édition du festival, Musiques de Rues accueillait "Source" pour une première étape de travail. Depuis, la "Source" s'est enrichie et nous vous proposons cette année de partir à sa recherche dans la ville.

Rendez-vous est donné, devant le Théâtre Musical: affûtez votre écoute, tendez l'oreille et soyez attentifs aux indices sonores qui vous guideront jusqu'à elle. Sans technique apparente, ce parcours organique, sonore et interactif, imaginé par Ben Farey du Collectif Tricyclique Dol, questionne notre rapport aux bruits et au silence, en mettant le spectateur en état d'écoute attentive, de compréhension et perception sonore personnelle.
Sources Newsletter de "Musiques de rues"



Source 2008 from Musiques de Rues on Vimeo.


Du jeudi 2 au dimanche 5 octobre, de 11h à 13h et de 14h à 18h.
 Point de départ au Théâtre Musical, 49 rue Mégevand à Besançon.
ATTENTION ! Ces dates et horaires sont différents de ceux donnés sur le programme officiel de "Musiques de rues"; Ils m'ont été communiqués par la chargée de diffusion  de "Collectif Tricycle Dol" et sont a priori les bons...







Par Gilles Malatray - Publié dans : FESTIVALS - Communauté : blog culture
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