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Vendredi 18 janvier 2008
DU SON ET DE L'ECOUTE SATURES
AU CDMC 
(Centre de Documentation de la Musique Contemporaine, Paris)


Lorsque  j'ai conçu ce blog comme un portail des arts sonores, souvent en marge, en lisière de la musique contemporaine, j'ai précisé que les frontières séparant ces pratiques étaient ténues, souvent peu étanches.
En  présentant une rencontre organisée par le CDMC, on entre logiquement dans le domaine des musiques contemporaines "savantes", plus  a priori que dans celui des  arts sonores. Cependant, cette approche de la musique via la matière sonore, et qui plus est la matière sonore excessive,  saturée, nous amène au seuil de nombreuses expériences  où le théâtre, la performance, le rock, la pop musique, le free jazz, et les tendances électro-dances tous genres confondus, ont testé les distorsions du son jusque parfois aux limites extrèmes du soutenable pour nos oreilles.
Les sons d'un Jimi Hendrix distordant l'hymne Américain devant les rescapés de la dernière heure de Woodstock en 1969, les vociférations électroniques de l'ère électro "indus", celles du poète sonore Henri Chopin, récemment disparu, devant son micro et son magnéto à bandes, celles encore des nouvelles tendances noisy du Japon, la saturation est au son, plus qu'un effet rajouté. Cette pratique de l'excès se pose comme un style de jeu paroxysmique, où chaos, révolte, destruction, désacralisation, provocation,   douleur, expérimentations esthétiques des limites, alternent et se croisent dans la création contemporaine.
Le CDMC à d'ailleurs choisi, pour ce sujet original, de centrer cette rencontre autour de l'ooeuvre du  jeune compositeur Français et de la proposition de l'Ensemble 2e2m, autour de problématiques liées à l'écriture musicale.
Notons d'ailleurs que Franck Bedrossian, qui effectue autour de la matière sonore un travail très personnel, reconnaît les influences de différents courants, dont ceux de la musique concrète en passant par l'électrification du pop-rock, The Velvet Underground, Cecil Taylor, Charles Mingus, de Bill Viola pour le traitement des images.

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Franck Bedrossian

Cette thématique de l'excès, couplée à la curiosité et à l'expérimentation sonore de Franck Bedrossian ouvrent de multiples voies de réflexion, que partagent aujourd'hui nombres de créateurs, qu'ils soient compositeurs au sens "classique" ou artistes sonores.

Voici la présentation complète de cette rencontre par le CDMC

De l’excès du son - Franck Bedrossian - Ensemble 2e2m


Jeudi 24 janvier 08
18h00

Rencontre sur les problématiques compositionnelles de Franck Bedrossian (1971) et Raphaël Cendo (1975), modérateur : Omer Corlaix, producteur à France Musique.

La saturation renvoie à l'idée d'excès. Un son saturé serait-il un son excessif ? Un son qui aurait quitté son état normal ? Serait-il un son bruité ? Un son saturé serait-il un son contradictoire qui se nierait lui-même ? La musique rock avec l'apparition d'un nouvel instrument, la guitare électrique, a bouleversé l'équilibre entre son acoustique et son de synthèse. Saturation du son, saturation de l'écoute. Trop d'informations concernant un son, une impossibilité auditive à se le représenter ouvrent un nouvel horizon. De même la montée en puissance des décibels chez les amateurs de black metal ou de hard rock ne résulterait-elle pas du désir de s'incorporer au son ? Cette attitude peut-elle être rapprochée des nouvelles formes de marquage, de scarification du corps comme le piercing, seuils de douleur et d'audibilité ?

Avant-propos - Omer Corlaix

Le rock et la saturation - Etienne Guillochet

De la monstruosité, de l'oeil à l'oreille - Franck Bedrossian

Moment musical : Franck Bedrossian La solitude du coureur de fond
Pierre-Stéphane Meugé, saxophone solo

 

De la saturation au chaos - Nicolas Darbon

Les paramètres de la saturation - Raphaël Cendo  

De la saturation au parasitage du son, du jazz aux musiques du monde - Nicolas Brémaud

Entrée libre, inscription souhaitée au 01 47 15 49 86

Co-production Ensemble 2e2m - Cdmc

Cdmc

Centre de documentation de la musique contemporaine

16 place de la Fontaine aux Lions


75019
PARIS
FRANCE
Tel: 
+33 (0)1 47 15 49 86
Fax: 
+33 (0)1 47 15 49 89

Courriel: 
cdmc@cdmc.asso.fr

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par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mardi 8 janvier 2008
LA PEDAGOGIE DU PAYSAGE SONORE (1)
Par l'exemple





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Bastien Gallet, dans son ouvrage  "Composer des étendues", parle des  "paysagistes sonores" comme des artistes ne cherchant pas à révéler des caractèristiques acoustiques d'un lieu, sous-entendu à "apprendre" ce lieu , à mieux le connaître par l'écoute, mais plutôt d'artistes se servant d'un lieu comme support à ce qu'il veulent nous faire entendre.  L'auteur nous explique que, si l'on ne peut pas gommer l'empreinte acoustique préexistante d'un lieu, on peut "agir par recouvrement", en lui plaquant une "seconde peau sonore", via l'installation, qui viendra, par superposition, modifier  notre perception d'un espace. Cette approche est très intéressante, offrant une perspective de composition paysagère purement esthétique. Le lieu est au service de l'oeuvre, il prête ses espaces, ambiances sonores  comprises, pour la création de nouveaux paysages auriculaires surajoutés
Toutefois, certains artistes ont la volonté de révéler les espaces ambiants, par des projets éducatifs couplant des expériences d'écoute in situ, des dispositifs d'amplification, des outils de traitement permettant la reconstruction de paysage, et ceci dans une approche à la fois ludique et pédagogique. Dans ces démarches, le sensoriel, l'analyse, l'expérimentation jouent conjointement un rôle important, sans pour autant négliger l'approche esthétique, jusqu'au geste de création artistique que l'on qualifiera ici d'oeuvres sonores paysagères.
C'est bien souvent, et de façon très logique, d'une pédagogie de l'écoute dont il s'agira de prime abord.
Capter son environnement, le comprendre, apprendre à l'aimer sans préconçus, sans le passage obligé qui ramène trop souvent la quasi totalité de l'écoute environnementale aux bruits, aux nuisances, à la pollution sonore, aux mesures répressives, aux droits et aux devoirs, est certainement l'un des objectifs prioritaire...
Montrer que l'environnement peut aussi être, y compris en milieu urbain, source de plaisir, voire de jouïssance, à l'égal d'une composition musicale, d'une création sonore, constitue une ligne de conduite qui amènera les artistes sonores à inventer de nouvelles postures d'écoute, de nouveaux outils, matériels ou intellectuels, de nouvelles formes de créations paysagères.
Parmi les outils, les phonographies (fields recording) seront bien évidemment l'un des premières moyens de poser une oreille neuve sur le paysage, de lui trouver des cadres d'écoutes, des champs auditifs, des profondeurs, des tonalités, des ambiances, d'en déceler la richesse (ou la pauvreté) des sources, les effets acoustiques que comporte intrinsèquement chaque lieu.
Le traitement audionumérique, offrant la possibilité de monter, mixer et traiter les sons de l'environnement, complètera logiquement la trousse à outils du "paysagiste sonore", lui permettant de recréer ses propres terrains d'écoutes, ses jardins sonores virtuels, sortes de paysages sonores idéalisés, ou au contraire territoires auditifs inquiètants, obscurs et tragiques, à la manière d'un Jérome Bosh.
Toutes les écoutes-visionnaires sont permises.
Enfin, l'installation, qu'elle soit acoustique ou matérialisée via une conception plastico-sonore, la sculpture, un dispostif d'amplification in situ, en temps réel, et toutes autre démarche touchant les travaux de plastiques sonores viendront, comme le dit Bastien Gallet, ajouter les couche d'écoute à celle préexistante, titillant l'oreille (et l'oeil) dans une nouvelle approche de nos écoutes ambiantes.
Mais le plus explicite est de se servir d'exemples de terrains, déjà réalisés, pour montrer l'intérêt de ces pratiques pédagogiques audio-paysagères.

Au départ, en écrivant cet article, je pensais proposer un tour d'horizon global de ce qu'étaient les pédagogies paysagères, abordées au travers du filtre des arts sonores. Mais, au fil de l'écriture, j'ai pensé, devant la richesse des expériences, qu'il vallait mieux thématiser, et donc réduire quelque peu cette approche, en prenant un exemple spécifique,  pour ne pas aborder trop superficiellement le sujet.
C'est donc un premier volet consacré aux "villes sonores" que je vous propose ici.

Commençons notre petit tour d'horizon avec Jean-François Cavro, artiste lyonnais, preneur de son qui n'a de cesse que de parcourir le Monde, micros en main et oreille affutée, pour tenter de nous faire toucher du doigt (et de l'ouïe) l'identité sonore d'une ville.
Quelles sont les composantes sonores qui façonnent les cités ?
Notre oreille s'y retrouve t-elle, s'y repère t-elle, prend-elle du plaisir à arpenter les rues tous pavillons dehors ?
Que peut-on considérer comme des ancrages de notre écoute, des phares auditifs, des repères sonores temporels, géographiques, patrimoniaux, culturels, qui font que l'on se reconnaîtra dans nos espaces de vie ?
Que se passera t-il demain si l'explosion géographique urbaine, ammorcée dès le XIXe siècle s'intensifie encore ? Comment contrôlerons-nous les sons ambiants, préserveront - nous des havres de paix, des ilôts de plaisir auriculaires, où la communication sera aisée, où l'écoute restera riche belle et diversifiée ?
Quelle(s) trace(s) peut-on garder d'un environnement sonore constamment mouvant, et quelle et la valeur ce cette trace ?
Enregistrer la ville, c'est certainement aborder ces questions, à la fois patrimoniales et prospectives.
La pose de micros aux quatre coins de l'espace urbain, essentiellement publique, le montage sonore,  entre portraits - carte postale de villes et subtiles compositions de Jean-François Cavro, me poussent à réfléchir à toutes les questions que je viens d'écrire.
L'acte pédagogique est fort. Capter et proposer à l'écoute les sons de la ville relève d'une volonté didactique, d'une médiation entre environnement sonore urbain et écoutants potentiels, d'une pédagogie active et sensorielle, pour petits et grands.
Pédagogie à destination de l'adulte, citoyen plus ou moins conscient de son rôle non seulement d'écouteur publique, mais aussi de fabriqueur et modeleur, souvent inconscient, d'environnements sonores
Pédagogie également pour les enfants, citoyens en devenir et futurs garants de nos espaces de vie. Lourde tâche au regard de ce que nous leurs laissons en héritage !
L'autre façon de sensibiliser un plus grand nombre aux aventures sonores urbaines qu'utilise JF Cavro, est de partager nombres de belles prises de son,  de la ville de Pondicherry par exemple, accessibles à tout un chacun via le média internet. (voir les liens en fin d'article)

Voici, extrait, d'un site d'éducation du Ministère de la culture, un article qui explique de façon fort complète et claire, le travail de Jean-françois Cavro, artiste sonore éco-urbain.



Le son, la musique et la ville

… En tendant l’oreille,

les bruits racontent le monde…

Jean François CAVRO  : compositeur – artiste du son

 

44 rue Raulin 69007 Lyon France

 

email : jfcavro@yahoo.com

 

”Dans La génération Invisible, j’envisage les possibilités qu’offrent des milliers de personnes munies de magnétophones portatifs, des messages transmis comme par tam-tam, une parodie d’allocutions présidentielle résonnant à travers balcons, fenêtres, murs et cours, à laquelle font écho des aboiements de chiens, des gromellements de clochards, des bribes de musique et des rumeurs de circulation dévalant des rues ventées, traversant les jardins publics et des terrains de foot. L’illusion est une arme révolutionnaire.“

 

William BURROUGHS - ”La révolution électronique“

 

“Bien plus que les couleurs et les formes, les sons et leurs agencements façonnent les sociétés. Avec le bruit est né le désordre et son contraire : le monde. Avec la musique est né le pouvoir et son contraire : la subversion. Dans le bruit se lisent les codes de la vie, les rapports entre les hommes. Clameurs, mélodie, dissonance, harmonie ; lorsqu’il est façonné par l’homme avec des outils spécifiques, lorsqu’il envahit le temps des hommes, lorsqu’il est son, le bruit devient source de projet et de puissance, de rêve : musique.”

 

Jacques ATTALI - “Bruits”

 

”Les sons n’ont pas de but ! Ils sont ! tout simplement. Ils vivent. La musique, c’est cette vie des sons, cette participation des sons à la vie, qui peut devenir – mais pas volontairement – une participation de la vie aux sons. En elle-même, la musique ne nous oblige à rien.“

 

John CAGE - ”Pour les oiseaux”.

 

“Si on faisait passer le public par un sas – sans que cela ne devienne un rituel – où on lui demande d’arrêter de parler, de s’agiter, si on l’habituait à une lumière moindre, s’il avait le temps de faire le vide en lui, il serait plus aisément atteint par le spectacle. Le public doit travailler. S’il ne travaille pas, c’est un art de digestion, de distraction. (…) C’est un effort de découvrir un livre qui parle de choses inconnues, de lire la science, la philosophie, assister à un spectacle aussi si cela doit faire atteindre d’autres choses. Je joue avec les seuils de perception. On perçoit des choses différentes si on perçoit les sons bas et si on doit faire un effort pour les entendre.” – Claude REGY, Metteur en scène - interview : libération du 17 avril 2004

 

“J’aime l’anarchie des cités, la crasse, l’air vicié, le danger dans la rue.

 

Ce qui me plait à moi, c’est les klaxons qui gueulent et les trottoirs sales.”

 
Charles BUKOWSKI
 

”L’environnement inclut la distance. (…) Le problème de la distance est un thème récurrent chez moi. Je n’aime pas être trop près ni trop loin. Je n’ai jamais trouvé la bonne distance.” Raymond DEPARDON - “Errance


Jean François CAVRO,compositeur et artiste du son, élabore depuis plusieurs années une œuvre musicale appartenant au quotidien. Son écoute ne repose plus sur l’obligation d’en suivre d’un bout à l’autre le déroulement. Il s’agit d’une musique dont chacun des instants qui la composent se suffisent à eux-mêmes. Les événements sonores que le compositeur propose font éclater l’espace et le temps traditionnels du concert. Sa musique est partout où nous nous activons. Le temps musical ne se limite plus à la cérémonie du concert. L’espace est pris totalement en compte. Jean François CAVRO se définit alors comme l’organisateur qui aménage et assume les conditions de la liberté d’écoute de l’auditeur.

Jean François CAVRO travaille sur une conception “paysagère” de l’œuvre artistique, dans laquelle le créateur est celui qui met à disposition un système de révélations, destiné à être pratiqué par les spectateurs eux-mêmes. Cette conception de l’œuvre se situe hors du champ de la représentation, hors de l’écran élitiste. Cette approche du travail de l’artiste produit nécessairement une ouverture de l’œuvre. L’accent est fortement porté sur les possibilités et les transformations que l’œuvre est susceptible de produire dans la vie ordinaire.

Jean François CAVRO est un artiste du son urbain. Son matériau c’est la Ville, une ville qui s’exprime, qui se manifeste. Le bruit, c’est l’autre. La sécurité, c’est de se sentir à plusieurs, savoir où est l’autre, de sentir sa place... alors que le silence, c’est l’abandon.



Personne ne peut vivre sans faire de bruit…

Jean François CAVRO travaille sur la mémoire sonore des villes. Partout, dans les métropoles du monde entier, les flux urbains, la circulation automobile et les climatiseurs imposent leur empreinte sonore dominante. Depuis le milieu du siècle dernier, l’industrialisation et la mécanisation ont imposé aux villes une nouvelle cartographie sonore. Les villes adoptent leurs nouvelles identités et les façonnent selon leurs propres codes. Ainsi, des centres commerciaux aux complexes sportifs ; des conversations anonymes aux marchands et aux musiciens des rues ; Tokyo n’est pas au même diapason que Lyon et Montevideo ne sonne pas comme Bombay. Il existe un langage des villes qui n’est pas seulement relatif à la langue qui y est parlée.

L’histoire du son est celle de la perte de sa valeur de repère dans notre environnement contemporain, par sa multiplication et le chaos qui en découle. Un environnement sonore reflète les conditions qui le produisent et fournit de nombreuses informations sur le développement et les orientations d'une société. Lorsque l'on voyage, les sons nouveaux nous frappent. Le paysage sonore du monde change. Les bruits de la nature disparaissent, masqués par l'omniprésence de la machine industrielle. L'homme moderne habite aujourd'hui un univers acoustique qu'il connaît peu ou mal. L'homme occidental laisse, partout dans le monde, sa carte sonore, sous forme de technologie venue, ou inspirée, de l'Occident. Des bruits, il y en a partout. Certains prédominent et masquent totalement une multitude d’autres “petits bruits” proches de nous, qui sûrement nous aideraient à mieux vivre si l’on pouvait les entendre. La multiplication sur toute la planète des usines et des aéroports rejette la culture locale à l'arrière-plan. Où que l'on voyage aujourd'hui, cela s'entend, mais n'est frappant que dans les endroits du monde les plus reculés. L'augmentation des niveaux sonores constitue le trait le plus marquant de l'environnement acoustique de l'industrialisation. Le monde souffre d'une surpopulation sonore. L'information acoustique est si abondante que seule une part infime en est perçue de façon distincte. Dans ce paysage sonore poussé à son extrême, il devient impossible de savoir, lorsqu'il y a message, ce qu'il faut écouter.

Entendre, c’est ainsi se confronter à l’inéluctable. Autant l’œil peut s’amuser à ne regarder que ce qui l’intéresse, autant l’oreille subit et reçoit un foisonnement de sons. Ces sons nouveaux diffèrent en qualité et en intensité de ceux du passé. Des bruits plus nombreux et plus puissants, difficiles à distinguer les uns des autres, ont envahi, de toute part la vie de l'homme.

Quelle est alors la relation entre l'homme et son environnement acoustique ?

Qu'arrive t-il lorsque ce dernier se modifie ?

- Ecouter et Relever les nombreuses et parfois imperceptibles traces sonores, c’est tout d’abord trier l’anecdotique et le superflu de l’incontournable pour ensuite décoder l’âme sonore de la ville. Les bruits les plus nombreux et les plus élevés en décibels ne sont pas toujours les plus caractéristiques de l’identité d’une ville et de l’activité de ses habitants.

- Travailler sur un paysage sonore c'est relever les changements intervenant dans la perception et le comportement de ceux qui l'habitent.

- Interroger et modifier son environnement sonore devient alors un geste citoyen.

- Composer un portrait sonore c’est ensuite tenter de hiérarchiser le chaos, de re-équilibrer le paysage environnant en inscrivant les empreintes sonores dans une forme redéfinie, idéalisée...


Un paysage en tant que son n’a pas d’existence propre en dehors de l’écoute qui est portée sur lui.


Montevideo – Uruguay – 2002

Écouter ,

c’est d’abord

se taire

pour mieux

entendre .

école Maternelle Painlevé – Lyon – 2003


Calcutta – India – february 2003

Une image n’évoque jamais un son alors qu’un son évoque toujours une image .
Jean François CAVRO

Il est diplômé du Conservatoire National de Région (CNR - classe de Denis Dufour) et du Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM - classe de Philippe Manoury et Denis Lorrain) de Lyon, en composition instrumentale, électroacoustique et informatique musicale. Il a également suivi le cursus de DEAIRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique - PARIS). Son travail de composition tente de rendre indissociable le langage instrumental, l’univers sonore concret et électronique et les paysages sonores urbains. musicologie du XX ième siècle à l’

Il se présente comme artiste du sonore en développant parallèlement à son travail de composition un vaste projet sur les paysages sonores, mémoire vivante du monde contemporain. Ce travail sonore s’inscrit dans une réalité urbaine. Son approche de musicien ouvre un champ autre à la lecture classique d’une ville : il nous révèle les sons et la voix de la ville. Par une exploration passant par la collecte d’instantanés sonores, il élabore une cartographie nouvelle. Elle alterne des échelles de sons diverses partant du fond sonore général d’un hall de gare jusqu’au détail comme la voix d’un marchand ambulant dans la rue... vrai puzzle ou kaleidoscope sonore renvoyant aux multiples facettes et images urbaines.

Il définit la ville non seulement comme un lieu mais aussi comme une accumulation de mouvements pluriels et d’expériences simultanées. La ville est un véritable palimpseste où se lisent les couches de l’histoire : les bâtiments gardent en eux une mémoire. Ils sont le témoins d’une époque, d’un temps passé, présent ou futur. A l’inverse l’environnement sonore est oublié, fugace, éphémère. jean françois CAVRO fixe cette mémoire sonore en perpétuelle transformation et nous permet de l’analyser et de mieux comprendre ainsi notre société. Celle ci est de plus en plus urbaine, les sons industriels remplacent un par un les sons naturels. Les villes s’étalent dans une péri-urbanisation. jean françois CAVRO nous éclaire, par sa démarche, sur l’évolution de ce phénomène. Par ses constats et questionnements il peut donner des réponses et des orientations à suivre pour les acteurs de la ville. Par son travail minutieux de construction et de déconstruction sonore, le compositeur nous pose ainsi les questions : “Aujourd’hui où vivons nous et Que devons nous écouter ?”. Cette simple question constitue peut-être tout l’enjeu d’une composition musicale conçue dans une réalité sonore urbaine : témoigner de l’identité sonore des villes. Une telle prise de conscience peut sans doute contribuer à révéler la vigueur des lieux dans lequel nous vivons.

Des sites à voir et à entendre :

http ://perso.wanadoo.fr/topophonicity
http://audioblog.arteradio.com/mapping-the-world-with-sounds/frontUser.do?method=getHomePage






par Gilles Malatray publié dans : Réflex'sons communauté : ECOUTE ECOUTE
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Vendredi 4 janvier 2008
LA SEMAINE DU SON A  LYON,
LES 23- 24 et 26 Janvier 2008




Après vous avoir signalé quelques actions liées à la Semaine du son, et croisant parfois sciences dures, sciences humaines, sciences de l'éducation et arts sonores, voici un coup de projecteur sur les journées lyonnaises. Ces dernières sont organisées par différentes institutions représentant les champs de la recherche, de l'éducation, de la musique...



LYON (Rhône)
23, 24 et 26 janvier

Organisateurs :
IUFM de Lyon
Amphi de la Tourette
80 boulevard de la Croix-Rousse
69004 LYON
Contact : Jean DUVILLARD.
Tél. 04 78 56 55 77
Web : www.lyon.iufm.fr

Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon-IFR19, en partenariat avec la Médiathèque Santé-Bachut, Cap’culture santé.
Contact : Chantal BERANGER,
Tél. : 04 72 68 49 58.
Mail : chantal.beranger@univ-lyon1.fr
Web : http://ifnl.univ-lyon1.fr
Infos : Médiathèque Bachut 04 78 78 12 12

 


Mercredi 23 Janvier                                                    

 

IUFM de Lyon, Amphi de la Tourette
80 boulevard de la Croix-Rousse
69004 LYON :

 

• 14 h - 18 h
Accueil par Régis BERNARD, responsable IUFM de Lyon, Didier LOCKWOOD violoniste, vice-président du Haut Conseil de l’Éducation Artistique et Culturelle du Ministère de la culture et de la communication et Christian HUGONNET, président de La Semaine du Son.

 

Education et/ou expériences artistiques à l’école : vers quelles pratiques ?
Par Alain KERLAN, suivie d’une table ronde autour du thème  : avec des représentants des grandes institutions partenaires habituelles.
Université Lyon I (IUFM), Université Lyon II, CNSM, CNR, CFMI, AMDRA, GRAME, GMVL…

 

Moment musical
avec des prestations des professeurs stagiaires capes et agrégation d’éducation musicale de l’IUFM, des étudiants du CFMI et des étudiants du master pro "musique et cinéma" créé cette année à Lyon.

 

 

 

Médiathèque Bachut
2 place du 11 novembre 1918
69008 LYON :

 

• 14 h - 16 h Animation pour les jeunes
Comment entends-tu quand tu as perdu une partie de ton audition  ?

par Nicolas GRIMAULT, chercheur au laboratoire CNRS UMR 5020 Neurosciences et Systèmes Sensoriels à Lyon-Gerland.
Ballade pédagogique dans la médiathèque en simulant des pertes auditives. Explications sur le fonctionnement du système auditif et éléments de prévention auditive.
à partir de 8 ans

 

• 14 h -17 h Projection de films
La symphonie animale : la guerre des sons
(52 minutes)

Réalisation : Stéphane QUINSON et Jean LEMIRE. Coproduction  : Film avenir Production, Glacialis Production, MBC Production Co.Ltd, CNRS Images.
La symphonie animale révèle au public la richesse de l’univers sonore du monde animal (la bioacoustique) et des communications qui ont évolué avec les mœurs.

 

Des hommes et des bêtes - Humain, tellement humain (13 minutes, 2000)
Réalisation : Sylvie DELEULE
Producteur : Point du Jour, La Cinquième, CNRS Images media-FEMIS-CICT
Boris CYRULNIK, neuropsychiatre et éthologue, mène des observations sur l’apprentissage de la parole chez le jeune enfant.

 

• 18 h 30 Comment notre cerveau perçoit-il les sons ?
Conférence débat par Anne CACLIN, chercheur au laboratoire Inserm U821 Dynamique Cérébrale et Cognition à Lyon-Bron. Chairman : Olivier BERTRAND, directeur du laboratoire de recherche Inserm " Dynamique Cérébrale et Cognition ", directeur adjoint de l’Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon

 

Jeudi 24 Janvier

 

• 17 h Projection du film Sourds à l’image (54 minutes, 1995)
Auteur : Brigitte LEMAINE ; Jeanne SORAL - Réalisatrice : Brigitte LEMAINE.
Production : Fotofilmécrit, Bayerischen Rundfunk, Deutsche Welle TV, Centre Georges Pompidou.

 

• 18 h 30 Conférence débat Handicap auditif
par Dr Xavier PERROT, clinicien enseignant chercheur.
Thématique de recherche : mieux connaître les bases neurophysiologiques de l’audition chez l’humain afin d’améliorer la prise en charge des déficits pouvant altérer cette fonction.
Chairman : Olivier BERTRAND, directeur du laboratoire de recherche Inserm " Dynamique Cérébrale et Cognition ", directeur adjoint de l’Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon.

 

Samedi 26 Janvier

 

• 13 h 30 Projection du film Le Chant des harmoniques (38 minutes, 1989)
Auteurs : Hugo ZEMP (Etudes ethnomusicologie, UMR CNRS, Paris), Quang Hai TRAN (Etudes ethnomusicologie, UMR CNRS, Paris)
Production : CNRS AV, CNRS et Musée de l’Homme-Etudes ethnomusicologie, SFE.
Dans la technique vocale du chant diphonique connu surtout en Asie centrale, une seule personne chante à deux voix : un bourdon (une note grave) constitué par le son fondamental, et une mélodie superposée formée par des harmoniques sélectionnées dans la cavité buccale. Tran Quang Hai, ethnomusicologue et musicien, enseigne cette technique dans un atelier d’initiation. Des images radiologiques et spectrales, en temps réel et son synchrone, permettent de visualiser les procédés vocaux du point de vue physiologique puis acoustique.
Deux artistes mongols sont interviewés et filmés lors d’un concert à Paris.

 

• 15 h - 17 h Conférence débat A la découverte du chant diphonique
par Quang Hai Tran, ethnomusicologue au Laboratoire CNRS CREM/LESC.
Nous faisons tous du chant diphonique sans le savoir ! Il suffit d’ouvrir la bouche et d’émettre un son de gorge. Le chant diphonique est une technique vocale "découverte"par Trân Quang Hai en 1969 grâce à un enregistrement sonore rapporté de Mongolie.
Chairman : François JOURDAN, Professeur Université Lyon 1, directeur de l’Ecole Doctorale Neurosciences et Cognition, directeur de l’Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon.

 

• 16 h 45 - 17 h 30 : moment musical autour du chant diphonique



  • PDF - 853.8 ko
  • Téléchargez le programme !
  • La Semaine du Son à Lyon






par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mercredi 2 janvier 2008
COMMENT  L'ENTENDEZ-VOUS ?


Si les arts sonores font souvent appel au visuel, en croisant les installations plastiques, la vidéo, les performances, il n'en reste pas moins que le sonore implique d'abord et avant tout l'écoute !
Et je dirais même plus, nos différentes écoutes.
Ecoute attentive, active, distante, sensorielle, détachée, discriminante, globale, collective, directive, individuelle...
Ecoute mettant en oeuvre des images mentales, écoute nous remuant au plus profond de nos affects, nous plongeant dans des bains sonores relaxants, ou au contraire horripilants, illustrant des propos ou des images, transformant sensoriellement des espaces de vie ou de passages, véhiculant des faisceaux d'informations, participant activement à différentes formes de communication, réactivant  moult souvenir bien plus vivaces qu'on ne l'aurait cru...

Bref, l'écoute sous toutes ses (E)coutures !


La Scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy propose régulièrement des programmes où exploration sonore, poésie, musiques improvisées et installations sont à l'honneur, ainsi  cette institution reste fidèle à cette ligne de programmation très ouverte, et toujours à l'écoute.

Dans le cadre de "la semaine du son", dont je vous ai déjà parlé précedemment, cette structure culturelle propose une journée consacrée à l'écoute. vaste sujet s'il en fut !

Musicologues, ORL, musiciens, réalisateurs, compositeurs, interprètes, collectionneurs, masseurs et autres expérimentateurs sonores vous y attendent pour parler et illustrer cette action aussi quotidienne
qu' informelle que l'on appelle l'écoute.

En voici le programme détaillé :


Journée thématique : « l’écoute » à Vandoeuvre-lès-Nancy

ONDA
Centre Culturel André Malraux
Office National de Diffusion Artistique Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy

Journée thématique : « l’écoute »
Mercredi 23 janvier 2008
à Vandoeuvre-lès-Nancy (CCAM)

- 10h30 :
Pr Annick LAGUERE, ORL
Présentation de l’appareil auditif, son fonctionnement (qu’est-ce que l’oreille, l’audition, la perception auditive).

- 11H15 :
Pierre–Albert CASTANET
Le bruit, le son, la musique : le poids de la culture dans la fabrication de l’écoute, comment l’écriture et la construction de l’écoute modélisent nos potentiels.

- 12h30 :
Expérimentation de différentes situat ions d ’écoute et productions sonores :
Massages sonores
Ecoute de courts extraits joués chantés en direct
Expériences du son comme phénomène physique
Sons enregistrés, supports etc.

En compagnie de :

Frédéric AURIER (violon)
Thierry BALASSE (réalisateur son)
Hervé BIROLINI (artiste sonore)
Géraldine KELLER (voix)
Thierry MADIOT (massages sonores)
Ivan ORMOND (percussions)

- 15h30 :
Emmanuelle OLIVIER
Sommes-nous capables d’entendre la musique de l’autre ? La standardisation des productions induit-elle une standardisation de la perception ? Impact de l’attendu occidental sur les musiques traditionnelles africaines (ou autres).

- 16h30 :
Esteban BUCH
Musique et politique : peut-on identifier des volontés construites censurant la diversité et la recherche musicale ? La décision politique peut-elle intervenir, à quel niveau, de quelle manière ?

Synthèse des échanges : Olivier GOETZ

Débats

Les interventions sont entrecoupées d’extraits sonores ou audio-visuels dont la diffusion est assurée par l’équipe du CCAM et Thierry BALASSE

- 20h30 : Concertde Tartit
Tartit est un ensemble vocal et instrumental du Mali. Son « blues » du désert souffle à travers les paysages de dunes et ouvre au-dessus de nous un ciel étoilé unique au monde comme l’est la culture ancestrale des Touaregs.

22h00 :
Veillée (buffet sur place et surprises musicales)

* Les participants construisent leurs propres parcours, chaque atelier accueillant un nombre restreint de personnes et se déroulant plusieurs fois. Il est donc possible et recommandé d’alterner pauses gastronomiques et ateliers, chacun composant un menu singulier !

Notices biographiques :

Pierre-Albert CASTANET
Compositeur et musicologue, professeur à l’Université de Rouen et professeur associé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles portant sur la musique contemporaine et la musique du XXème siècle (H. Dufourt, A. Louvier, J.-C. Risset, G. Scelsi…). Paru en 1999, "Tout est bruit pour qui a peur : Pour une histoire sociale du son sale" (Prix des Muses : Prix Spécial du Jury, 2000) traite de l’évolution des langages musicaux au cours du siècle dernier à travers l’assimilation ou le rejet du son "impur", du bruit, et plus particulièrement d’un point de vue sociologique.

Emmanuelle OLIVIER
Ethnomusicologue chargée de recherche au CNRS et professeur à l’EHESS, son travail s’oriente plus particulièrement vers les populations d’Afrique occidentale (Mali) et australe (Namibie, Botswana, Afrique du Sud) mais aussi les Alpes occidentales (France, Italie, Suisse). Elle est l’auteur de plusieurs livres et articles notamment sur les pratiques musicales des bushmens et pygmés. Elle dirige actuellement à l’EHESS un séminaire intitulé "Musiques et globalisation".

Esteban BUCH
Musicologue, maître de conférences à l’EHESS et directeur-adjoint du Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL) du CNRS, il est l’auteur de nombreux livres et articles traitant des rapports entre musique et politique au XXème siècle, dans une perspective historique et musicologique, domaine dans lequel il s’est spécialisé. Parmi ses publications figurent notamment "La Neuvième de Beethoven -Une histoire politique" (Grand Prix des Muses 1999) et "Le cas Schönberg. Naissance de l’avant-garde musicale" (Prix des Muses : Prix Spécial du Jury, 2007).

Frédéric AURIER
Violoniste, premier prix du CNSM de Lyon avec les félicitations du jury, il fonde tout d’abord le Quatuor Satie avec lequel il aborde le répertoire sans restriction stylistique, du classique à la création contemporaine. Au sein de cette formation, il donne de nombreux concerts en France et à l’étranger, et remporte plusieurs prix de concours internationaux. Également membre du Quatuor Béla, il s’investit aussi bien dans l’improvisation, la musique contemporaine, travaille avec Jean- François Vrod et Albert Marcoeur sans oublier ses collaborations avec la danse et le théâtre.

Thierry BALASSE
Compositeur, réalisateur sonore, il est l’auteur de nombreuses bandes son pour le théâtre, de pièces électroacoustiques, d’installations sonores mêlant instruments traditionnels ou plus inattendus et sonorités électroacoustiques. Son parcours est jalonné de rencontres remarquables aux esthétiques diverses : Pierre Henry, Eric Groleau, Pablo Cueco, Benoit Delbecq, Guillaume Orti, Dominique Pifarély, Sylvain Kassap… De ses premiers contacts avec le théâtre et la scénographie il a gardé un sens aigü du rapport du son à la scène l’incitant à amener un public plus large aux musiques électroacoustiques par des modes de représentation hors des conventions (Le Mur du son, Mu Arae C, La Machine à explorer les sons…).

Hervé BIROLINI Après une formation en électroacoustique au Centre Européen de Recherche Musicale et un DESS d’audiovisuel, Hervé Birolini entre en 1997 à Paris au Groupe de Recherches Musicales, en tant que chef opérateur du son pour les cycles de concert « Multiphonie » et « Présences électronique ». Depuis 2000, il élabore un travail de composition plus particulièrement lié à la spatialisation : créations musicales pour concert, l’image, la scène ou la radio, et les installations sonores pour l’espace public s’enchaînent alors. Dans ses oeuvres, Hervé Birolini triture et dénude l’objet sonore pour retrouver son essence ou lui donner un éclat inédit. De décomposition en trituration, il poursuit sa quête... approcher le son au plus près, toucher du doigt l’origine d’un monde sonore qui nous entoure. Décomposer pour composer.

Olivier GOETZ
Maître de conférence à l’université Paul Verlaine de Metz, il y enseigne l’histoire du théâtre et les théories théâtrales. Ses recherches sont plus particulièrement axées sur l’histoire des spectacles, les objets spectaculaires, la dimension spectaculaire des arts plastiques, la question du genre appliquée au champ artistique ainsi que l’indiscipline artistique dans le champ des pratiques culturelles contemporaines. Il a notamment collaboré à l’ouvrage Le Spectaculaire dans les arts de la scène, du romantisme à la Belle Époque.

Géraldine KELLER
Soprano, son répertoire s’étend de la musique ancienne à la création d’oeuvres contemporaines privilégiant la complémentarité des musiques écrites et improvisées. D’abord diplômée en arts plastiques, Géraldine Keller étudie ensuite la voix, le jazz et le répertoire vocal contemporain au Conservatoire de Strasbourg. Elle a collaboré avec des compagnies de danse et de théâtre musical. Soprano au large registre vocal, elle travaille avec la Compagnie Toujours après Minuit, les ensembles de musique contemporaine Hiatus, Ars Nova ou Proxima Centauri, le groupe de musique improvisée Da-GoBert et le trompettiste Jean-Luc Cappozzo.

Thierry MADIOT Artiste du sonore difficilement classable, il est à la fois tromboniste mais aussi, comme il se définit lui-même, "Compresseur d’air et trompes, performeur du souffle et du vent, inventeur d’instruments et collectionneur d’accessoires, tromboniste qui sillonne la musique improvisée et la musique contemporaine et conduit le temps musical par une perpétuelle transgression avec un vrai sens d’improvisation." On le retrouve aussi bien interprète d’oeuvres contemporaines exigeantes sur des musiques de Scelsi, Globokar, Dazzi ou encore Kurtag mais aussi adepte de formes improvisées collaborant avec Sophie Agnel, Noël Akchoté, Ramon Lopez, Daunik Lazro…

Ivan ORMOND
Percussionniste, il explore depuis 20 ans les musiques africaines et afrocubaines. Il se spécialise notamment dans les musiques d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Mali, Sénégal). Il se produit dans des formations de percussions africaines et afrocubaines, des formations de jazz (Sabar Ring avec Thôt, Antoine Hervé…) ou encore des groupes de variété, de musique tzigane et des spectacles musicaux (Crescendo, Lion King…). Musicien, mais aussi artiste pluridisciplinaire, il débute sa carrière comme mime et comédien et nourrit de nombreuses expériences en lien avec la danse comme musicien accompagnateur et parfois comme danseur. Ivan Ormond est également enseignant. Titulaire du Diplôme d’État de musique traditionnelle, il enseigne dans différents conservatoires de la Ville de Paris. Ses recherches pédagogiques sont aujourd’hui centrées sur la transmission orale et ses apports bénéfiques dans les pratiques collectives et pluridisciplinaires.


INFORMATIONS PRATIQUES

Date : 23 janvier 2008
Lieu, inscriptions : CCAM, scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy
Rue de Parme (BP 126)
54500 VANDOEUVRE
tél. : 03 83 56 15 00


En bonus,
Mes voeux les plus sonores


NB, un hackeur indélicat a réussi à forcer le code source de ce blog pour y insérer une pub très "déplacée".
Veuillez m'excuser pour cette annonce qui n'était absolument pas de mon fait.
Gilles malatray webblogmaster











par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Vendredi 28 décembre 2007
DANS LA FAMILLE DES ARTS SONORES
JE VOUDRAIS




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Des artistes qui :
 
* Soient plasticiens mais utilisent également à bon escient le média son
* Soient musiciens ou artistes sonores mais pratiquent aussi les arts plastiques
* Soient performeurs, improvisateurs, poètes sonores, lecteurs, souffleurs de mots...
* Pratiquent la vidéo mais travaillent aussi le sonore à importance au moins égale avec l'image
*Travaillent sur l'espace de monstration, l'architecture, par des installations in situ, des parcours d'écoute
* Travaillent le sonore et le multimédia pour et avec les outils et canaux de l'Internet
* Travaillent sur des installations ou sculptures environnementales, soient défenseurs de l'écologie sonore (Sound Ecology, Soundscape, fields recording...)
* travaillent autour de la création radiophonique pour élargir le champ d'écoute des radios "boîtes à musiques"
* Travaillent autour du graphisme ou des arts visuels et plastiques, comme représentation du sonore
* Pratiquent la sculpture sonore, la "bricophonie", l'objet de récupération installé...

* Travaillent à la construction de réseaux, de créations collectives, de "WebSoundCam"...
* Travaillent dans le domaine des arts de la rue en développant de nouvelles créations sonores en espace publique
* Soient directeurs artistiques de labels indépendants, croisant production discographiques, installations, performances, objets graphiques et plastiques...
* Travaillent autour des différentes formes du design sonore ( signalétique, sons d'objets, habillages sonores de radios, de sites internet, de supports audio et vidéo, créations pour le spectacle vivant...)
* Soient musiciens acousmates mais sortent des lieux culturels habituels pour installer leur sons hors les murs des salles de concerts
* Travaillent par le biais de la lutherie expérimentale à la conception de nouveaux instruments, ou d'instruments améliorés, détournés, adaptés...
* Explorent des voies pluridisciplinaires et sont difficiles à classer dans les catégoris "classiques" (Musiciens, plasticiens, acteurs, luthiers...)
* Collectionnent amoureusement instruments ou objets sonores pour tenter une "petite histoire du son"
* Soient organisateurs ou initiateurs de festivals, de rencontres, d'expositions autour des arts sonores (ils sont hélas encore bien rares à s'y aventurer franchement)
* travaillent à l'écriture d'une histoire, ou d'une parcelle d'histoire, des arts sonores
* Enseignent un ou plusieurs domaines des arts sonores, ou tout au moins sensibilisent les étudiants des écoles d'art, de musique...
* Travaillent à la construction de ressources documentaires autour des arts sonores (exercice difficile aux vues des ramifications et imbrications ihnérentes à ces pratiques)
* Travaillent à la conception d'objets, de sculptures ou d'installations sonores ludiques, pédagogiques...
* Conçoivent des audio-guides spécifiques, des sound-walk, des jeux de rôle sonores...
* Maltraitent des jouets sonores pour les faire accoucher de nouveaux sons, les transformer en synthétiseurs du pauvre, sont adeptes du Circuit Bending et du D.Y.I...
* Soient adeptes de la création numérique avec un fort penchant pour le sonore
* Amènent le sonore dans des musées ou expositions, considérant la valeur patrimoniale du son autrement que comme un simple habillage redondant de l'image.
* Et bien d'autres encore, qui oeuvrent pour le bohneur de nos oreilles, que je ne connais pas ou que j'oublie !!!
par Gilles Malatray publié dans : Réflex'sons communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mercredi 26 décembre 2007
LES ARTS SONORES
DANS LA SEMAINE DU SON
EDITION 2008

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Pour la cinquième année consécutive, Christian Hugonnet et son équipe met le son en lumière durant une semaine, du 14 au 19 janvier 2008 à Paris, et jusqu'au 26 janvier en Régions.
Conférences, événements culturels, ateliers, écoutes tous azimuts; le son sera abordé sous toutes ses coutures.
Pour celà, différentes thématiques sont  traitées, appartenant aux domaines de la santé, des sciences, de la création artistique, des nouvelles technologies , des approches sociologiques, environnementales...
450 intervenants de tous horizons, chercheurs, enseignants, musiciens, médecins, sociologues, ingénieurs et professionnels du son, interviendront cette année pour cette grande messe sonore,  dans  une vingtaine de villes sur le territoire Français, alors qu'au départ cette manifestation était essentiellement parisienne.
A l'aune de cette approche pluridisciplinaire, ce qui nous intéressera ici avant tout est évidemment l'approche dédiée aux arts sonores.
C'est pourquoi je vous proposerai ici un choix de rendez-vous dans différentes villes et Régions.

ALBI                                                     

Du 17 au 19 janvier / Salle d’exposition de la Scène Nationale d’Albi
Au creux de ton oreille de Bruno CAPELLE, installation-performance pour un personnage, dispositif de mobiles sonores


Samedi 19 janvier / Médiathèque Pierre-Amalric
• 10 h 30 à 17 h Massages sonores
de Pascal BATTUS


Dimanche 20 et lundi 21 janvier
Séminaire sur le Lieu du son / Séminaire Virage

Plate-forme de recherche sur les nouvelles interfaces de contrôle et d’écriture pour la création artistique et les industries culturelles.

 

GMEA
4 rue sainte Claire
81000 Albi

Organisateurs : GMEA, Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn, avec la Scène Nationale d’Albi, en partenariat avec la Médiathèque Pierre-Amalric.
Tél. : 05 63 54 51 75
Infos : www.gmea.net / gmea@wanadoo.fr




ARLES                                                   

Musée Réattu

10 rue du Grand Prieuré
13200 Arles
tel : 04 90 49 37 58 / 38 34
fax : 04 90 49 36 97
musee.reattu@ville-arles.fr
Ouvert de 13h à 17h30 jusqu’au 29 février

Le son s’expose / un musée à l’écoute
Le musée d’Arles donne l’exemple : l’art sonore et radiophonique a fait son entrée au Musée des Beaux-Arts d’Arles. Avec le Balcon d’écoute, le son infiltre le monde visuel et s’expose : une programmation trimestrielle d’oeuvres radiophoniques tutoie les toiles de Picasso, Alechinsky, Ayme, les sculptures de Richier, Zadkine, Tony Grand, les photos de Weston, Brassaï, Kertész, Basilico, Georges Rousse, etc. C’est un dispositif simple : un divan équipé de plusieurs systèmes audio de qualité, regardant vers la lumière de la cour d’honneur du Grand Prieuré.

Samedi 19 janvier / Musée Réattu
Entrée libre

• 16 h Cycle " Syntaxes sonores "
Rencontre avec Yves MEYLAN, photographe, vidéaste et créateur sonore, auteur de documentaires de création primés à Arles par la SCAM en 1997.
Yves Meylan parlera de ses itinéraires, de ses rencontres et des œuvres choisies pour le Balcon d’écoute.

Le Balcon d’écoute
Grâce à la collaboration entre le musée Réattu et l’association Phonurgia Nova, dirigée par Marc Jacquin, un département d’art sonore a vu le jour depuis le printemps 2007. Un divan équipé d’écouteurs intégrés permet une programmation tournante des œuvres sonores et des films radiophoniques entrant dans la collection. Installé à demeure sur la loggia du 1er étage du Grand-Prieuré, ce dispositif acoustique et poétique invite à quitter les certitudes du monde visible pour plonger dans les mystères de la présence sonore pure et de découvrir ces artistes, véritables “tailleurs de son”.
Une “chambre d’écoute” prendra le relais du balcon d’écoute. Il s’agira d’une “galerie sonore“, d’un espace de projection des sons. Un endroit feutré réservé à des plages d’écoute intimistes, seul ou à quelques-uns. Elle présentera principalement des œuvres d’art composées pour la radio : des films radiophoniques, des documentaires de création, des paysages et des environnements, toute la poésie des sons et des arts acoustiques sous leurs différentes formes. Tout ce qui s’éloigne des concepts du théâtre radiophonique ou du documentaire classique. Un programme écumant les ondes du monde entier.
Biographie
Yves Meylan, à l’origine musicien et photographe, est né en Suisse en 1950. Il vit et travaille à Genève.
“Tout d’abord pianiste, j’ai cherché à m’intéresser au son de manière plus vaste. Depuis quelques années, je réalise de la musique instrumentale, électroacoustique, musiques de spectacles et de danse. Je réalise également des pièces de radio et des Hörspiel. Mon objectif dans le cadre de spectacles ou d’évènements est d’intégrer la musique ou le son en tant qu’acteur à part entière, et plus seulement en tant que doublure émotionnelle de l’image. Lorsque je pratiquais la photographie, mon approche était presque plus picturale que photographique  : j’utilisais une caméra grand format avec des pauses très longues ; Je rencontrais les gens chez eux, leur environnement familier, avec sa lumière particulière, ses objets, le choix (ou le non-choix) de l’image d’eux-mêmes qu’ils cherchaient à donner au travers de leur intérieur en racontant, selon moi, autant que les deux secondes de pause de leur corps." (Y.M.)
"Pour moi, le micro n’est pas simplement un objet qu’on place entre deux personnes qui parlent. C’est à la fois une oreille, une caméra, un pinceau et une gigantesque palette de couleurs…" (Y.M.)

Titres en écoute sur le balcon #3)))

Pour en savoir plus : www.yves-meylan.com ,
www.transradio.org

Phonurgia Nova
39 rue de Genive
13200 Arles

Contact : Marc Jacquin
Mail : info@phonurgia.org
Tél : 04 90 93 79 79
Forme juridique : association loi 1901
phonurgia@wanadoo.fr
Sites Internet : www.phonurgia.org et www.transradio.org



CHALON SUR SAÔNE                                                           

Jeudi 24 janvier

Aménagement Sonore et vie urbaine, design sonore avec la participation de l’Association ACIRENE

• 18h à Nicéphore Cité -34, quai Saint-Cosme Chalon-sur-Saône
Exposition de création d’œuvre de lutherie urbaine.
Exposition de l’ouvrage d’Anastasus Kircher
(moine savant, 1602- 1680) intitulé "Phonurgia Nova" datant de 1673 et interventions, conférence rassemblant chercheurs, designers sonore et créateurs.