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Festival Octopus
Inventeurs d'instruments
et lutherie expérimentale
du 16 avril au 2 mai au Point Ephémère et à la Maison des métallos



La lutherie expérimentale, disons le, est l'un des domaines artistiques des plus dynamiques parmi les arts sonores.
Installations, sculptures, jeux sonores, tout un panel de pratiques nous est proposé, et très souvent de façon joyeusement ludique.
Octopus, après avoir été un supplément papier consacré aux musiques expérimentales et pratiques sonores inclassables, inserté dans la revue Mouvement, est aujourd'hui un site indépendant, très dynamique, et défendant toujours les mêmes causes.
En plus de ses publications internet régulières, Octopus via son association de tutelle Hyancinte, organise annuellement, et pour sa cinquième édition, un festival dédié aux Inventeurs d'instruments, thème très original, voire unique parmi les nombreuses manifestations sonores sur notre territoire.
Beaucoup de ces créations ont déja été présentées à Mons, dans le cadre de Sonics City, et c'est normale, puisque Philippe Franck, le directeur artistique de de manifestation belge hors norme, est également un commissaire associé au festival Octopus.
Voici donc une présentation de ce qui attend le heureux visiteurs de ce creuset d'inventivité, instrumentalement parlant.



neptune (Etats-Unis)
vendredi 25 avril, 20h3


La musique de Neptune est noisy et foutraque, un savant mélange de
garage déjanté et de math-rock aléatoire.
Leur vaste instrumentarium est construit à partir d’objets hétéroclytes:
morceaux de vélos, scies, chaises en métal, ressorts, interrupteurs,
tuyaux, bidons d’huile et autres ustensiles de récupération, au hasard
des trouvailles.
Leur 5e album, Gone Lake, est sorti début 2008. En tournée aux Etats-
Unis, ce concert est pour l’instant leur seule date française prévue...
Originaire de Boston, Massachussetts (Etats-Unis), Neptune a initialement
démarré comme un projet de sculpture en 1994, avec un premier
concert au fond d’une cave.
Composé de trois membres, Daniel Paul Boucher, Mark William Pearson
et Jason Sidney Sanford, Neptune tourne depuis maintenant plus
de 12 ans (ou plus, comme ils l’indiquent sur leur MySpace : «We’ve
been alive for a total of 102 years «) partout dans le monde et collabore
avec d’autres musiciens et artistes jouant eux-mêmes sur des instruments
« faits-maison» ou modifiés.

www.neptuneband.com
www.myspace.com/neptuneandjupiter





La Corde à Vent (France)
« Derrière les bruissons »
vendredi 25 avril, 20h30
Concert au Point Ephémère




Avec sa lutherie sauvage faite de bric et de broc et partiellement
héritée de Max Vandervorst (programmé en 2007 au Festival Octopus),
mais aussi des instruments plus traditionnels (clarinettes, saxophones
et mandolines), la Corde à Vent propose un concert aussi poétique
qu’atypique, à mi-chemin entre l’univers d’Erik Satie et celui de Gaston
Lagaffe.
Dans ce monde poétique propice à l’écoute, les musiciens invitent le public
à tendre l’oreille et à découvrir ce qui se cache derrière ces curieux
bruissons...
Les instruments créés par la Corde à Vent (groupe formé en 2000 et basé
à Bourg-en-Bresse) s’inscrivent dans l’espace scénique comme autant
d’acteurs d’une histoire sans paroles. Des machines à sons étranges
et rudimentaires, animées par des mécanismes intrigants, jouent sans
l’aide de personne des refrains mécaniques et mélodiques pour accompagner
les musiciens. Les sons se déplacent, se répondent et occupent
la scène. Les musiques naissent de gestes sonores, de corps en mouvements
qui génèrent des bourdonnements, des mélodies, des rythmes.
Nourris au jazz, baigné dans l’improvisation, à l’écoute des musiques du
monde, à l’affût des bruits du quotidien à fort potentiel musical, Gérald
Chagnard et Sylvain Nallet inventent des musiques de traverse, qui
prennent ici et là pour se donner entières sous forme de compositions
personnelles. Ils créent des musiques savamment populaires, des musiques
artisanales faites sur mesure, qui mêlent musiques contemporaines,
musiques actuelles, musiques acoustiques, musiques improvisées
et musiques traditionnelles.

www.arbre-canapas.com





Cléa Coudsi & Eric Herbin (France)
« Bien des choses »
du 16 au 25 avril





«Bien des choses» est une installation interactive composée de 96
cartes postales, 96 moments vécus et retranscrits.
Les cartes postales sont visibles côté texte. Des graphies pointues,
des fautes d’orthographe, des écritures maladroites ou emphatiques
de soldats, d’estivants, d’excursionnistes et de visiteurs se juxtaposent.
Le spectateur peut les tourner et ainsi de découvrir les images
situées à leur dos. Ce faisant, il déclenche l’émission d’une courte
bande sonore. Si plusieurs sont ainsi ‘’ouvertes’’, diverses bandes
sonores simultanées créent un kaléidoscope sonore. Des bribes de
phrases, des commentaires comme suspendus. Des événements
heureux, malheureux ou neutres, des formules banales, pudiques, tout
à la fois calmes et passionnées, le passé, le présent et l’avenir sont là
condensés, cristallisés.
Le temps quotidien des hommes, un temps rassemblé, un temps sensible.
Mais aussi un espace organisé comme l’est la mémoire.
Cléa Coudsi vit et travaille à Lille. Elle est diplômée de l’Ecole des
Beaux-arts de Dunkerque et d’Aix-en-Provence ainsi que du Fresnoy
Studio National des Arts Contemporains (Tourcoing).
Eric Herbin vit et travaille à Lille. Il est diplômé de l’Ecole des Beauxarts
de Dunkerque et de Dijon ainsi que du Fresnoy Studio National
des Arts Contemporains.
Ces deux artistes partagent un espace de travail commun depuis
l’année 2002. Ils viennent d’achever une résidence à Béthune dans
le cadre de Présence regards d’artistes sur notre territoire où ils ont
réalisé l’installation sonore Break, other side et s’apprêtent à entrer en
résidence à [ars]numerica (Montbéliard).
Composition sonore réalisée avec David Trescos.
Installation réalisée avec l’aide de Francis Bras, Sandrine Chiri et
Manuel Andres, et crée au Fresnoy Studio National des Arts Contemporains.




Stéphane Kozik (Belgique)
« Des oreilles pour voir ! »
du 16 au 25 avril



L’installation «Des oreilles pour voir !» est un parcours sensoriel où les
visiteurs distinguent le trajet de leurs pas par l’écoute.
Grâce à un système de capteurs et d’un casque sans fil, chacun est
libre, au fil de ses pas, de ralentir, accélérer, s’arrêter, étudier l’environnement
qui l’entoure, reprendre sa route. Il peut se faire son propre
suspense, son propre film ; son cinéma pour les oreilles. Evoluer
comme dans un rêve d’un endroit à l’autre. Ce parcours sonore joue
sur diverses ambiances en relation avec la texture du tapis : mou, dur,
lisse et granuleux et devient sensoriel, sensitif.
Stéphane Kozik, est diplômé de l’institut st Luc Tournai, ainsi que de
l’ESAPV Mons (dans la classe du plasticien Jean-François Octave).
Il réalise des installations audio-visuelles et se produit en tant que
musicien électronique sous le pseudonyme de Koz, et avec son groupe
«La DK Danse», en Belgique et en France (Dour Festival en 1ère partie
de High Tone, Improvisators dub, X_Makeena...).
Production City Sonics avec le soutien de l’ESAPV Mons.




nicolas Bralet (France)
« Au bureau des raccourcis »
du 16 au 25 avril


Un bureau d’écolier donne corps à des fenêtres sonores situées en
différents lieux du monde...
Cette machine-bureau devient instrument et permet à l’auditeur
d’entendre des flux sonores provenant de lieux situés «hors» : Boston?
Marseille nord? L’intérieur d’une maison à Solleftea en Suède? Un
rebord de fenêtre à Jordaan -un quartier d’Amsterdam? Peut-être une
ventilation de Wollongong en Australie? Une cuisine à Paris?
Peu importe.
Les sons existent ailleurs et maintenant; ils proviennent de gestes qui
ne se préoccupent pas des nôtres.
Le bureau des raccourcis est le lieu vers lequel ces flux convergent.
Le bureau d’où l’enfant s’évade de ses devoirs en rêvant le monde
encore frais d’horizons multiples.
Une seule constance à bord, tout autour: les merles qui étalent les
distances de leurs chants à mesure que se rapprochent les petits
matins...
Pendant deux ans, Nicolas Bralet a rejoint le laboratoire de recherche
en art audio Locus Sonus avec lequel il a conçu un dispositif permettant
d’expérimenter une écoute à distance de lieux situés en différents
points du globe : les streams. Avec l’aide de complices un peu partout
dans le monde, des microphones ont été reliés à des ordinateurs
connectés à internet et délivrent le flux audio en temps réel de ce qui
les entoure. Une carte audio-géographique s’est ainsi constituée. Une
écoute quotidienne de ces sons prélevés et archivés a améné Nicolas
Bralet à créer ce qu’il appelle les «Stream-Fictions» : historiettes
musicalement sonores.
Nicolas Bralet né en 1972 à Perpignan, vit et travaille à Paris.
Compositeur et artiste plasticien, Nicolas Bralet joue des notions
de distances et de mesures dans ses dispositifs d’installation ou de
«concerts installés».
«Les sons et leur sources sont le vecteur principal qui génère la mise
en forme de mes installations sonores. Je démarre toujours à partir
du son comme source de mouvements. Les objets que j’élabore pour
l’écoute sont alors comme ramenés de «zones» visitées à l’oreille. Ils
deviennent des saynètes de l’écoute à écouter»
Le Bureau des raccourcis a été produit par le festival City Sonics 2006
à Mons en Belgique, en collaboration avec Locus Sonus.





Rémi Dury
agence Patrick Jouin & Laboratoire Supelec
vendredi 18 avril à 19h
Rencontre au Point Ephémère



La musique électronique n’a pas achevé son évolution. Alors qu’elle
prétendait libérer de la contrainte de l’apprentissage musical, elle a
oublié le corps de l’instrumentiste sur le bord de la route – obligé à la
position assise devant l’ordinateur.
De même, il faut prendre acte de l’épuisement des interfaces et autres
machines de studio qui peinent à monter sur scène tant elles sont
inadaptées aux exigences d’un musicien.
Ce qui est en jeu, c’est la question de la maniabilité, de la frontalité
avec un public et de la transmission de ce nouveau langage.
Comment rassembler ce qui est fragmenté – machines, sons et corps ?
Quel nouvel instrument pour accéder à la musique ?
Conçu pour les arts de la scène : théâtre, musique, danse, V’jing,
cirque….. cet instrument sera présenté et démontré par son inventeur
accompagné de deux de ses partenaires.
Da Fact, société innovante porteuse du projet et créée en 2006 par
Rémi Dury à l’incubateur CNRS de Gif-sur-Yvette, est lauréate des
concours du ministère de la recherche 2004 et 2005, a obtenu le prix
spécial du jury CapTronic’s en 2007 pour son éco-conception, et
lauréate du Grand Prix de Paris Innovation en 2007. Ses partenaires industriels
: Supelec, LGEP, les Ateliers Laumonier et le designer Patrick
Jouin.
Rémi DuryLa musique électronique n’a pas achevé son évolution. Alors qu’elle
prétendait libérer de la contrainte de l’apprentissage musical, elle a
oublié le corps de l’instrumentiste sur le bord de la route – obligé à la
position assise devant l’ordinateur.
De même, il faut prendre acte de l’épuisement des interfaces et autres
machines de studio qui peinent à monter sur scène tant elles sont
inadaptées aux exigences d’un musicien.
Ce qui est en jeu, c’est la question de la maniabilité, de la frontalité
avec un public et de la transmission de ce nouveau langage.
Comment rassembler ce qui est fragmenté – machines, sons et corps ?
Quel nouvel instrument pour accéder à la musique ?
Conçu pour les arts de la scène : théâtre, musique, danse, V’jing,
cirque….. cet instrument sera présenté et démontré par son inventeur
accompagné de deux de ses partenaires.
Da Fact, société innovante porteuse du projet et créée en 2006 par
Rémi Dury à l’incubateur CNRS de Gif-sur-Yvette, est lauréate des
concours du ministère de la recherche 2004 et 2005, a obtenu le prix
spécial du jury CapTronic’s en 2007 pour son éco-conception, et
lauréate du Grand Prix de Paris Innovation en 2007. Ses partenaires industriels
: Supelec, LGEP, les Ateliers Laumonier et le designer Patrick
Jouin.

www.dafact.com





Staalplaat Soundsystem
(Hollande, Grande-Bretagne...)
« Avantilator »
vendredi 2 mai, 20h30
Concert à la Maison des métallos





«Avantilator» est une installation-composition pour 100 ventilateurs
électriques de bureau.
Mélange d’installation plastique et de concert live, c’est dans une
ambiance parcourue d’un souffle d’air frais que le spectateur est invité
à se laisser immerger.
Toutes sortes d’instruments sont construits à partir des ventilateurs, en
fonction de leur spécificités acoustiques.
Au coeur du travail du Staalplaat Soundsystem est la philosohie du
low-tech: faire des installations d’apparence simples, révélant plutôt
que cachant la façon dont elles sont faites pour faire dire au public «
Mais je peux aussi le faire ! ». A l’inverse de nombreux arts utilisant les
médias, la technique n’est pas ici centrale, mais les idées qui soustendent
l’invention. Les orchestres sont mécaniques et créés à partir
d’appareils électoménagers de tous types.
Geert-Jan Hobijn, en est l’un des fondateurs et directeur du label
Staalplaat. C’est en 2000 qu’il démarre ses propres performances
sonores sous le nom de Staalplaat Soundsystem, avec lequel il a
présenté « A Composition for Eight Refrigerators » ou encore « Sweet
Sissy and the Ballroom Hiss », pour 12 polisseuses industrielles dansant
de façon incrontrôlable... Les machines à café ou autres mixeurs
ont eux-aussi toute leur place dans cet instrumentarium.
Le label Staalplaat, créé en 1982 à Amsterdam, a plus de 300 albums à
son actif, entre noise et musique industrielle, techno experimentale et
art sonore, ou encore symphonies pour imprimantes de bureau…
En plus de Hobijn, Avantilator fait intervenir l’artiste plasticien anglais
Carlo Crovato, qui endosse la fonction d’assistant technique.

www.staalplaat.org



Tag(s) : #FESTIVALS