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SAINT-ETIENNE INSTALLE DU SON

MUSÉE DE LA MINE
Puits Couriot
3 bd Franchet d'Esperey
SAINT-ETIENNE

 

Fast English translation


Pour la 19è années, les Musiques Inovatrices se posent à Saint-Etienne.
Ce festival aime à présenter des courants hors-normes, loin des circuits grand public, des stars consacrées.
Jazz, musiques expérimentales, improvisées, OVNI sonores inclassables (OSNI), toute une palette destinée aux oreilles curieuses s'installe dans le fief stéphanois pour un week-end, du 30 mai au premier juin prochain.
Et quand j'emploie le verbe s'installer, c'est justement pour faire la transition avec le sujet qui intéresse régulièrement ce blog : l'installation sonore.
Nous reviendrons d'ailleurs, prochainement, plus en détail, sur cette pratique artistique des plus courantes aujourd'hui.

Parmi la programmation éclectique de ce festival, je retiendrais deux installations qui, outre les concerts, méritent le déplacement.

La première est de jérome Poret et porte le beau titre de Résilience, tout un programme en soi !

Résilience

La résilience est un phénomène que caractérise le pouvoir d'absorption d'un choc sur un matériau. Elle est cette capacité d’un matériau à résister à des assauts ou à recouvrer son intégrité après les dit assauts; quelqu'un touché par un traumatisme, en prendra acte pour ne plus vivre dans la dépression et le poison que ce traumatisme peut engendrer.
Plusieurs haut-parleurs évoluent sur une plateforme tournante mi-socle/mi-podium. La lumière au centre, un phare en négatif teinté de couleur sodium, provient du service voirie d'une ville. La “chose sonore“ de JEROME PORET ressemble à l’antidéluvienne cabine leslie, mais dont seule subsiste l’ombre portée dans l'espace. L'espace devient alors un stimuli pour la perception, une zone d'ombre mise en lumière par une multitude d'éléments de réel, s’appliquant à en recréer un événement.
En matière de son, utiliser un matériau résilient se résume à faire disparaître les vibrations causées par certaines fréquences. Sa disparition entame l'objet sonore qui perd certaines de ses caractéristiques face à l'environnement qui le “supporte“. Et son rayonnement en est alors affecté.

Pour en savoir plus :
http://www.virb.com/jeromeporet
http://resiliencejeromeporet.blogspot.com/


Résilience a été réalisée avec l’aide du
Conseil Régional Centre et de la DRAC Centre et en collaboration avec le 9bis et Emmetrop.

Sources site Musiques innovantes



Biographie de Jérome Poret

Jérôme Poret est né en 1969 à Paris. Il fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Bourges où il fait la connaissance de l'association Emmetrop. Il réalise sa première pièce sonore en juillet 1995, juste après son diplôme. À partir de 1997, il rencontre à Bordeaux l'association les 500 Diables, à Grenoble le 102 et le Brise glace, fondé entre autre par Laurent Faulon et Samuel Rousseau. Gardant un pied à Bourges il collabore avec l'association Emmetrop et Bandits-Mages sur leurs différentes manifestations. Pied de micro pour les Tétines Noires, il découvre à l'époque la scène parisienne avec entre autre Erik Minkkinen et SisterIodine. Le Garage à Paris a dans ses murs un des premiers concerts de Pan Sonic, Rioji ikeda et une installation de Nicolas Moulin avec qui il va nouer des liens d'amitié. Il commence à réaliser ses infiltrations. Il invente le terme d'abstract-dub en invitant Cédric Pigot en première partie de Improvisator Dub, pour un set de Harshnoise-industriel en première partie, ou l'idée de créer des confrontations directes entre des publics dédiés aux espaces donnés. Il retourne à Berlin et découvre Atari Teenage Riot dans les quartiers de l'Est Berlinois. Il collabore sur des régies d'assistances sur des expositions comme celle du CCC (Tours) avec Bruit Secret et l'exposition de Nick van de Steeg au Centre d'art de Pougue-les-Eaux, dernier opus de Catherine Arthus-Bertrand. Jérôme Poret fonde en 1997 le Transpalette (Bourges), espace d'art contemporain atypique, avec la collaboration de l'association Emmetrop, pour laquelle il est chargé de la direction artistique et de la programmation. Il reprend parallèlement des études au Conservatoire National de Bourges en classe d'électroacoustique dirigée par Roger Cochini ancien étudiant de Pierre Schaeffer. En 2004 à Tours, il rencontre Sarkis dans une Ecole créée pour l'occasion par l'artiste, lors de son exposition: Le souffle, de Saché à Villejuif dans l'enceinte du Château. par Anastassia Makridou-Bretonneau, cette rencontre sera déterminante dans son choix futur de vie et de travail. Il décide de reprendre une activité artistique qui se déploie dans les arts sonores, s'ensuit une exposition au Frac des Pays de Loire invité par Laurence Gateau en 2006. Il collabore ponctuellement à la revue Mouvement et sortira prochainement un disque sur le label OpticaSound.


La deuxième installation,
"Built from Scratch Apparatus" est signée PIERRE GORDEEFF , un artiste sonore Nantais que j'ai découvert à Besançon l'été dernier, et dont le travail , alliant mécanismes cinétiques, sons, lumières et ombre projetées m'a tout particulièrement séduit.


Built from Scratch Apparatus

PIERRE GORDEEFF s'intéresse aux choses et aux objets déconsidérés, à ces déchets dont personne ne veut. Sa démarche questionne nos échelles d'appréciations, quant à l'utile, le nécessaire, le beau. Ses mécaniques sonores qu’amplifieront sans nul doute l'effet loupe et les réflexions sonores des parois et des plafonds du Musée de la Mine font implicitement référence à l'art cinétique et aux machineries de TINGUELY. En interrogeant le futile et le nécessaire, GORDEEFF (qui s’est, dans le passé, produit, avec PIERRE BASTIEN et JEAN-LOUIS COSTES) construit des situations plastiques où lumière et son s’enchevêtrent dans un processus hasardeux et poétique.

Sources site Musiques innovantes








Tag(s) : #FESTIVALS