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DU SON DANS LA RUE BIZONTINE
Festival des musiques de rue
et nouveau territoire ses arts sonores

du 2 au 5 octobre 2008 à Besançon


Je vous ai déjà présenté l'an dernier ce curieux cocktail brassant sans vergogne musiques de rue, avec moult fanfares dans l'air du temps, et installations-performances relevant de ce que l'on appelle aujourd'hui les arts sonores.
Si le mélange des genres devrait se faire rencontrer différents publics, pourquoi pas. Je reste cependant assez circonspect sur la pleine véracité de cette hypothèse.
Pour autant, ne crachons pas dans la soupe. Ce festival est l'un des rares où l'on peut voir et entendre, sur le sol français en tous cas, des expériences sonores diverses et variées donnant aux curieux l'occasion de découvrir, sans bourse délier, quelques uns des artistes, plasticiens et performeurs qui animent aujourd'hui le terrain fertile de la création sonore.
Rebondissement qui en a surpris plus d'un, l'organisation du festival ayant été contractualisée pour trois ans, et confiée à
  Pascal Esseau et François Xavier Ruan, un appel à concurrence a sonné le glas de cet événement, tout au moins dans sa forme actuelle.
C'est désormais l'agence culturelle Troisième pôle qui assurera la direction artistique des trois prochaines années. Les lois des politiques culturelles étant tout aussi impénétrables que d'autres, surtout au regard des différentes tentatives bizontines qui ont précédé ce festival pour animer la cité, ce changement de cap n'est qu'un nouvel épisode de ce feuilleton culturel qui a déjà provo
qué de belles foires d'empoignes assorties de rumeurs et d'effets d'annonces parfois bien vite démenties.
Ce qui peut surprendre le plus dans ce cas de figure, est que la direction artistique soit confiée à quatre personnalités déjà toutes connues et reconnues tant dans les domaines des arts de la rue, des arts plastiques, sonores, que dans les musiques électro.
L'avenir nous dira si le choix d'une société d'ingéniérie culturelle mettant en place une direction à quatre têtes se révèle viable, surtout pour la succession d'un événement qui avait rapidement acquis une certaine notoriété et rassemblé de nombreux officionados.
Attendons donc la programmation 2009 pour connaître les grandes orientations de la future manifestation. La pluridisciplinarité de l'équipe fera t-elle é
merger un mélange d'arts de la rue, d'arts plastiques, d'arts sonores et de musique électroniques ?
La présence de philippe Franck semble en tous cas annoncer la poursuite d'un développement culturel autour des arts sonores, ce que personnellement je ne peut que souhaiter.
Qui vivra entendra !

Voici l'annonce officielle de ce changement d'équipe sur le site bizontin
"Ma commune info"

Exit Musiques de Rues !

Après la troisième édition du 2 au 5 octobre 2008, le festival "Musiques de Rues" cèdera sa place à partir de 2009 au projet artistique du « Troisième Pôle »

Trois éditions et puis s’en va ! La ville de Besançon ne renouvellera pas son contrat avec les organisateurs du festival Musiques de Rues porté par Pascal Esseau et François Xavier Ruan. Après une mise en concurrence, surprise, c’est le projet du « Troisième Pôle » qui a finalement été retenu. L’évènement festif de la ville s’orientera à partir de 2009 et pour trois ans sur les arts visuels et sonores toujours en rapport avec les musiques… et la rue.

Il faut dire que 70 % du budget de « Musiques de Rues » (plus d’un million d’euros) était consacré au fonctionnement du festival. Avec « Troisième Pôle », ce devrait être l’inverse : plus de 70 % du budget global devrait être destiné à l’artistique.

A la tête de ce nouveau rendez-vous, quatre personnalités du milieu culturel « pour élaborer une manifestation artistique et culturelle unique » :

-Jean-Marie Songy : fondateur de la Compagnie Turbulence

- Jérôme Delormas : directeur Général de la Gaîté lyrique numérique (futur centre des musiques actuelles et des nouveaux médias de la Ville de Paris)

- Vincent Carry : fondateur et Directeur en 2003 du festival de musiques et de cultures électroniques les « Nuits Sonores » à Lyon

-Philippe Franck : Directeur de « Transcultures » (Centre des cultures électroniques et sonores fondées à Bruxelles en 1996)





Voici donc, en attendant le prochain virage, une sélection d'oeuvres et de performances à visiter au mois d'octobre prochain, dans l'édition 2008 qui sera encore du cru de l'équipe sortante.



Musiques de Rues

« Au milieu d’une nuit d’été trop chaude, par la fenêtre ouverte, les talons aiguilles d’une passante emplirent ma chambre de leurs «slic slac», secs et rapides. Ils furent les acteurs d’un rêve d’orchestre de chaussures … »

Arno Fabre est un faiseur, utilisant la photographie autant que la sculpture, la vidéo, le son ou le mouvement, sa pratique est marquée par une expérience physique du monde. Hésitant entre le métier de photographe, guide de haute montagne ou ornithologue, cet ingénieux inventeur/performer a finalement opté pour un parcours atypique et multidisciplinaire. « Conte pour radios et robinets », «Bassines, périphérique et chasse gardée », « Border line » pour ne citer qu’elles, sont autant d’installations où Arno Fabre interroge notre rapport au corps, nos faiblesses et nos rejets dans une oeuvre juste et pleine d’esprit.

Présentés en avant-première à Musiques de Rues, Les Souliers Grand Orchestre nous font voyager dans le monde de la composition musicale bruitiste et acoustique, autant que dans celui de l’univers poétique d’un langage ancestral : le bruit des pas. Fier, dynamique, sautillant, feutré, glissant, hésitant, esquissé, arrogant, aérien, régulier, décalé, pressé, de côté, de loup, en avant, en arrière… le pas est unique. Il est le fruit de l’alchimie délicate d’un homme en déplacement sur le sol. Le plus souvent, à la rencontre de ces deux pôles, le sol d’un côté, un homme de l’autre, se trouve un vêtement de pied : le soulier... Pilotées par ordinateur et actionnées mécaniquement par des «piétineurs», les chaussures frappent et frottent le sol. Elles interprètent une composition originale qui peut évoquer la valse d’un couple amoureux, la précision d’une armée déterminée, les errances d’un homme seul ou simplement des sons emmêlés les uns aux autres. Pas de faux-pas dans ce petit bijou de poésie et de mécanique!


ARNO FABRE : CONCEPTION ET RÉALISATION
SABINE PETIT ET ARNO FABRE : COMPOSITION MUSICALE
MATHIEU PHILIPON : PROGRAMMATION MAX / MSP
FRANCIS BRAS – INTERFACE Z : CONCEPTION ÉLECTRONIQUE
C15D : PRODUCTION ET DIFUSION

Les Souliers sont soutenus par le Ministère de la Culture et de la Communication, la ville de Toulouse, Bauer & Durin
Réalisations et Farnell France.

www.arnofabre.fr

Crédit photo : © Arno Fabre



Musiques de Rues

Une expérience sensorielle intime, insolite et décalée ! Constatant une disparition progressive de l’utilisation des oreilles, il est urgent d’endiguer ce fléau, caractéristique d’une société saturée d’images. Le CIMO (Cabinet Itinérant de Massages d’Oreilles), reconnu d’utilité ludique, répond à cette demande et redonne à l’ouïe sa dignité sensorielle. Ginette Larsen accueille le patient et l’installe confortablement dans sa chaise longue. Momentanément à l’abri des tentations visuelles, il entre progressivement dans un monde inouï de bien-être grâce aux massages électroacoustiques du Docteur Franz Herz. Les oreilles, chaussées d’écouteurs, sont ainsi stimulées par des caresses et des palpations sonores à 360°. Après une séance de huit minutes environ, l’ouïe du patient, ainsi revigorée, est de nouveau prête à affronter les turpitudes phoniques d’aujourd’hui. Depuis une dizaine d’années, la compagnie « Le Bruit Qu’ça Coûte » développe son langage artistique pour et dans l’espace public, sans toutefois bouder les lieux dédiés aux spectacles. Sa dramaturgie bruitiste est soucieuse d’une interactivité avec l’écoutant, elle utilise des haut-parleurs, le jeu théâtral et instrumental, des dispositifs
plastiques ou vidéo, et allie humour et sens critique afin de souder le propos artistique au quotidien et de se rapprocher de toutes les oreilles sensibles. Après avoir exploré la déambulation musicale, des répertoires rares (H. Eisler, P. Dessau, J. Cage) et l’improvisation avec la fanfare l’Autre Orchestre, la compagnie occupe désormais l’espace phonique en inventant un théâtre musical concret, voire acousmatique... Consultation vivement recommandée !

Philippe AUBRY : Conception sonore et technique, Isabelle LECHNER : Jeu et accueil public, Bertrand LEHEBEL : Assistant technique

http://le.bruit.free.fr/

Crédit photo: © Isabelle Lechner




Musiques de Rues

Dans ce parcours sonore et fantaisiste, deux jeunes plasticiennes emmènent le spectateur à la recherche du temps perdu. Sous la forme d’un jeu de piste balisé par des réveils matin, minuteries et autres sonneries, « les Réveils » déplacent notre environnement quotidien dans l’espace public. Avec la complicité des riverains, Aurélie Pertusot et Anne Moirier ont ainsi imaginé une oeuvre qui questionne notre rapport au temps. Les curieux sont invités à un lieu de rendez-vous d’où commence la recherche du son afin de progresser dans la rue. La destination finale, dans une cour tenue secrète, révèle une installation qui transforme l’espace en caisse de résonnance. Une symphonie pleine d’humour qui s’adresse autant aux lève-tôt qu’aux couche-tard !

Avec le soutien de Wheals Concept

http://aurelielapertue.free.fr

Crédit photo: © Pertusot et Moirier




Musiques de Rues
Le temps du voyage... Quel temps ? Quel voyage ? L’aller et le retour ont-ils la même durée ? Forte de ces questions, la compagnie « Entre Chien et Loup » propose des éléments de réponse avec une série d’installations sonores et plastiques.

Créée avec différents supports et objets révélateurs de souvenirs basés sur des témoignages récoltés dans l’espace public, cette exposition à voir et à entendre allie sensations visuelles et sonores. Un parcours qui propose aux spectateurs un voyage en eux-mêmes, un spectacle introspectif où ils seraient comédiens et metteurs en scène de leurs propres perceptions. Chaque spectateur fait ainsi son chemin singulier et différent, croisant et recroisant les autres comme dans un grand réseau de voies ferrées, d’autoroutes, d’imagination ou de souvenirs. Créée en 2004, par la talentueuse et touche-à-tout Camille Perreau conjointement à son premier spectacle (Les lampes de Paulette Wolkenwürze – 2002), la compagnie « Entre Chien et Loup » regroupe aujourd’hui plasticiens, constructeurs, comédiens, créateurs lumières et sons. Ensemble, ils explorent de nouvelles formes de rapport au public, en travaillant plus particulièrement sur les échelles d’espaces (scénographie et petits objets), sur l’appropriation du son (bandes sonores spatialisées à écouter avec des casques) et sur la place du spectateur dans l’espace scénographique.


Camille Perreau : plasticienne et scénographe, Éric Guerin : plasticien, Christian Geschvindermann : constructeur, Gilles Faure : éclairagiste, Corentin Check : électricien, Clémentine Sourdais : peintre, Pierre Boscheron : compositeur sonore, Pierre Fruchard : guitariste

Spectacle soutenu par le musée du temps de besançon.
Ce voyage visuel et sonore a été soutenu par la DMDTS et la SPEDIDAM, coproduit pas Les Pronomade(s) en Haute Garonne, La ville de Cusset et Les Abattoirs- Chalon dans la Rue, aidé par EnCourS (Compagnie KomlpeXKapharnaüM), l’Atelier 231, et Coup de Chauffe à Cognac

www.cieentrechienetloup.net

Crédit photo: © Cie entre chien et loup



Musiques de Rues
AVERTISSEMENT : CECI N’EST PAS DE L’ART.

Compléments d’Objets est le nom donné au regroupement des inventions d’Éric Vadrok, chercheur et garagiste à Hussigny- Godbrange en Lorraine. Il est l’un des pères fondateurs de la Mnémologie, science étudiant la façon dont les objets s’imprègnent des sons qui les entourent.

Dans ce petit musée temporaire, les machines exposées permettent d’expérimenter les applications étonnantes de cette découverte, et de récolter en direct les sons gravés dans des objets aussi divers que des fils de téléphones, des clefs de voiture, des portes d’armoires, des capsules de bière, ou des noyaux d’olives. La Bande Passante est une compagnie qui explore les voies de la création sonore en général et ses applications artistiques dans le théâtre ou les arts plastiques. Avec un univers proche de Frédéric Le Junter, Alain de Filippis ou la compagnie OPUS, La Bande Passante propose ici une série d’installations aussi drôles qu’extravagantes !


Conception et réalisation: Éric Vadrok, avec la complicité de Benoît Faivre, Julien Goetz, Samuel Parmentier, Florent Prévoteaux et Frédéric Simon

Compléments d’Objets est coproduit et soutenu par le Théâtre Gérard Philipe de Frouard, le Centre Culturel Pablo Picasso d’Homécourt, Scènes et Territoires en Lorraine, le Théâtre du Jarnisy, l’OMA de Commercy et la MJC des 3 Maisons Nancy

http://benoit.faivre.free.fr/
http://labandepassante.cie.free.fr/

Crédit photo:© Benoît Faivre




Musiques de Rues

DIE AUDIO GRUPPE / BERLIN
Benoît Maubrey, génial plasticien et fondateur de Die Audio Gruppe, développe depuis 1990 ses recherches autour de notre environnement sonore en s’intéressant plus particulièrement aux haut-parleurs disséminés dans les lieux publics. Né à Washington de parents français et vivant à Berlin, Benoît Maubrey arpente le monde et se produit régulièrement dans de prestigieux festivals (Seoul Performing Arts Festival, International Symposium for Elecronic Arts de Chicago, Sound Art Festival à Cracovie….). Pour la première fois à Besançon, il nous présente deux projets sous forme d’interventions mobiles et multiacoustiques.

Le concept de Die Audio Gruppe est de fabriquer des vêtements électroacoustiques interactifs, utilisant une multitude d’instruments électroniques (mini-ordinateurs, samplers, capteurs de lumière et de chaleur, récepteurs et amplificateurs, cellules solaires). Ainsi parées, les Audio Ballerinas travaillent acoustiquement leur environnement (la lumière, les surfaces, la topographie...). Une performance in situ qui révèle un émouvant ballet mobile.


Benoît Maubrey : artiste, directeur & performer, Gerrit De Vries : performer & technicien, Katja Grzam : danseuse, Mimi Messner : danseuse, Nele Paulmann : danseuse, Laura Weiss : danseuse, Marleen Wernitsch : danseuse, Eke Wyjnskgarrd : documentariste & technicien, Sebastian Schienig : technicien

www.audioballerinas.com

Crédit photo: © Benoît Maubrey

PAON SONORE
La nouvelle création de Benoît Maubrey, Paon Sonore, est une intervention multiacoustique. Le Paon fait la « roue sonore » et se pavane devant le public avec ses sons électroniques. L’appareillage technique, ressemblant à une gigantesque antenne parabolique, permet de viser acoustiquement le public tout en changeant par rapport aux données topographiques, lumineuses et acoustiques de l’espace où il se trouve. Une apparition grandiose et poétique !


 

Musiques de Rues

Cheng GuangFeng, jeune artiste chinois vivant à Pékin, se distingue de sa génération par un non recours au symbolisme idéologique dans ses oeuvres. En effet, il est l’un des premiers artistes à articuler sa démarche autour du son et du corps. Pendant Musiques de Rues, Cheng GuangFeng présente deux oeuvres à découvrir à la galerie d’art contemporain Le Pavé Dans La Mare.

« Extraction » se réfère au monde du laboratoire en empruntant ses outils. Une série de pipettes, des ballons, des serpentins sont assemblés dans une composition totale pour devenir le terrain d’un jeu sonore provoqué par des liquides verts qui les parcourent. Cette mise en expérience étrange et sensible renvoie à l’idée d’incubation, celle du germe porté en soi et prêt à se déclarer. Dès le processus de départ lancé, l’installation artistique est alors autonome, la machinerie fonctionnant en circuit fermé. Les sons semblent venir d’un ailleurs inconnu.

«La Balance Sonore», pièce importante de l’exposition, tentera par exemple de mesurer le poids du son, mesure inédite, en captant le son généré par les mouvements des spectateurs à l’aide de lasers et restitué en temps réel. Pour Musiques de Rues, Cheng GuangFeng réalisera également une performance : «Écouter XX minutes. XX secondes», où l’artiste s’interroge sur son propre corps. Réduit à un simple instrument manipulable et non régi par une conscience (l’artiste étant plongé dans un état d’endormissement), le corps ausculté à l’aide de stéthoscopes, donne alors naissance à un musique corporelle.

Le Pavé Dans La Mare initie un programme d’échange international franco-chinois et de résidence croisée d’artistes. Gilles Picouet est reçu en Chine et Cheng GuangFeng est accueilli à Besançon.


Une coproduction Musiques de Rues / Pavé Dans la Mare

www.pavedanslamare.org

Le Pavé Dans La Mare
7, Place V. Hugo
Exposition ouverte du 27 septembre au 31 octobre 2008

Crédit photo: © Cheng GuangFeng


 


Musiques de Rues
Des fils de bois tendus en l’air s’élancent depuis le même point pour entrer en résonance grâce à des capteurs sonores. Deux musiciens créateurs interviennent depuis la console et directement sur les lattes et à main nue avec mailloches et archets… Voici l’Orgue de Bois de Denis Tricot et Éric Cordier, une sculpture musicale et monumentale, au coeur d’une transformation des paysages et des sons.

Denis Tricot est sculpteur et improvisateur. Depuis 1994, il installe ses sculptures éphémères envahissantes composées de fines lattes de peuplier à l’échelle de l’espace public. Conçues comme des éléments de spectacle, elles deviennent de véritables « outils instruments », avec lesquels il convie régulièrement d’autres artistes (danseurs, musiciens, comédiens) à composer une oeuvre commune. Éric Cordier, électroacousticien collecteur de son, compositeur et joueur de vielle à roue, pousse depuis vingt ans ses recherches dans les domaines des musiques électroacoustiques et de l’environnement sonore. Une complémentarité artistique exceptionnelle, qui prend ces sculptures de bois, fines, légères, monumentales et démesurées, comme base de jeu et de rencontre pour le spectateur.


Entre la harpe éolienne d’Athanase Kircher, les expérimentations concrètes de Pierre Schaeffer et les compositions pour extérieur de Murray Schafer, l’Orgue de Bois peut à la fois se jouer ou fonctionner en mode naturel, livré aux caprices du vent, aux vibrations et aux déplacements d’air. L’Orgue de Bois se développe à l’échelle de chacun des lieux qu’il investit, au coeur d’un paysage qu’il transforme par ses lignes, ses équilibres et ses mouvements.

Danse et Orgue de bois
Trois acteurs, musiciens et danseurs, rejoignent Denis Tricot et Éric Cordier dans l’Orgue de Bois. L’alto et la voix de Chris Martineau curieusement prolongent, transforment l’espace sonore. Tous les cinq vont et viennent, s’approchent et s’éloignent, finissent par raconter une histoire de femmes et d’hommes vivant là, dans ce temps-là
.

Denis Tricot : Sculpteur-Luthier, Eric Cordier : Musicien-Luthier, Giles Viandier : Danseur, Zrinka Simicic : Danseuse, Chris Martineau : Alto et voix

PROMENADE D’ARTISTE, qui produit les créations de Denis Tricot est conventionée par le Minist ère de la Cult ure- DRAC Auvergne. Elle est soutenue pour la création par le Conseil Régional de Poitou-Charentes et par l’Agglomération Royan - Atlantique (17) pour Danse et Orgue de bois, accueilie pour ses résiden ces par Mortagne -sur-Gironde (17). L’Orgue de bois a reçu l’aide du Minist ère de la Culture-DMDTS en 2005

www.denis-tricot.com


Crédit photo: © Promenade d’artiste

 

 


Musiques de Rues
Si Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Ancxt utilisent les technologies numériques, c’est essentiellement pour leur potentiel d’émerveillement et de poésie… Ici, donc, pas d’écrans digitaux tapageurs, de gadgets à tripoter, de câblages entortillés comme des racines. Dans des installations qui sont de véritables microcosmes oniriques, art interactif, musique et architecture se rencontrent et s’allient pour une redécouverte du vivant et de la matière organique. Chaque spectateur manipule et façonne son propre voyage pour se souvenir qu’homme et nature sont, de fait et par essence, intimement interactifs.

ALSOS
Ici, c’est la lumière qui transforme l’univers végétal en une étrange bichromie où les couleurs et les sons se révèlent à d’autres possibles. Alsos (« bois sacré » en Grec) se présente comme une clairière plongée dans le noir. Le spectateur, muni d’une lampe de poche, y pénètre et le faisceau de sa lampe révèle peu à peu des fleurs, des branches, des tiges, aux couleurs phosphorescentes. Ensuite, des capteurs de luminosité placés à l’intérieur du pistil des fleurs, réagissent à l’intensité de l’éclairage, ils déclenchent ainsi une série de sons qui varient en volume et en présence selon la proximité de la lumière. Les mouvements de la lumière révèlent à la fois la plastique et le caractère acousmatique de cette oeuvre. Un univers total et poétique !

Akousmaflore
Acousmatique et floral, ce petit jardin est composé de véritables plantes qui font de la musique lorsqu’on les touche. Réactives aux moindres gestes et frottements, feuilles, tiges et fleurs développent leur propre mélodie. « Notre aura chaude et électrique, invisible à l’oeil nu, agit ici sur les ramures végétales » expliquent ses créateurs. En lien avec ses recherches sur le «design de l’invisible», le duo développe une étrange et fascinante expérience sensorielle, générant une orchestration florale, ludique et poétique. Les plantes domestiques manifestent leur vitalité et s’animent dans leur interaction avec l’homme. L’environnement immédiat se transforme, et le spectateur s’invente au fur et à mesure de sa visite, un nouvel espace de retrouvailles avec la matière du vivant.


www.scenocosme.com

Crédit photo: © Scenocosme

 

 

Musiques de Rues
De la pratique du sabre japonais (lai do) aux cours de prestidigitation, en passant par le métier d’élagueur, ce sculpteur hors norme a développé au fil de son parcours personnel, un rapport unique à la matière en découvrant la résonance naturelle des troncs d’arbres taillés. Voici les Arbrassons de José Le Piez, formes plastiques et instruments de musique naturelle, procédé acoustique fondamental unique au monde certifié par de nombreux musées, dont le Quai Branly qui les accueillera en juillet prochain.

L’Arbrasson réagit au simple glissement de la main sur ses parties cylindriques entaillées de lames sonores vibrantes. Le frottement devient alors sons d’oiseaux, flûte, chant, sifflement. Le procédé acoustique est classé parmi les « idiophones » (matériau qui produit lui-même le son lors du contact), à l’instar de l’orgue de cristal. C’est en taillant des arbres que José le Piez a découvert tout le potentiel acoustique de la matière brute du bois.

Ni instrument à vent, ni à percussion, dépourvu de caisse de résonance, l’Arbrasson réagit au frottement, à la caresse, et produit un son mystérieux, fascinant, qui rend à la matière toute sa présence vivante et permet de révéler le chant des bois. Chaque essence a sa sonorité particulière. Les formes acquièrent leur indépendance, l’interpénétration de la plastique et des sons leur donnent une présence très particulière dans l’espace. Ces fascinantes sculptures nous permettent de découvrir le chant d’un chêne centenaire, la voix du ginkgo japonais ou le gémissement d’un cèdre du Liban. Une authentique musique végétale, organique et plastique.


José le piez & Patricia chatelain


www.arbrasson.com

Crédit photo: © José Le Piez

 

 


Musiques de Rues
Musicien et plasticien, Raoul Gagliolo s’est pris de passion pour les « instruments verts » et a créé ses « Concerts potagers ». Dans ce voyage interactif et familial, le spectateur s’aventure au pays des cucurbitacées et de leurs possibilités sonores. Avec les farfadets Ourla, Abiral, Miscul, Borgus, le souffle du courgeridoo (didgeridoo en calebasse) et les percussions des courges, toute une poésie potagère s’invite en musique. Rondes, creuses, de toutes tailles, formes et couleurs, ces sculptures sonores naturelles, nées du potager, déplacent nos références et nous entraînent dans une joyeuse aventure des « quatre saisons » qui peut se prolonger ensuite dans toutes les cuisines.

En résidence au lycée Duhamel de Dole, Raoul Gagliolo a imaginé et conçu de fabuleuses machines sonores. L’ensemble de ces réalisations trouvera sa place au parc de la Gare d’Eau.

Un projet rendu possible grâce à la collaboration du lycée Duhamel de Dole, de l’école nationale de Vannerie de Fayl Billot et de la Saline Royale d’Arcet-Senans


 

Sources du programme et des images, site du festival






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