Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SE RENCONTRER POUR,
SE FAIRE Voir,ENTENDRE,
C
ONNAÎTRE ET RECONNAÎTRE



http://www.windworld.com/feature_pages/feature_images/russolo.jpg
Luigi Russolo and Ugo Piatti with the Intonarumori, circa 1913


Constat
Plus je défriche, ou tente de défricher, le paysage et les territoires des arts sonores, plus je suis étonné et séduit par sa complexité, sa richesse, son foisonnement créatif.

Mais paralèllement, plus je rencontre des artistes, des opérateurs culturels, des élus à la culture, des publics, plus je mesure la difficulté de faire connaître ce secteur des arts sonores, qui pourtant semblerait avoir aujourd'hui le vent en poupe.
La grande multiplicité des pratiques, des techniques, l'absence de réseaux structurés, de lieux de diffusion spécifiques, le manque de terrains de monstration dédiés, d'outils critiques et de repères historiques... beaucoups de ces constats contribuent finalement à une relative méconnaissance des arts sonores.
Ajouté à celà que les institutions culturelles aiment bien les cases où loger des genres et pratiques, et que les oeuvres hybrides se situant parfois entre musique et arts plastiques, sans pourtant n'être vraiment ni l'un ni l'autre, posent des problèmes de reconnaissance.


http://www.acirene.com/images/presentation/eoliennes.jpg
Eoliennes sonores,
installation environnementale
Aciréne Chalon/saône




Mobilisation
Installateurs de tous crin, acousmates, bricophonistes, sculpteurs sonores, performeurs, plasticiens, spécialistes des réseaux, de la création sonore numérique, du net-art, de l'installations environnementale, programmateurs, commissaires et autres défendeurs des arts sonores, il est donc temps de nous rencontrer pour asseoir notre visibilité, tant auprès des institutions que du public.


Questions de terrain
Régulièrement, notamment sur des festivals, j'entends des questions récurentes qui, à défaut de trouver des solutions dans l'immédiat, posent un cadre de réflexion sur des pratiques en pleine évolution, pour ne pas dire en pleine ébulition.


- Comment développer des réseaux où les arts sonores seront reconnus dans leurs spécificités, en tenant des courants transdisciplinaires qui les alimentent et souvent les motivent ?

- Où se produire, créer, faire de la médiation, démarcher ?

- Quel(s) marché(s) pour quels arts sonores ?

- Comment construire un état des lieux, des ressources, comme celles qui ont été mises en place par les secteurs de la musique, des arts plastiques et plus récemment des arts de la rue ?

- Faut-il constituer des collections, un fond d'oeuvres sonores emblématiques, pourquoi comment et sur quels critères ?

Voici, de façon non exhaustive, une première série de questions que j'ai pu relever,  de la part des artistes, collectifs, mais aussi des opérateurs culturels.


Réponses et outils ?

Trouver des réponses, ou tout au moins construire des axes de réflexion qui tendraient à développer des outils de médiation, me semble passer dans un premier temps par la rencontre d'acteurs de terrain.
Ces outils auraient pour principale fonction de contribuer à une reconnaissance des arts sonores, de façon à les présenter comme des pratiques spécifiques en regard des arts plastiques, numériques, musicaux, dans des segments culturels particuliers et avec des  marchés  adaptés.

Premier constat
Le territoire français, mais aussi bien d'autres pays, voisins ou non, programment de plus en plus régulièrement des oeuvres et performances sonores, ce qui constitue peu à peu un incroyable vivier, de par la quantité d'artistes, et la diversité des pratiques et des esthétiques.
Cependant, les programmation sont assez hétéroclites, noyant souvant la spécificité de l'oeuvre sonore dans la création plastique, numérique, électro...
Sans tomber dans un cloisonnement systématique des genres, les rencontres pluri-disciplinaires étant très riches en croisements esthétiques, il convient certainement de se poser la question de la spécificité des arts sonores, et donc de la façon de les montrer.

Première proposition
Envisager un espace de rencontres, pour faire un état des lieux de la création sonore, en montrer la vivacité, engager des travaux de réflexion, échanger autour des pratiques d'artistes français, mais aussi dans la continuité, avec nos voisins européens et avec ceux de nombreux pays du Monde.

Des moyens et des stratégies
Il convient pour ce faire de trouver des relais, des soutiens, au sein des institutions culturelles publiques et privées, des collectivités territoriales, des chercheurs, pour amorcer ces démarches, et réfléchir aux formes possibles des moyens d'action (
état des lieux, ressources, colloque, symposium, journées de médiation, de présentation, d'actions... ou toutes autres formes restant à inventer).

Participation collective
Et ici, il faudrait que nous, artistes, chercheurs et opérateurs culturels, entamions un débat en interne pour à la fois recueillir des avis sur le bien fondé (ou non) de cette démarche, sur les moyens que chacun envisagerait, mais peut-être tout simplement sur le fait de se faire connaître, de présenter nos pratiques, nos propres territoires sonores...

L'appel à contribution est donc lancé, via le canal de ce modeste blog qui, bon an mal an, tente de cerner et de défendre les arts sonores danns toute leur diversité.

Merci par avance d'avoir consacré quelques minutes à la lecture de cet article, et mieux encore d'amener de l'eau au moulin par votre participation.


A vos plumes électroniques...


Larsen magnétique par jalb
Larsen magnétiques de Vincent Bondet








Tag(s) : #REFLEX'SONS