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VIVRE LES SONS 2008 - OPUS 3
SAMEDI 11 OCTOBRE A VASSELIN (NORD-ISERE)

Voici le troisième samedi pour (bien) vivre les sons, concocté par l'association Le centre du son, qui arrive à grand pas, dans le village de Vasselin, en Nord-Isère.

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Sources photos Catherine Fortineau, site de Vasselin

Comme pour les deux premiers, un cocktail sonore réunira dans un superbe petit village de tout juste quelque centaines d'habitants, entre collines et marais, divers praticiens du monde sonore, chercheurs, performeurs, pédagogues, artistes, éditeurs...

Fidèle à son habitude, Espaces des Arts sonnants mettra dans cet article l'accent sur les rencontres autour des arts sonores.

Tout d'abord, Alexis Chazard et Michaël Sellam (Bruxelles, Paris) utilisent dans leur concert-performane le Silence comme matière première ; c'est bien connu le silence est une illusion.
Ces deux artistes sont fortement impliqués dans l’emploi critique des medias actuels et qui se retrouvent dans une production sonore commune.

Alexis Chazard, artiste polymedia, est enseignant et programmeur dans les champs de l’interactivité, des fictions programmatiques et des installations à l’Ecole Régionale des beaux-arts de Valence et à l’université Paris8.

Artiste et vidéaste, Michaël Sellam expérimente des moyens de re-scénariser, re-programmer, amplifier et re-définir notre rapport aux technologies.
Ils travaillent notamment en duo sur une intervention sonore "Clash ! ", un choc (culturel) certainement, mais surtout une rencontre entre, qui fera se croiser des musiciens "traditionnels" et des artistes sonores construisant un nouvel univers auditif en temps réel, en puisant leur matière sonore dans le jeu des instrumentistes.
Clash ! est un projet aux intentions simples. Fascinés par les formes musicales populaires, les artistes ont souhaité s'arrêter sur une musique, souvent folklorique, ou traditionnelle, et travailler directement avec un groupe pour la réalisation d’une performance sonore qui associe instrument et programmation. L’invitation faîte aux musiciens est de recueillir à l’aide de micro-piezo des sons produits par le jeu du groupe. Les capteurs, placés sur les instruments et les corps des musiciens, envoient des informations qui, amplifiées, s’associent à la musique sans la transfigurer. L’enjeu est la production d’une performance sonore “monstrueuse” où les sons de synthèses et ceux du groupe ne se trouvent pas dans un relation compétitive mais dans une tentative harmonieuse et équilibrée.
De belles rencontres en perpective...


Dans un autre registre, seront présentés des travaux sonores et visuels des étudiants de de BTS design communication visuelle de l'Ecole supérieure d'arts appliqués de La Martinière Diderot de Lyon.
Ces étudiants ont en principe pour habitude de travailler prioritairement le média visuel, même si parfois, le développement des techniques multimédia qu'impulse les productions internet et les nouveaux supports DVD les amène à utiliser aussi le son.
Pour donner une dimension sonore qui dépasse le simple habillage sonore, le projet est bâti autour d'une approche du paysage sonore. Il les a conduit à créer en premier lieu une petite composition, sur laquelle ils broderont une fiction en images animées. Les techniques varieront, du collage à la création vidéo, en passant par l'animation 3D en pâte à modeler, mais le son, dans tous les cas de figure, sera considéré comme un média primordiale, venant dialoguer en contre-point avec l'image, parfois en accord, d'autre fois en frottements, voire en contradiction...
Ces courtes formes seront présentées par Gilles Malatray, l'un des intervenants du projet, qui n'est pas me semble t-il tout à fait inconnu dans ce blog, .

Autre voyage autre rencontre sonore, Gwenola Wagon (75) et Stéphane Degoutin (75) vous invitent à des Voyages immobiles avec Nogo voyages, entre paysages d'images et sonorités des lieux.
Nogo voyages, qui n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire une structure commerciale, a plutôt l'habitude de nous emmener vers des grandes villes, de s'arrêter au point focal d'une mégapole, à l'endroit le plus passant, au cœur même des réseaux, d'en expérimenter les multiples versants, de réaliser des visites des lieux en jouant paradoxalement au "voyageur immobile"... Mais ici, la grande mégapole choisie sera Vasselin avec ses quelques 300 habitants. Comme quoi, la décentralisation culturelle et bien une question de choix au centre du son.

A noter qu' Alexis Chazard et Gwenola Wagon travaillent régulièrement sur des projets communs dans le cadre du collectif d'artiste  "Cela étant".

Et les visiteurs pourront aussi rencontrer et écouter Michel Bruneau, ancien enseignant-chercheur acousticien à l'Université du Maine (72) raconter l'évolution de l'acoustique avec passion et simplicité lors d'une communication intitulée Les champs de l'acoustique, de même que Pierre Palangat et Sylvie Garin (07) pour les convier à l'écoute des sons de la nature, et à la découverte des productions sonores du Studio des 3 becs.

Le centre du son souhaitant également faire connaître les communes sur lesquelles il installe du son, travaille en étroite collaborations avec ces dernières, leurs élus, leurs habitants, leurs association pour faire découvrir leurs richesses. ainsi Vasselin vous invitera à écouter les anciens de la commune qui nous parlent de leur vie d’autrefois. Tous les enregistrements furent effectués lors de l' Ecoute Patrimoniale en 1998 à Vasselin. L’ Ecoute Patrimoniale fut organisée par la Communauté de Communes du Pays des Couleurs. Salle du Comité des fêtes.
Petite anecdote qui a son importance, c'est cette action de collectage autour de la parole patrimoniale qui et à l'origine du projet du centre du son...
Vous pourrez aussi découvrir la faune et la flore lors d'une balade commentée par des membres de l'association Lo parvi, vous initier à la lecture paysagère sur la formation des collines et des marais avec Georges Lachavane...

Un beau sonore et écologique programme pour ce prochain samedi.




Biographie des artistes

Alexis Chazard    

Alexis Chazard, né en 1971 (généalogie). Après une année pluridisciplinaire à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 1995, il plonge dans l'univers de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Cergy et y obtient en 2000 le DNSEP avec mention.
Il a été chargé du cours IN/OUT Transverses, liant media infographique, son et vidéo à l'Université Paris 8 dès 2001. Il est ensuite chargé du cours Déplacements d'air, atelier consacré aux installations sonores en deuxième cycle universitaire d'Arts Plastiques à Paris 8 depuis 2002.
Il intervient au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy à Tourcoing en 2002 et 2003 (workshop Pour un cinéma du suspense) et en 2005 et 2006 à l'Atelier de Recherches Interactives de l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Il réalise le workshop Play:time avec les participants de la section Post grade de l'Ecole des Arts Décoratifs de Genève en 2004. Il enseigne à l'Ecole Régionale des beaux-arts de Valence.

Il expose les poèmes électroniques sur panneau d'affichage LCD à la Galerie Jacques Donguy à Paris en Septembre 1996. Il réalise l'installation La Totale avec Cédric Laty, une performance vidéo au grand Réservoir du Kremlin-Bicêtre, exposition de Frédéric Magnan et Bernard Marcadet. Les morceaux qu'il compose pour la série Je joue mieux tout habillé font l'objet d'un premier opus dans la compilation Chantons faux. Création de bandes sonores pour l'émission Continuum sur Radio Aligre à Paris et pour radiolist avec Veronika en 2006. En avril 2001, il expose RVB aux Instants Chavirés de Montreuil et fonde le label Never give up en 2004 et avec Michaël Sellam le groupe de musique Broekboet.

En 2004 met en place le projet Retour, film pour le réseau peer-to-peer avec six autres réalisateurs. Il collabore au projet Conversations en résidence à La Maison populaire de Montreuil et mis en scène par David Bruto.

Il réalise la BlueTooth Party lors de la nuit blanche, pendant le festival Pocket film au Centre Pompidou (oct 2006). Il participe à Fontana mix, installation vidéo, interprétation de la pièce de John Cage présentée avec l'ensemble Dédalus et Didier Aschour (2007). Il réalise Kunstock en 2008, Installation et performances et l'atelier K.O.D dans le cadre de l'exposition Economie 0 à la Ménagerie de Verre à Paris.

CV en PDF / biographie / calendrier




Gwenola Wagon    

Gwenola Wagon est née en 1975. Après un diplôme à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, un Post-diplôme à l'Atelier de Recherches Interactives de l'ENSAD et un DEA à l'Université Paris 8, elle obtient une bourse de recherche pour les Utopies d'un cinéma interactif dans le cadre du laboratoire de recherche du département Arts Plastiques de Paris 8.
Par ailleurs, elle a été professeur d'infographie au Centre d'Art Contemporain de Juvisy-sur-Orge et chargée du cours Atelier vidéonumérique à Paris 8, département d'Arts Plastiques depuis l'année 2001.

Ses vidéos Neige, Géos et Humeur ont été diffusées au festival vidéo de Kassel en Allemagne, À Vidéoformes à Clermont-Ferrand (1999), et au festival vidéo de Caen (2000), et dans le cadre de la carte blanche à Unglee, festival d'Hérouville-saint-clair (2001).
Elle expose à la Galerie Michèle Chomette à Paris l'installation vidéo interactive Julie en 2001.
Réalisation Les Objets d'Hélène, février 2004, pour le Hors-Série Nature Morte du collectif Incident.net.
Performances et Périphéries, soirée Carte blanche au Théâtre de La Noue, Montreuil, avril 2004 avec Boris Pollet, Alexis Chazard, David Bruto et Michaël Sellam.

Elle coréalise en 2005 avec Stéphane Degoutin et Marika Dermineur l'exposition online What are you ? diffusée et projetée lors du festival Vidéoformes (Clermont-Ferrand), Flash festival (Paris), Files (Sao Paulo) et Freewaves (Los Angeles).

Elle réalise la vidéo Wendy, performance vidéo pendant la soirée V.O.S.T, autour du thème du doublage à La Générale, Paris. Elle co-réalise les vidéos Haunted et SMS Stories.

CV en PDF / biographie



STEPHANE DEGOUTIN
Hôtels, zoos, ascenseurs, voyages immobiles

 
   

 
Théoricien et agent de voyage. Né en 1973 à Toronto, Canada. Vit et travaille à Paris.

Auteur de Prisonniers volontaires du rêve américain, essai sur la ville américaine après l'espace public, éd. de la Villette, Paris, 2006, préface de Thierry Paquot, nominé pour le Prix du Livre d'Architecture 2007.

Auteur d’articles pour divers colloques et revues (Urbanisme, Parpaings, Cahiers des Amériques Latines, Off). Participe au réseau de recherche international « Private urban governance and gated communities » (gouvernance urbaine privée et gated communities).

Auteur de projets d’architecture intérieure pour divers clients privés. Enseigne le projet d'architecture intérieure et la culture contemporaine à l'école Camondo.

Co-fondateur de l'agence de voyages endogènes Nogo Voyages avec Alex Knapp et Gwenola Wagon.

Sélection de projets :

Structure pour "Here is where we meet"

Nogoland publications et références.

Lostincreteil photoblog ayant pour thème la ville contemporaine.

Googlehouse (avec Marika Dermineur) installation en ligne.

What are you ? (avec Marika Dermineur et Gwenola Wagon) installation en ligne.

Articles sur la question des gated communities.

 Cv complet

Mini book (pdf - 1,5 Mo)

38 rue Dunois, 75013 Paris, France - Contact

   

 





Michaël Sellam
est né en 1975, il vit et travaille à Paris.

Cette exposition personnelle intitulée we came in peace (phrase gravée sur le module lunaire de la mission Apollo 11 en 1969), nous plonge dans un univers fantastique où se côtoient le mythe de la conquête spatiale, le flux d'image de notre environnement quotidien et les hautes technologies. L'artiste détourne et s'approprie certains éléments de ce flot incessant d'information qui nous submerge et par un subtil décalage il les met en péril pour mieux les caricaturer.

Michaël Sellam met en évidence l'omniprésence de la technologie et son emprise sur l'homme, ainsi Cascade, un diffuseur de phéromones humaines, en est l'extrême parodie, ou encore trigger qui promène le joueur de violence en violence. Ce dispositif interactif permet de rejouer en un jeu de massacres les scènes du film Elephant d'Alan Clark, sur les affrontements en Irlande du Nord. L'interactivité est feinte car l'interacteur ne peut que donner la mort. Dans une de ses vidéos intitulée Speech, l'artiste illustre les propos de George W. Bush, lors de sa déclaration de guerre à l'Irak, par des images de séquences de jeux vidéos qui proposent d'accomplir en temps réel les missions des commandos de l'armée américaine. Hubble bubble : Un satellite en pleine mutation, tel un organisme hybride mi-machine mi-chewing-gum sera suspendu au milieu de la galerie. Michaël Sellam mêle les enjeux de la conquête spatiale, oscillant entre mythe et réalité à des objets domestiques,
il customise les modules lunaires et fusées spatiales à la manière de l'émission pimp my ride sur MTV qui propose de transformer votre épave en véritable carrosse.
Tous ces univers sont mêlés pour créer, à la manière d'un conte, une synthèse du monde réel et des environnements parallèles issus de l'Internet et du paysage audiovisuel.


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