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EVERY SOUND YOU CAN IMAGINE
NEW LANGTON ARTS DE SAN FRANSISCO
Du 5 Février au 28 mars 2009




Les relations œuvres visuelles et œuvres sonores font régulièrement l'objet d'interrogations, de recherches et d'expositions.

http://www.shoshone.k12.id.us/medieval/images/musicpic.gif La partition musicale est certainement l'une des premières représentations du sonore, si l'on excepte les gravures rupestres mettant en scène des instruments primitifs. Depuis les neumes du chant grégorien monodique jusqu'aux représentations des musiques les plus contemporaines, l'éventail est large et extémement varié.
La partition est à l'origine l'outil permettant de fixer visuellement la pensée musicale, la construction, l'écriture d'un compositeur. Elle est en fait, outre l'apparence visuelle, le média entre compositeur et musicien interprète, qui y déchiffre
à livre ouvert et joue  des sons, au départ très abstraits. Durées, hauteurs, intensités, timbres et autres consignes d'effets ou d'atmosphères sont consignés sur les partitions. Au départ représentées par des notes agencées sur des lignes de façon à en transcrire les caractéristiques sonores, la musique a du se trouver d'autres modes de représentation au fil de son évolution. L'apparition de nouveaux instruments et l'accroissement de la masse orchestrale, l'arrivée de l'électroacoustique et des "musiques de bruits", des musiques expérimentales, improvisées, de la lutherie électronique et de nouveaux dispositifs de diffusion ont contraint la notation musicale et sonore a inventer de nouveaux signes pour s'adapter à ces évolutions.
Ces partitions sont parfois elles-même devenues de véritables œuvres graphiques, où la trace musicale, sa sauvegarde écrite, si importante avant l'arrivée de l'enregistrement,  et les consignes d'interprétation qu'elle contiennent sont associés à des recherches esthétiques visuelles qui prennent de plus en plus de place.
A tel point que certaines "partitions-graphiques" s'exposent aujourd'hui de façon autonome, et réussissent à avoir, dans les musées et galeries, une vie propre, dissociée de leur fonction musicale première.
D'autres formes de notations sont aujourd'hui plus ou moins proche de la partition "classique", et se situent plus que jamais entre arts visuels, musiques et arts sonores, se montrant entre expositions graphiques et installations.
Citons par exemple les plaques de verre "d'ore et d'espace", installation de l'artiste Denys Vinzant, sur lesquelles sont peintes des partitions dorées, qui sont jouées par ces mêmes plaques de verre qui font office de transducteurs. Ces partitions qui s'auto-interprêtent sont à la fois partition visuelle et leur propre support-objet de diffusion.
Est-la partition qui crée les sons, ou les sons qui créent la partition ?


Installations "D'ore et d'espace" de Denys Vinzant


Citons aussi les expériences de Christian marclay qui affichaient des partitions dans des espaces publics, et les récupéraient après un certain temps, lorsqu'elles avaient été annotées, déchirées, taguées, lacérées, dans le but de les faire réinterpréter par des musiciens, après transformations aléatoire et involontaire.
Ou encore Amélie Dubois qui utilise les unes du journal Le Monde comme partitions à jouer et à improviser... Jusqu'à la dématérialisation complète de la partition par les gestes-consignes du sound painting qui créent des univers sonores en direct, selon les consignes gestuelles d'un chef d'orchestre improvisateur.

La représentation des sons et des musiques est donc très riche et vaste, dans toute l'étendue de sa palette graphique.

C'est pourquoi, s'appuyant sur des relations entre musiciens, artistes sonores et artistes visuels, Le New Langton Arts de San Fransisco organise, sous le commissariat de Christoph Cox, chercheur historien spécialiste des recherches sonores contemporaines, une exposition où 70 artistes seront représentés par leur œuvres graphiques et sonores.

Citons parmis ces derniers :
William Basinski, Wallace Berman, John Cage, Cornelius Cardew,
Bruce Conner, Alvin Curran, Paul Dresher, Morton Feldman, Philip Glass,
Ryoji Ikeda, Gyorgy Ligeti, Christian Marclay, Barry McGee, Phill
Niblock, Carsten Nikolai, Raster-Noton, Steve Reich, Terry Riley, Steve
Roden, Karlheinz Stockhausen, Morton Subotnick, Miko Vainio. Stephen
Vitiello, Iannis Xenakis, et bien d'autres encore.


Quelques images :


Karlheinz Stockhausen:



 

 

Conlon Nancarrow (”Pencil on hand-punched piano roll”):



 

 

Gavin Bryars’s The Sinking of the Titanic, a personal favorite. This is, clearly, the “performed” part of the work, not the taped part:



 

 

A detail from a Joan Jeanrenaud piece, with instructions on how to implement technological aspects, specifically the processing of the cello, which is her primary instrument:




 


Gordon Mumma instructions:




 

 

Cornelius Cardew:




 

 

Steve Roden (”Pencil, watercolor, and collage on vintage musical notation paper”):



 


 

 

Stephen Vitiello:



 


 

 

Yasunao Tone:



 


 

 

Robert Ashley:



 


 


 

That is one of the panels depicting Morton Feldman’s “Intersection 2″ (1951). More coverage, including additional photos, will follow shortly.




 

 

 


 


 

 


Tag(s) : #FESTIVALS