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JOURNEES ELECTRIQUES '09

Du 26 au 28 mars 2009

Installations plastiques et sonores
du 5 au 29 mars 2009

GMEA - L’ATHANOR –SCÈNE NATIONALE D’ALBI



http://www.lasemaineduson.org/local/cache-vignettes/L125xH128/Logo-GMEA-3daeb.jpg
Albi est belle et bien, sous l'impulsion du GMEA, une ville sonore, où il fait bon écouter.

Après une programmation riche et éclectique de la Semaine du son, et une programmation régulière très ouverte sur de nombreux domaines de la création sonore, voici que le GMEA remet les couverts (toujours sonores), avec l'organisation de Journées Electriques.
Et là où beaucoup s'en tiendraient à la programmation de concerts-performances électro-acousmato-techoïdes, Thierry Besche et son équipe explorent la diversité des arts sonores. Le GMEA pour se faire, accueille entre autres des installations sonores à tendance bricophoniste, où récupération et art de l'assemblage mécanique, associés à une bonne dose de poésie d'humour et de pédagogie, invitent à  venir toucher des machines sonores qui n'attendent que le public pour se faire entendre.

 


Le son des choses
Machines sonores et interactives

Jéranium
Compagnie
Métalu à chahuter

 

Détournement

L’exposition est une petite promenade sur le court chemin allant de la certitude au doute, du déterminisme au hasard, du prévisible à l’aléatoire… Avec les Ambigrammes (des mots à double sens), les Clutes (des clous qui flûtent), les Gyrophones (des manivelles à sons), et les Guitares (des instruments à cordes ten- dues), Jéranium propose un travail basé sur le détournement. Le but avoué de ce travail, à mécanismes ouverts, est de chatouiller la curiosité de l’observateur afin qu’elle s’ébroue, et qu’elle l’emmène par le bout du nez vers une  petite poétique des objets en mouvement.

Récupération

Les machines sontréalisées en partie avec des "déchets" de notre surconsommation courante, un travail sur la matière et les sons, une invitation à l’observation. Ainsi un tambour de machine à laver devient la caisse d’une contrebasse,  un bidon percé, un  corps de guitare.

Interactivité

Les machines ne produisent du son que lorsque le public les met en mouvement. Le
visiteur actionne telle ou telle à son gré, grâce à des manivelles, des soufflets ou par sa simple présence.La maniabilité des différentes machines ainsi que leur manèges plus ou moins aléatoires, génèrent une matière sonore composite et versatile, lunatique et ludique.

 

 

Déroulement
L’exposition est une installation à géométrie variable de 4 familles de machines:

 


les ambigrammes

Des lettres tordues qui donnent un nouveau sens à leur lecture, des mots déformés qui pretent à lire sous plusieurs angles, les ambigrammes sont calligraphiés de telle sorte que deux mots coexistent en un seul tracé, deux sons en un seul dessin. Cette ambigüité, qui s’ajoute à celle du language, vient questionner l’écriture et la lecture,le trait vu comme un son et associé à un sens.


Le processus n’est pas expliqué, mais il est vécu par les visiteurs : se surprennant à prononcer deux mots alors que visiblement un seul est écrit, ils décortiquent eux-même le chemin qui va du tracé à la signification en passant par le son. Les mots voudraient-ils dire plus de choses que ceux qui les formulent ?...

 

Les Clutes

Une clute est un instrument qui permet, enfin, à des clous de jouer de la flûte. Las d’être systématiquement enfoncés jusqu’à la tête, de subir les coups de marteaux -souvent lourds- et la charge de tableaux –souvent laids-, les clous prouvent ici que leurs capacités ne se résument pas à être plantés sans jamais pousser : Ils peuvent aussi flûter quand un archet leur carresse le ventre. Appuyant sur un interrupteur, le visiteur déclanche 15 clutes et leurs lumières. Chacune à son rythme, elles tournent de petites boucles mélodiques qui s’imbriquent les unes dans les autres. Le chant, bondissant d’une clute à l’autres, se décale et se renouvèle sans cesse. Les yeux fermés, ça ressemble à une assemblée de grenouilles en grande discussion..

 


Les Gyrophones
Les gyrophones sont des machines sonores de différentes tailles humaines qui fonctionnent à manivelles. Actionnés par le public, ils déclinent leurs sons au gré de l’énergie de chacun et de l’affluence du moment. Faisant gratter, vibrer, cogner ou frotter les objets hétéroclites dont sont composées les machines, les visiteurs génèrent une matière sonore changeante, qui fluctue selon leurs actions et évolue suivant leurs parcours.

 

 

 

les Guitares

Aux cinq coins du monde, il existe toutes sortes de guitares. Différentes par leurs tail- les, leurs nombres de cordes, leurs matières et leurs formes, elles ont en commundes cordes tendues qui sonnent et qui résonnent. Pincées, frottées ou grattées, les guitares sont largement utilisées et déclinées dans tous types de musiques. Cette exposition  présente  quelques spécimens à manivelles realisés en partie avec des "déchets" de notre surconsommation courante. En effet, si les objets cassent et "doivent” être jetés, la matière, elle, reste ce qu'elle est. Rien (ni personne) n'interdit donc à un bidon percé de devenir un corps de guitare aux harmoniques avantageuses.

 


photo : Yves Petit

Pendule
Concert d'objets aménagés par Man'hu et Jéranium
Compagnie Métalu à chahuter

 

L’oeil prend l’oreille par la main
l’oreille prend l’oeil dans ses bras
et les voilà partis en ballade
le long du temps qui sonne.

Ils y rencontrent des cascades de rondelles,
des roues qui se courent après,
des lames qui rebondissent,
des boules qui hésitent,
des spires qui s’essoufflent,
des pics-verts frétillants…

Un jeu d’objets aménagés qui invite,
en toute légèreté,
à une contemplation de la pesanteur,
comme pour rire.

 

Note d'intention

« La technologie tend à faire disparaître, miniaturi-note d'intention « La technologie tend à faire disparaître, miniaturisation oblige, les mécanismes à échelle humaine : ceux que l’on peut toucher, observer, réparer, modifier… Les machines devenant minuscules et inouvrables, commerce oblige, il est désormais difficile de les comprendre et quasiment impossible d’y intervenir.

Nous "nageons" dans une sorte d’opacité technologique qui nous éloigne de l’observation directe, nous formate le raisonnement et finit par nous subordonner à son fonctionnement au lieu de s’adapter au notre. On achète, on jette et on rachète… Quelle place pour la curiosité sans qui l’esprit critique s’étiole ? »
Jéranium et Man’Hu

 

Concert d’objets aménagés semi-automatique

Jéranium et Man’Hu actionnent avec parcimonie une mécanique faite de récupération et d’assemblage de matériaux divers. Mise en branle, celle-ci propage ses mouvements et multiplie les sons. La lumière et les ombres portées renforcent l’aspect spectaculaire du dispositif en marche où chaque intervention des manipulateurs est fonctionnelle, mesurée.

Ils sont juste déclencheurs et observateurs attentionnés de la résonance de leurs gestes. Ici, l’humain et la machine s’observent, dialoguent et tentent de s’entendre.



photo : Jéranium

 

A la croisée des machines sonores,
des sculptures musicales et des installations animées

Ce spectacle s’inscrit dans une recherche musicale et plastique axée sur l’organisation des sons et des mouvements engendrés par un système mécanique. Notre démarche est très empirique. Nous avançons pas à pas afin de nous laisser surprendre par la diversité des matières et leurs différentes propriétés techniques et sonores. Nos choix sont déterminés par les sons euxmêmes et la « qualité » des mécanismes qui les génèrent : lents ou rapides, longs ou brefs, violents ou
doux, réguliers ou aléatoires…

 

Mécanique à ventre ouvert

Les deux musiciens expérimentent et jouent d’un dispositif ouvert, avec mécanismes à vue, et central. Cette mise en espace permet au spectateur de voir ce qu’il entend et d’entendre ce qu’il voit. Ainsi dévoilé, le comment du pourquoi déroute et « re-route » grâce au va et vient qui s’installe entre l’ouïe et la vue. Ce système d’aller-retour fait correspondre intuitivement sons et matières en mouvement. L’écoute chemine alors entre une perception globale et une attention focalisée sur chacun des éléments de l’ensemble.



Photo : Gérard Nicollet

 


De multiples trajectoires sonores

Le trajet du son est d’autant plus lsible que les mécanismes sont simples. De leurs déclenchements mutuels, successifs ou simultanés ainsi que de leurs différents modes de fonctionnement naît une possible complexité, propre à être modelée. Travailler et aménager cette complexité afin que les sons deviennent musique et les lumières images, tel < sera le sens de Pendule, bercé par les ombres, entre bascule et équilibre.

 



Site internet Métalu à chahuter


 




Mariona
Machine Automatique de Rappel,
Iconographique, Onirique, Narrative & Acoustique.

Pol Pérez, electro-plasticien
Co-production Théâtre Athènor, St-Nazaire/Nantes et
GMEA, Centre National de Création Musicale d'Albi-Tarn
En partenariat avec la Maison Salvan Art & Science - Labège (31)

 

Projet « Mariona » - machine hypothétique et collective mise en service avec les tous jeunes étudiants de l’école primaire de Dervalliere de Nantes

Intention, fabrication, échanges humano machiniques :
Yves Jensen
PolPerez
Pascal Baltazar
Théo de la Hogue
Benjamin Maumus
Chrystel Rostaing

Mise en résonance, transmission (instituteurs):
Catherine Pariset
Marie-laure Besnier
Laurent Charlet

Voix, son et images :
Les élèves CP, CE1/CE2, CM1 de l’école Dervallieres de Nantes

Direction artistique & médiation :
Brigitte Lallier-Maisonneuve
Thierry Besche

 

Qui est Mariona ?
Mariona est une machine, une machine simple, sans rouages, sans tapis roulant.
Elle a des yeux pour capter, un générateur d’images pour donner à voir, et une sorte d’esprit pour analyser les mouvements et dire des sons.

Sa structuration sera simple, assez délicate (orange) il y aura quelques fils électriques, un œil magique (vert), une surface de projection (vers le sol), une zone sensible, très sensible et peut-être un écran de contrôle (peut-être) !
Elle sera délicate, il faudra être sérieux avec elle, mais la joie sera parfois une bonne complice.

Mariona traduira en image et en son, le travail de recherche d’un groupe d’artistes écoliers de Nantes !
Çiçi !

 

Trois niveaux d’études !
CP
CE1/CE2
CM1

 

Yves Jensen (Cefedem) travaille depuis le début de l’année sur la mise en œuvre d’une pratique d’éveil musical avec trois niveaux d’élèves.  

Avec les CM2, ll a fait découvrir, observer et comparer les différentes formes d’écriture, de jeux vocaux en partant des Récitations de G.Aperghis, ou encore de Stripsodies  chanté par C.Barbérian. Les enfants ont découpé les éléments, écrit des cellules, enregistré et écouté, pris conscience des différentes durées. Ils ont écrit des textes qui ont vocation à glisser du sens au son et réciproquement… D’où le souhait d’utiliser un texte et ses éléments de construction comme matériaux pouvant glisser du sens premier du langage, aux sons qui le constituent.

Avec les CP, il a fait observer et décrire des objets : rond, triangle, etc…lourd, rugueux, lisse, etc… décrit des comportements : rapide, lent, etc… créé des photos de gestes, qui isolent des parties du corps : un sourire, un polo rouge, etc… constituant ainsi une idée de répertoire, de catalogue. Sur la notion de résonant / non résonant, et en s’appuyant sur les prénoms, ils ont cherché à rendre « en son »  leurs prénoms.  
Ainsi l’idée ici serait de constituer des catalogues de gestes photographiés, de gestes sonores enregistrés, des photos de  bouche en gros plan émettant un son, d’enregistrer ces sons, de prendre des photos de parties de corps en mouvement, de prendre le son en déplacement, etc… l’ensemble pouvant former une mosaïque que l’on pourrait jouer et animer du contrôle strict à l’aléatoire le plus total !

Avec les CE1-CE2, il a abordé les notions de paysage sonore (Murray Schaeffer), écouté des Haïku. À partir de l’écoute d’ un extrait de Pierre Henry (la ville, l’escalier), les enfants ont imaginé l’histoire entendue, puis ils ont réalisé une partition et l’ont jouée. Ils travaillent à réaliser un paysage sonore réaliste, puis un paysage sonore dans lequel apparaîtrait des sons incongrus, étrangers à la situation entendue. D’où l’idée de travailler à la réalisation de ces paysages qui pourraient se superposer en une géographie sonore, dans lesquelles ponctuellement s’immisceraient des sons étrangers et du coup bien  étrange…

 

À ce stade, PolPerez, est invité sur ce projet pour réaliser un système qui matérialisera l’espace réel de ces intentions.
Les images et les sons générés lors de la phase de recherche, d’apprentissage, de concertation, de post production seront intégrés au système, à l’entité machinique que sera Mariona.

Electro-plasticien, PolPerez réalise souvent des environnements multimédias.
Il fabrique, c’est un constructeur, il aime la matière, le hardware, le poids des choses, leur masse critique !
Passerelles entre le monde des objets et celui des humains, ses univers machiniques convertissent l'approche poétique en systèmes technico-sensibles.

 

Globalement ?
Mariona devra diffuser les trois intentions, elle sera l’interface universelle du projet.
Tour à tour elle deviendra l’interprète de  chacun des groupes de création.
Elle sera composée d’une structure porteuse simple (sa corporalité), assez fine, orange sans doute.
Elle soutiendra le hardware, le vidéo projecteur, l’ordinateur, le système de captation (l’œil), l’écran de contrôle et de réglage, la surface de projection et peut-être les enceintes acoustiques.
Elle devra être démontable, transportable, fiable, solide, très stable et facile à monter dans divers type de lieux d’accueil.

Sa forme simple, sa couleur en feront une machine minimale, mais les voyants de fonctionnements lui donneront un joli petit style très réaliste, les machines ont toujours des voyants qui clignotent imperturbablement avec beaucoup de sérieux.

Sa réelle dimension machinique sera dans son comportement.
Elle opérera des scans visibles sur l’interface-écran (Bziiiiiiiiiiiiiiiiiiii), elle refusera de manière compréhensible de jouer les martyres, elle utilisera les couleurs, elle boguera aussi, parfois, en tremblant, en perdant de la définition, et se mettra en pause, au noir, au silence !
Elle indiquera les pertes de vision, les décrochages en recommandant, calme et sollicitude (voix de Claire Sayso) pour inciter l’autre, le regardant à se rapprocher et à canaliser les gestes qui génèreront le process.

Des graphiques pourraient émerger ça et là, de temps à autre pour orienter l’utilisation, bargraphe, chiffres, signaux d’alerte ect…) Dans l’idéal bien sûr !
Mais pour le reste du temps et principalement, Mariona fonctionnera tout à fait comme il se doit.

 

 Sa vision sera sans doute répartie en deux pôles :
Une zone située sur la projection A
Une zone située devant la projection B (les zones latérales pourraient être prises également en compte)
Une zone incluant les surfaces A & B

La surface de projection pourrait être un petit volume en creux, plat, avec des bords légèrement inclinés.
Bien sûr on restreint ainsi l’espace d’utilisation, mais cette stratégie canalise un tantinet les énergies vitales et donne aux médias diffusés toute leur importance. Ce n’est pas la machine qui prime, c’est le travail artistique diffusé, montré, reçu, ce dernier point est primordial.

PolPerez a déjà expérimenté ce genre d’objet, cela permet de calmer les humains visiteurs, de réaliser une surface de projection étrange où le creux matériel se fond avec une hypothétique tromperie logicielle.
Autres avantages, nous pourrions le placer un peu décollée du sol (20 à 40 cm).
Ainsi surélevé par un pied central, maigre, quasi invisible (noir mat) accroché à Marion, l’objet sera presque en lévitation.
L’écran devient un micro espace privilégié sur lequel personne ne marche (restant propre) et sous lequel on peut cacher de la télémétrie infrarouge ou ultrasonore.
Cette dernière possibilité permettrait de parfaire par redondance le système de captation.

Les images, les sons, seront doucement retravaillées en post production afin de donner à l’ensemble des propositions une cohérence stylistique.

 

 


En savoir plus sur le projet son-geste des CP
En savoir plus sur le projet paysages sonores des CE
En savoir plus sur le projet son-sens des CM

Carnet de bord et d'échanges avec la classe de CE de Mme Besnier

La naissance de Mariona




Du 5 au 29 mars 2009 à l'Athanor - Albi (81), dans le cadre des Journées Électriques 2009
Du 25 novembre au 6 décembre 2008 à la maison de quartier Dervallière-Chézine - Nantes (44)
Du 18 au 21 novembre 2008 à l'école des Mines - Albi, dans le cadre de la Fête de la Science
Du 13 au 31 octobre 2008 au Théâtre Athénor - Saint-Nazaire (44)
Du 13 septembre au 4 octobre 2008 à la maison Salvan Art et Science - Labège (31)





 



Zone translucide
de
Frédéric Le Junter
Du 06 mars au 12 avril 2009 - MAISON SALVAN - LABÈGE

Je suis témoin de la complexité.
Je cherche à faire des mouvements de lumières avec des machines, un cinéma en direct, j'utilise des moteurs qui manipulent des objets trouvés et une source de lumière, j'aime être surpris de l'image qui apparaît, de la complexité qui surgit,du hasard en action.
J'ai eu envie de faire du film d'animation à l'âge de 14 ans, j'ai revisité ce désir enfoui en 2000, à la suite d'une longue expérience d'installations sonores.

Puis j'inclue de nouvelles machines à lumières dans une nouvelle installation sonore réalisée en 2004, Jardin, créée pour Lille 2004. La Cité des Sciences m'en commande 3 pour l'exposition Ombres et Lumières.

La même année, je commence à faire des images en direct avec des objets pour un concert à Lyon, les images sont captées par une caméra et projetées.
Une résidence à Rambouillet en 2006-2007 me permet d'approfondir la complexité des images, le résultat est une exposition de photos et de vidéos.

 



Site internet de Frédéric Le Junter


 







Kyokkoufu de Jean-François Laporte


L’installation Kyokkoufu de Jean-François Laporte (Canada) associe les phénomènes de persistance de la rétine aux vrombissements de rhombes moderne dont le ballet est piloté par l’écriture informatique.

Performance de Jean-François Laporte
«Waves» pour deux Tu-Yo et «Rituel» pour Canettes sifflantes
Les 07 et 08 mars 2009 à l’ATHANOR- Scène Nationale d’Albi.

 


 

Site de Jean-Francois Laporte



(Sources GMEA ALBI)

 


 


 

LIENS  programme GMEA Journées électriques '09:

Installations
VIRAGE - Journée de présentation aux professionnels
Jeudi 26 mars
Vendredi 27 mars
Samedi 28 mars


Tag(s) : #FESTIVALS