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PSYCHÉDÉLISME ET ACOUSMATIQUE

 

SAMEDI 7 MARS 2009 à partir de 19H

Dans le cadre de l’exposition “IAO - Explorations psychédéliques en France”

CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux

7 rue Ferrère

33000 Bordeaux

 



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CAPC de Bordeaux


IL peut paraître surprenant de prime abord d'associer Psychédélisme et Acousmatique.

Sous le terme psychédélisme sont en effet régulièrement regroupées toutes les tentatives pour créer, ou recréer, de façon consciente des perceptions sensorielles distordues, favorisées généralement par l'ingestion de drogues hallucinogènes tels que le LSD . C'est en tout cas l'exemple et la vision, si je puis dire, qui viennent le plus naturellement à notre esprit. Les tendances rocks et punkies ont ainsi connu, dans les années 80, l'apogée de ces tendances parfois extrèmes, avec tous les dangers, pour les pratiquants, de telles excès, voire de telles dérives tant mentales que physiques.

Dans le domaine des arts, le mouvement psychédélique s'applique  au domaines visuels (Affiches et cinéma), musicales et sonores (Pop psychédélque des Pink Floyd et autres corants planants), mais aussi littéraires avec les écrits entre autres de la Beat generation (Kerrouac, Ginsberg...).

Cependant, des mouvements psychédéliques plus "doux" ont été expérimentés, notamment dans le domaine des arts sonores, par la Monte Young avec ses Dream Houses, où (seuls) l'usage de nappes sonores constantes et fluctuantes, associées  à des lumières réussissent à nous transporter dans une sorte de méditation psychédélique, où les notions de temps et d'espaces semblent transformés sous l'effet des sons et lumières. Sitons également les Dream Machines de Brian Gynsing, et dans les artistes actuels, les travaux plastiques et sonores de Lionnel Stocard avec ses "Revarium" et autres "Chambre des rêves".



http://img155.imageshack.us/img155/603/goatranceut2.jpgQuand à la musique acousmatique, celle qui nous fait écouter sans voir, d'après la définition couramment usitée, il me paraît plus difficile de définir quels seraient  ses rapports avec les courants psychédéliques. Certes, Michel Chion et d'autres parlent volontiers de cinéma pour l'oreille, ou l'on entend également régulièrement des propos autour d'images mentales favorisées par les musiques acousmatiques, mais est-on pour autant véritablement dans un état de conscience psychédélique, ou dans une démarche tendant à accéder à cet état ? La question reste ouverte.

En tous cas, pour fréquenter régulièrement nombre de compositeurs acousmates, je dirais sans trop prendre de risques que l'usage des drogues diverses et varièes comme  "vecteur-outil de création" ne me semble pas pratique courante.

Peut-on voir, si j'ose dire, dans les modes de diffusion multi-cannal, dans des espaces d'écoutes où les sons nous entourent, nous immergent, bougent autour du spectateur-auditeur, des conditions propres à nous plonger dans des courants psychédéliques, ou des états de proches parentés ?

Toujours est-il que dans les associations musiques acousmatiques et films, d'animation ou non, qui nous sont proposées dans cette programmation, le rêve et parfois le délire visuels des réalisateurs (Földes, Clementi), renforcés ou commentés de compositions musicales, semblent justifier les approches conjointes du psychédélisme et de l'acousmatique.

Seul Eddie Ladoire est programmé avec une composition réalisée à l'aide d'échantillons d'œuvres électroacoustiques (ou acousmatique selon la terminologie de François Bayle) retraçant les 50 années d'existence du GRM, anniversaire oblige.

A t-il pour celà choisi les extraits les plus psychédéliques ou sa composition tend-elle à l'être ?


 

PROGRAMME


19H / Prologue et apéro musical : Kangourou Rouge

Salon

20H / Projections : Peter Foldes

Auditorium (durée de la séance : 1H30)

En partenariat avec l’Ina

 


FILMS AU PROGRAMME :

 


Bernard Parmegiani

NARCISSUS ECHO (1973 / vidéo / couleur / 6 min)

Film d’animation réalisé par ordinateur. Musique de Bernard Parmegiani.

Un essai poétique et plastique autour du mythe de Narcisse, animé image par image sur l’ordinateur de la “Computer Image Corporation”, mélangeant graphismes et prises de vue réelles et exploitant toutes les ressources qu’offre l’électronique pour sortir le dessin animé de sa phase artisanale.

 


JE, TU, ELLES (1969-72 / vidéo / couleur / 1H19)

Musique de Robert Cohen-Solal et Bernard Parmegiani avec Daevid Allen & Gong.

Co-produit par l’ORTF et Les Films de la Pléiade / Pierre Braunberger.

Avec Denise Glaser, Francis Blanche, Jacqueline Coué, Monique Lejeune, Henri Piéget, Anémone, Bernadette Lafont, Juliet Berto, Margareth Clémenti…

Un directeur de galerie fantasque, interviewé par une célèbre journaliste de la télévision, raconte l’histoire d’un peintre qu’il a découvert, Valéry. Ce parcours d’artiste est l’occasion pour Földes de laisser déborder son imagination au travers de situations symboliques et de flashbacks. “Je, tu, elles” est un film rare et unique en son genre, cumulant tous les procédés imaginables sur un écran, techniques d’animation, de trucages et de manipulations vidéographiques, qui se mêlent avec une extraordinaire virtuosité avec les prises de vues réelles.

Une fresque fantastique, délirante, qui brasse avec un humour souvent grinçant le pop art et les voyages intérieurs.

 

A propos de Peter Foldes

Peter Foldes est une figure incontournable mais méconnue du cinéma d’animation - “Metadata”, qu’il réalise en 1971, est le tout premier film d’animation figuratif résultant de la combination d’un synthétiseur d’images et d’un ordinateur, une technique qu’il développera jusqu’à sa disparition précoce en 1977.

 

Au cours des années 60, il rejoint le Service de la Recherche de l’ORTF (Office de Radiodiffusion-télévision Française) sous la direction de Pierre Schaeffer, le père de la musique concrète. En 1968, à l’instar du GRM (Groupe de Recherche Musicale), est créé le GRI (Groupe de Recherche Image) où Francis Coupigny met au point le “truqueur universel” que Martial Raysse, Peter Foldes et Jean-Paul Cassagnac utiliseront pour des essais de colorisation de l’image vidéo à partir d’images en noir et blanc.

 

Les courts métrages d’animation réalisés par Peter Foldes à la fin des années 60 et au début des années 70, rares manifestations d’une sensibilité psychédélique en France à cette époque, sont d’autant plus étonnants qu’ils ont été réalisés, certes à titre expérimental, dans le cadre du service public de l’ORTF. La prolifique filmographie de Foldes se caractérise par un graphisme en perpétuelle métamorphose mêlant des prises de vue réelles, créant un univers fantasmatique et foisonnant.

Deux de ses films sont présentés en continu au sein des archives Ina, dans le Salon du CAPC.





22H / Eddie Ladoire (séance d’écoute)

Nef

Parce que cette soirée s’inscrit dans une histoire antérieure à la naissance du psychédélisme, le musicien et plasticien Eddie Ladoire, directeur artistique de M.A. association, proposera ensuite sous la forme d’une expérience d’écoute, un montage de pièces historiques du répertoire électroacoustique. Le programme exact des pièces diffusées, couvrant plus de 50 ans d’histoire, sera remis à l’entrée du musée le soir du concert.


22H45 / Vincent Epplay & Samon Takahashi (concert) + Pierre Clémenti (films)

Nef

Concert de Vincent Epplay & Samon Takahashi autour des films inédits de Pierre Clémenti, présentés au sein de l’exposition.

 

- “Positano - Bobine 30B01 (1969) et un montage alternatif, réalisé pour l’occasion, de La Deuxième femme - Bobine J (1967-78) recoupent les vagabondages d’une période intense de création et d’expériences partagées avec Philippe Garrel, Nico, Frédéric Pardo, Tina Aumont, Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Marc O’, Viva et beaucoup d’autres. Ces deux films encadrent La révolution n’est qu’un début : continuons le combat (1968), véritable hymne à la liberté qui capte les événements de Mai 68. Ce dernier, oublié dans une cave pendant plusieurs décennies, a été récemment redécouvert et confié par le peintre Frédéric Pardo, peu avant son décès, à l’historienne du cinéma Sally Shafto. L’ensemble, réunifié, constitue un triptyque présenté en continu au sein de l’exposition, tel une “cène” psychédélique.”

 

Comme en un flux halluciné où les images des trois films de Clémenti viennent se télescoper, Epplay et Takahashi se livreront à cette épreuve du décloisonnement, à cette “expérience du sonore”, en multi-diffusion et encerclés par le public. Une musique concrète et électronique, criblée d’hommages et de motifs empruntés au rock psychédélique, au kraut, aux musiques spontanées des années 60 et 70, dialoguera avec l’univers particulièrement intense de Pierre Clémenti.

 


Liens :

 

Vincent Epplay

http://www.viplayland.net

http://www.myspace.com/vincentepplay

 

Samon Takahashi

http://www.nosign.org/artistes.php?artiste=11

http://purepresence.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=26&Itemid=1

 

Eddie Ladoire

http://www.ma-asso.org/

http://www.myspace.com/eddieladoire

 

Ali_fib

http://www.myspace.com/alifibgigs

 


Retrouvez le programme détaillé sur

www.monoquini.over-blog.com

 


Informations pratiques :

CAPC  musée d’art contemporain

7 rue Ferrère – 33000 Bordeaux

05 56 00 81 70

http://www.bordeaux.fr


Tag(s) : #FESTIVALS