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2e CONGRÈS MONDIAL

D'ÉCOLOGIE SONORE

PRÉSENTATION DU

COLLECTIF D'ENVIRONNEMENT SONORE 


 Samedi 18 Août - Saline Royale D'arc et Senans (25) à 16H


 

 

Le CES 

Un Organisme sans frontière, ouvert et libre...

 

 

 

 

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Pierre Mariétan suite à un congrès en autour de l'écologie sonore en 1993, se voit faire une proposition d'organiser un congrès sur des thématiques similaires à Paris. Le collectif créé pour cette occasion poursuivra ses activités par la suite. La séance inaugurale aura lieu le 4 mai 1996, et officialisera l'existence du Collectif Environnement Sonore. Ce dernier entamera une série de réflexions sur l'organisation du groupe, en axant ses recherches autour de l'expérimentation, et ce sur une certaine durée. Il ne cherchera à structurer franchement d'emblée un organisme dans une forme figée. La demande d'un conseiller d'État dans le Valais Suisse, fera naître les RAMES (Rencontres Architecture, Musique et environnement). Là encore s'en suivront de multiples réflexions sur des problématiques et expérimentations autour de l'exercice de l'écoute, de la méthodologie, des pratiques, des raisons d'écouter...

Une association Suisse sera créée pour pouvoir recueillir les soutiens destinés à mettre en place les rencontres (RAMES).

Le collectif souhaitera également élargir son audience, ses champs d'expérimentations, intervenir dans d'autres domaines. Pour ce faire sera créé le

LAMU 

(Laboratoire d'Acoustique Musicale Urbaine) au sein de l'école d'architecture de la Villette à Paris. De même, la revue Sonorités verra le jour et sera éditée, conçue au départ pour diffuser des compte-rendus des rencontres RAMES. Cette revue optera pour des lignes éditoriales bien définies, correspondant aux objectifs du CES. Cette organisation, à la base informelle, est aujourd'hui ouverte aux chercheurs et praticiens fortement impliqués dans l'environnement sonore.

 

 

Roberto Barbanti nous livre les principaux objectifs du collectif :

  • Mener la réflexion sur la nature de la relation de l'homme au milieu sonore dans son espace/temps social
  • Étudier les modalités cognitives spécifiques au son,
  • Inscrire la dimension sonore en tant qu'élément constitutif dans le projet architectural, urbain et environnemental
  • Promouvoir la création sonore dans la composition de l'espace public,
  • Rechercher les modèles de représentation de l'environnement sonore,
  • Développer le travail pédagogique à travers les pratiques analytiques de l'écoute

Dans les problématiques du CES, notons prioritairement, la création, la cognition, l'espace public, la transversalité...

 

Sonorités, moyen de diffusion privilégié, est une revue de niche au lectorat bien ciblé. Pour Pierre Marietan, la revue se veut néanmoins ouverte au plus grand nombre et aimerait se voir plus diffusée et accessible à tous, disponible par exemple en ligne.

 

Penons maintenant différentes rencontres qui ont marqué, et somme toute fédérer et fait exister le CES.

Jean-Marie Rapin, acousticien, chercheur fondateur du laboratoire d'acoustique au CSTB de Grenoble, croise Pierre Mariétan sur le projet d'un jardin musical à Evry. Il apporte depuis cette rencontre, sa compétence de spécialiste de l'acoustique environnementale.

Ray Gallon, musicien, journaliste radio, directeur de programmation, d'origine américaine, possède une sensibilité acoustique poussée mais ne se revendique pas comme chercheur. Il trouve une synergie revendiquée entre le travail au CES et ses recherches artistiques propres et considère qu'il faut mettre des forces ensemble pour dépasser les compétences dans les métiers de chacun. Il faut également dit-il transformer les problèmes en avantages par la flexibilité du groupe.

Hoëlle Corvest est une personne pour qui les sons, les espaces acoustiques et les ambiances sonores sont plus évidents que pour la plupart d'entre nous car elle est non voyante. Elle travaille à l'accueil de publics handicapés à la Cité de la Villette et sur de grandes expositions. Hoëlle recueille sensoriellement et utilise des information sur le plan de l'espace, de l'urbanisme, et prône l'usage des sons pour connaître et apprécier l'espace ambiant de la vie quotidienne.

Elle emmène, sur ce congrès, chaque matin, un groupe de personnes pour une belle promenade sonore dont je vous reparlerai prochainement.

Peter Streiff, est un compositeur musicien qui s'intéresse au paysage, à l'environnement. Il contacte les autorités et les fondations privées pour obtenir notamment des financements et appuis divers et entretient le lien avec les CES et les RAMES. Il reconnaît l'énorme influence des expériences qu'il a ménées avec les CES sur son travail de compositeur, sur sa musique, sa musique de chambre expérimentale, et qui trouve un rapport direct avec les sonorités de l'espace auxquelles s'intéresse le groupe de travail.

Antonio de Sousa Dias lui aussi, est impressionné et fortement influencé par les expériences menées avec le collectif, la participation et la description de promenades écoute avec Hoëlle Corvest. La pensée sur le son formulée par le groupe de travail, comment on peut vivre les sons, intégrer la notion de le low-fi (son basse fidélité) le conduit vers une écoute dirigée vers la forme concert.

 

Le CES permet, au fil des différentes expériences et savoir-faire, de dépasser la pratique de l'usage des sons, de l'utilitaire pour s'ouvrir et approfondir des problématiques d'analyses des sons eux-même, et non pas seulement de l'espace. Il s'agit d'instaurer une distanciation entre la signification des sons pour aller vers une signature globale, un ensemble sonore signant l'espace. C'est un travail difficile dans et avec des structures culturelles, devant l'inconscience des sons constatée dans la pratique de différents concepteurs d'expositions, d'espaces multimédia. Ces derniers sont en générale façonnés et organisés dans une soumission devant le primat visuel, très loin devant les média son. On ne constate que peu ou pas de recherche sur la notion de confort acoustique, sauf peut-être sur ceux ayant des effets sur la santé. Se forge ainsi le paradoxe entre de belles propositions sonores mais sans que ne soient menées véritablement d'études sur la qualité de l'ensemble auditif. On constate donc un réel manque d'éveil et de pédagogie. sur ces questions

On est ainsi amené à trouver des lieux très agréables, comme de véritables enfers sonores telle que la Pyramide du Louvre et son Carrousel.

Le CES et d'autres institutions, associations, a donc la terrible vocation d'ouvrir les oreilles d'un large public pour le sensibiliser à une écoute critique.

 

Pour information, les trois prochaines RAMES seront ouvertes à un petit groupe (15 à 20 personnes) ayant travaillé dans l'année précédente sur un projet donné.

Elles chercheront à mettre des compétences techniques au services de recherches esthétiques, associées à d'autres champs exploratoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Tag(s) : #REFLEX'SONS