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FESTIVAL D'ART SONORE,
SONORAMA
A Besançon
, du 8 au 11 octobre 2009



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Depuis quelques temps, l'art sonore semble vouloir s'ancrer dans le paysage culturel français.
Enfin ! Pourrions-nous dire ?

D'expositions en rétrospectives, de rencontres de labels en festivals, l'art sonore commencerait donc à se faire reconnaître, même épisodiquement, comme un genre singulier.
Si certaines expositions tendaient jusqu'à maintenant à montrer la vivacité du sonore, les festivals, comme vitrines du genre, malgré les quelques tentatives ponctuelles du Dojo à Montpellier, de l'Atheneum à Dijon, et de Musiques de rue à Besançon sont restés plutôt très discrets en la matière. De plus, ils ont souvent connu des carrières très éphémères.
Et voilà que, succédant au feu  festival bisontin  "Musiques de rues",  Sonorama arrive en proposant  un panel de spectacles et  d'installations plaçant le média son dans le grand rôle de vedette, pour ne pas dire de star.
Première spécificité de ce festival, et non des moindres : iL est co-programmé par quatre co-directeurs artistiques. Philippe Franck, bien connu des officionados des arts sonores pour les programmations de Transnumérique et City Sonics en terre belge, Vincent Carry, le directeur des Nuits sonores lyonnaises pour le côté peut-on supposer techno-électro-dance , Jean-Marie Songy, fondateur entre autre du festival d'Aurillac, et grand défenseur des arts de la rue qui montrera les facettes sonore du macadam culturel , et Jérome Delormas, plutôt spécialisé dans la programmation arts plastiques.
L'événement étant chapeauté par Le Troisième pôle, agence de conseil et d'ingénierie culturelle , on peut se demander pourquoi quatre fortes personnalités, déjà bien implantées dans leur secteur culturel respectif.
Effet d'annonce avec têtes d'affiche à la clé, ou volonté de croiser, en s'appuyant sur le savoir-faire d'opérateurs culturels pointus dans leurs domaines, des territoires artistiques autour de la cause sonore comme concept innovant ?
En tous cas, rien ne semble gagné, ni sur le papier ni sur le terrain. Le titre de Sonorama, faisant référence à la création sonore, non sans une certaine connotation "rétro" , les thématiques d'art et de paysage sonore, sont encore, me semble t-il, bien floues dans l'esprit du public, comme autant de territoires artistiques cachés sous de nébuleuses expressions, à faire sortir de l'ombre.
Néanmoins, malgré ces réserves, et au regard de la programmation, on est oh combien tenté d'aller flâner sur ce festival qui s'affiche comme un montreur, voir un fabriqueur de paysages sonores, au sens large du terme.
Performances, installations, objets sonores, arts de la rue, danse, installeront du son dans différents lieux de Besançon où, espérons le , se retrouveront nombre de curieux de la chose sonore, qu'ils soient public avide de nouveautés ou opérateurs culturels en recherche d'explorations artistiques et de territoires culturels encore peu explorés. Et quand bien même ces territoires commencent à être défrichés, ils le sont souvent  de manière sporadique et restent assez peu identifiés d'un large public. Pour autant, ces domaines de la création sonore contemporaine, appuyées par des nouvelles technologies galopantes, ne se présentent pas forcément comme des œuvres austères, ultra conceptuelles, réservées comme l'on dit à un public averti, donc viscéralement élitistes. Pour avoir battu le pavé montois lors de City Sonics, festival dédié aux arts sonores qui alimentera largement la première édition bisontine, nombre d'installations ou de performances affichent un côté ludique, parfois un peu Palais de la Découverte, parfois bricoleur Géo-Trouve-Tout, parfois sensibles et poétiques... Des chaotiques tonitruances aux doux murmures, Besançon devait se réveiller sous la coupe de maîtres plasticiens sonneurs, bruitistes patentés, mixeurs d'ambiances auriculaires, et autres transfigureurs d'espaces auditifs.
Le plateau d'invités est riche et varié, couvrant de nombreux secteur de la création sonore en salle ou en extérieur,  à tel point que faire un choix en citant tel nom plutôt que tel autre me paraît périlleux.
Je vous renverrai donc pour en savoir plus au programme de Sonorama.
Entre arts acousmatiques, installations, performances, musiques expérimentales, bricophonie, réseaux numériques, art de la rue, sound ecology... le public n'aura que l'embarras du choix, lequel risque parfois de s'avérer cornélien pour les festivaliers avertis.
Après  les exemples de nos voisins Belges, notammentCity Sonics à Mons et Happy New Ears à Courtrai, pour ne parler que des plus proches, les arts sonores s'installeraient-ils en France ?
C'est bien ce là que Les Espaces Des Arts Sonnants pourraient souhaiter de mieux !
Souhaitons donc longue vie à Sonorama.




Tag(s) : #FESTIVALS