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Samedi 14 juin 2008

DES LIEUX EXCLUSIVEMENT DEDIES
AUX ARTS SONORES ?


En apparence, les arts sonores s'installent un peu partout.
Je dirais même qu'ils s'éparpillent un peu partout.
Dans des musées, occasionnellement, dans quelques galeries, des expositions, des festivals consacrés aux musiques contemporaines, expérimentales, innovantes, électroniques, à la lutherie expérimentale (rares), à de nouvelles formes d'interventions au coeur des villes, entre urbanisme, paysagisme, architecture et écologie urbaine, dans des festivals d'arts numériques, des arts de la rue, des rencontres de design, des spectacles et performances, de la chorégraphie, de la poésie contemporaine, du théâtre, des installations plastiques, acousmatiques, vidéos, des aménagements de sites paysagers ponctuels ou pérennes... Et j'arrêterai là cet inventaire prévertien.

On pourrait donc penser, à la vue du nombre de possibilités offertes pour la monstration des arts sonores, que ceux-ci sont tout à fait dans l'air du temps, ce qui est en partie vrai, et complétement intégrés à la création contemporaine, dopés par une reconnaissance et un soutien inconditionnel du public, ce qui est tout à fait faux.
Force est de constater, en discutant avec de nombreux artistes, que cet éparpillement dans les lieux aussi nombreux que disparates n'est pas de nature à conforter la visibilité des arts sonores, tant s'en faut. Cette programmation morcelée aurait plutôt tendance à brouiller les pistes, à noyer les arts sonores au sein de pratiques plus ancrées dans le paysage, et surtout depuis bien plus longtemps, tels les arts plastiques contemporains, avec  leur grandes messes internationales, souvent biennalisées.
Tout juste parfois pimente t-on quelques manifestations en les agrémentant d'une petite installation sonore, histoire d'être au goût du jour, d'amener un éclairage ludique, comme une (bien petite) cerise sonore sur le gâteau visuel.
On peut toutefois souligner de très bonnes, bien qu'assez rares, initiatives de certains FRAC, organisant des expositions thématiques ou monographiques, des festivals comme Octopus, dédiés à la lutherie expérimentale, City Sonics à Mons, Tuned City à Berlin, déajà cités sur ce blog.
En résummé, les lieux consacrés exclusivement aux arts sonores, avec une approche parfois très ciblée, et parfois très large, ne sont pas légion
vous l'aurez compris.
Les artistes eux-même reconnaissent, notamment dans l'Hexagone, le manque de lieux et de véritables réseaux qui puissent valoriser leur travail et aider à la circulation, voire la vente de leurs oeuvres, car l'art sonore peut aussi rentrer, tout comme la peinture et la sculpture, dans le grand Marché de l'Art.
Peu de galeries tentent cependant l'aventure du sonore, même si Xyppas à paris accueille des artistes sonores dans des expositions tout à fait intéressantes. Il faut dire que son nouveau directeur, François Quintin, a déjà effectué un travail très pertinent autour des rapports musiques et arts plastiques lorsqu'il était, récemment, responsable du FRAC Champagne Ardennes.
A noter aussi quelques programmations sonores intéressantes à l'Institut Finlandais de Paris.
D'autre part, j'avais espéré que des villes comme Lyon, sous l'impulsion d'un centre de création musical comme GRAME qui y est installé, développe une action régulière autour des arts sonores, ce qui avait d'ailleurs été ammorcé dans un premier temps. Dans le cadre de "Musiques en scènes", des partenariats avec le Musée d'Art Contemporain de Lyon avaient été mis en place, pour installer, sur de grands surfaces et durant plusieurs mois, de très belles oeuvres et installations sonores. Dans cette même synergie, avait été monté, e,n 2000, un projet innovant autour d'installations et de performances sonores urbaines : "Lyon cité sonore".
Hélas et mille fois hélas, non seulement ces actions, qui militaient pour la reconnaissance des arts sonores, ne se sont pas developpé, amplifié, mais ont même tendance à franchement régresser à l'heure actuelle puisqu'il n'y a pas eut cette année les belles installations au Mac de Lyon, que pourtant le public attendait, habitué qu'il avait été les années précédentes à découvrir de fort belles oeuvres et installations sonores.
Changement de cap, difficultés de faire cohabiter médiatiquement sons et arts plastiques au musée, contraintes techniques et budgétaires, obligation (d'Etat) de se recentrer sur la création musicale contemporaine, ou un mélange de tout cela ? Qu'importe, les arts sonores  ne sont plus à la fête dans la capitale des Gaules, et c'est bien dommage.
Peut-être aurez-vous compris, ou préssenti, que c'est un lyonnais, et qui plus est un lyonnais quelque peu déçu, qui écrit ces ligne.
Sinon, il faut vraiment bien viser, ou avoir beaucoup de chance, si l'on décide, par un week-end pluvieux, d'aller voir et entendre une exposition dédiée aux arts sonores, dans quelques villes que ce soit.
Mais ne soyons pas fondamentalement pessimistes, il existe de rares lieux consacrés aux arts sonores, citons-les donc en exemples.
Par lieux "consacrés à", je ne prends pas en compte ici les festivals, si intéressants soient-ils, mais des galeries qui ont décidé de se consacrer exclusivement aux arts sonores, par des expositions, rétrospectives et autres accueils d'artistes, tout au long de l'année.
En fait, ces lieux n'étant pas nombreux, et c'est bien un euphémisme que de dire celà, je n'en citerai que quatre !



La première galerie est neworkaise, ou plus exactement brooklinoise, et elle se nome Diapason. C'est un lieu hors-norme, créé et animé par Michael J. Schumacher, artiste sonore connu et reconnu, notamment pour ses travaux autour des Rooms Pieces.
Depuis 2001, la galerie Diapason (Diapason sound gallery) a accuelli nombre d'artistes majeurs, connus ou non, pour présenter leur travaux, installations et performances,  mettant en lumière l'énorme diversité expressive des arts sonores.
 Et plutôt qu'un long discours, il est plus judicieux, à défaut d'allet la visiter in situ, de consulter son site internet.

Allez donc visiter par ici les artistes accueillis durant ces huit dernières années.


Ballons sonores,
serge baghdassarians & boris baltschun
(exhibition views: diapason gallery, new york city ( photos: tobias koch)





Voici maintenant une autre galerie consacrée aux arts sonores

 



e/static est une galerie italienne, turinnoise exactement et, comme sa consoeur américaine, elle oeuvre pour faire connaître les arts sonores en accueillant différents artistes en ses lieux.



E/STATIC

Artistes programmés

Vincenzo Cabiati
Patrice Carré
Arnold Dreyblatt
Rolf Julius


Christina Kubisch
Hans Peter Kuhn
Dominique Petitgand
Paolo Piscitelli
Steve Roden
Akio Suzuki
Luca Vitone
Miki Yui


Et enfin, la troisième galerie est allemande, et située en plein coeur de Berlin.
Il s'agit de la Singuhr - Hörgalerie
co-dirigée par Carsten Seiffarth et Markus Steffens.

L'une des singularités de cete galerie, hormis le fait de sa programmation sonore et plasticienne vous l'aurez compris, est l'originalité de son architecture en cave voutée, toute vêtue de pierrre, qui offr un écrin bâtis propice à mettre en valeur les oeuvres qui y sont programmées.






Là encore, la programmation est riche, elle a débuté en 1996, certainement l'un des lieu précurseurs en la matière.
Pour apprécier la richesse de sa programmation, allez donc sur le lien "
archives" de la gallerie.


Pour faire bonne mesure, voici une galerie londonnienne, toujours bien entendu branchée arts sonores.

ELECTRA
40 Rosebery Avenue
London EC1R 4RX





Cette galerie est dirigée par
Lina Dzuverovic et Lisa Rosendahl, toutes deux curatrices spécialisées dans le domaine des arts sonores.
Là encore, le panel des artistes invité est important.


Steve Beresford
Bohman Brothers
Boredoms
Michelle Deignan
Luke Fowler
Melanie Gilligan
Kenneth Goldsmith
Kim Gordon
Carl Michael von Hausswolff
Emma Hedditch
Karl Holmqvist
Chia-En Jao
Philip Jeck
Janice Kerbal
Jacob Kirkegaard
Jutta Koether
Aleks Kolkowski
Christina Kubisch
Yaron Lapid
Lydia Lunch
Matmos
Christian Marclay
Daria Martin
Kaffe Matthews
Phil Morrison
Flávia Müller Medeiros
Hayley Newman
Harold Offeh
Uriel Orlow
Tony Oursler
Zeena Parkins
Olivia Plender
Colin Potter
Maja Ratkje
Marina Rosenfeld
Steven Stapleton



En bref, un lieu, ou plutôt des lieux comme on aimerait en connaître, au moins un, en France, on peut toujours rêver...

Avis aux mécènes, galeristes tentés par une aventure originale et... sonore !
Le terrain est si riche à exploiter, à découvrir, à promouvoir...









par Gilles Malatray publié dans : Réflex'sons communauté : ECOUTE ECOUTE
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Dimanche 1 juin 2008
MECAMUSQUES
RETROSPECTIVE JACQUES REMUS
A MORLAIX

du 3 juin au 31 août 2008




Qui dit rétrospective dit exposition conséquente, présentant une riche trajectoire d'artiste, susceptible d'alimenter une exposition avec une approche exclusivement monographique.
Or dans le domaine des arts sonores, les artistes pouvant prétendre à cette forme d'hommage ne sont finalement pas si nombreux pour signaler cette initiative comme un événement majeur.
Certes, quelques artistes sonores reconnus ont été ainsi fêtés, mais aujourd'hui, il s'agit d'un des précurseurs de domaines situés entre la lutherie expérimentale, la robotique, la bricophonie ingénieuse, alliant récupération et programmes informatiques complexes, sans compter la création d'interfaces et de procédés de pilotage ou d'intéractions aussi discrets que sophistiqués.
En 1981, Jacques rémus, car il est bien sûr question de lui ici,  révolutionne à sa façon le monde de la musique contemporaine et des arts plastiques, avec en prime une incursion audacieuse dans le champ scientifique, en créant un ensemble de robots interprètes : Bombyx. Dans cette création, une intéraction musiciens-interprètes-improvisateurs et robots-machines sonores favorisait la rencontre entre hommes et machines, dans une ère où l'informatique était encore loin de fournir les outils dont dispose le commun des musiciens d'aujourtd'hui.

Citation de l'artiste
... Le musicien joue avec / contre / ou autour de "Bombyx". C'est en quelque sorte une confrontation entre l'homme et les machines. L'univers sonore en devient captivant, fascinant. Le dispositif compte cinq machines spectaculaires : l'une à corde, l'autre à percussion, ainsi que trois autres éléments dont un module constitué de signaux d'appel (sonnerie, cloches...) Le parti pris est acoustique : on constate une absence volontaire d'amplificateur...

...Bombyx a été présenté de très nombreuses fois entre 1982 et 1988 au Festival International de Musique Expérimentale de Bourges, lors de "Nuits Blanches"à Paris, et à l'étranger au festival de Bergâme, au festival International d'Automne Musicale à Côme....

Ces sculptures sonores ont malheureusement été détruites par une tempête en 1988.

Depuis, de nombreuses autres sculptures sonores ont vu le jour, faites de tuyaux, de mécanismes sophistiqués,  mis en scène et en espace, de programmes informatiques, moins voyants mais néanmoins efficaces, d'objets détournés de leurs fonctions premières, tel le célèbre "Lavomatique" réalisé à partir de machines à laver formant un orchestre mécanique des plus surprenant, au meilleur sens du terme.

Annecdote :
L'été dernier, en arpentant les rives du Doubs par un bel après-midi ensoleillé, j'ai pu apprécier un ensemble de machines "mécamusicales" de Jacques Rémus, dans le cadre du festival "Musiques de rue et nouveaux territoires des arts sonores", avec un incontestable plaisir, tant de la vue que des oreilles.
Une vingtaine de machines à laver, orchestre (a)ménager piloté par ordinateur, s'alignait sur un quai de chargement fluvial, ensemble imposant que l'on pouvait suivre des yeux et des oreilles, en déambulant tout au long de cette installation aussi sonore que poétique.
Quelques centaines de mètres plus avant, en pénétrant au coeur d'une enceinte fortifiée de Vauban, sombre et imposante par ses proportions, nous attendait une séries de concertomatiques, où tuyaux et machineries stupéfiantes nous jouaient, sous la commande de Jacque Rémus en personne, des valses de Strauss jusqu'aux vexations, peu connues et très expérimentales d'Eric Satie. L'artiste se faisant une joie de renseigner un public de grands et de petits, littéralement médusé par la vue et l'écoute de ces mécanismes magiques.
Enfin, à quelque pas, suspendu sur une passerelle piétonne enjambant le Doubs, un ensemble de carillons mécaniques, tels des fruits sonores et luisants, qui égrennaient délicatement des bribes de mélodies à la fragilité et la la grâce d'une boîte à musique géante. J'ai reconnu Johann Strauss lorsque j'ai traversé le pont.

Tout ceci pour vous donner envie d'aller voir et entendre les sculptures sonore de Jacques Rémus de plus près.

Vous l'aurez compris, mon ton quelque peu dithyrambique, avec le parti pris que cela suppose, indique clairement que j'apprécie beaucoup l'oeuvre de Jacques Rémus. D'ailleurs, je parle dans ce blog des gens que j'aime, ce qui me permet de ne pas être embarassé d'un discours trop circonstancié et dépendant. Rassurez vous, il reste encore quantité d'artistes et d'oeuvres que je n'ai pas encore cité, et que je ne citerai peut être malheureusement jamais dans ces pages, faute de temps ou par simple négligence, alors que je les considère comme des créateurs à découvrir. Là se posent les limitent d'un blog qui fonctionne aux coups de coeur et non avec la prétention d'être un témoin critique et exhaustif de la création sonore actuelle.

Pour en revenir à Jacques Rémus, et à la rétrospective qui lui est consacrée, voici la présentation de cet événement par un article paru dans Ouest-France :

Le théâtre de Morlaix accueillera une rétrospective des instruments de ce musicien,

du 3 juin au 31 août.

Un monde insolite de tuyauteries.

« Je ne peux expliquer pourquoi je fais cela mais je sais que je ne pourrais pas vivre sans... ». Énigmatique Jacques Rémus ? Définitivement humble plutôt. Ne comptez pas sur lui pour vous donner les clés de son oeuvre. « Je n'ai pas de théorie, je préfère m'imprégner des réactions qui se développent. L'atmosphère peut être subversive ou tranquille selon la partition, il n'y a pas de règle. »

Depuis Bombyx, la première machine sonore qu'il a créée en 1981, l'artiste se situe dans la lignée des sculpteurs sonores du Klang-Kunst (le son et l'art, en allemand) des années 1960-1970, parmi lesquels se reconnaissait l'Américain John Cage.

Pendant trois ans, les machineries insolites du Français vont habiter le théâtre à l'italienne de Morlaix. Un écrin baroque, un brin kitch, qui contraste à souhait avec les inventions. Une idée de René Peilloux, le directeur de la salle finistérienne, après avoir vu l'artiste à Beaubourg, à Paris, donner une performance avec Rolf Sudman, également constructeurs d'instruments délirants.

« L'installation à Morlaix a une ampleur inédite, puisqu'elle réunit la plupart des machines que j'ai fabriquées depuis 1991 », annonce Jacques Rémus.

Des machines à laver

La performance a été conçue comme un cheminement qui avance crescendo et part des entrailles du lieu avec un quatuor d'aquariums fluorescents qui soufflent des sons perce-oreille. Visuellement, L'orgue à bulles évoque une paillasse de chercheur. Une réminiscence de sa formation de biologiste, d'une époque où le saxophone lui offrait ses récréations. « J'ai fini par tout lâcher. Piètre instrumentiste, je me suis donné les moyens d'interpréter des partitions complexes. »

Depuis, ce savant pas si fou explore aussi bien le baroque que le contemporain. De la robotique à l'informatique en passant par l'électronique et la connectique... Il en jette plein l'ouïe et les mirettes de ses trouvailles lumineuses. Ses instruments à vent, à corde ou ses percussions à air propulsé ont été empruntés à l'univers de la tuyauterie ou de la mécanique. Ainsi ces machines à laver le linge, désossées, qui, sur un air de récup' rivalisent avec les Tambours du Bronx.

Chaque « Concermatique » s'interprète sans les mains, une fois la partition lancée sur l'ordinateur. Ou encore par le biais d'une manette de console vidéo que les spectateurs, qui se rêvent en chef d'orchestre, pourront promener dans les airs, en déclenchant des symphonies inédites.

Françoise LE BORGNE.
Sources Ouest-france

Visite des installations du mardi au dimanche de 15 h à 20 h. Renseignements au 02 98 15 22 77.

 

Et voici la présentation du Théâtre de Morlaix qui accueille cette rétrospective :

L'EMOTION MACHINE
Envahissement du théâtre à l'italienne par les machineries sonores de Jacques Rémus

Description :

Le Théâtre à l'italienne du Pays de Morlaix, classé au Monument Historique, est envahi par les machineries sonores de Jacques Rémus. Le patrimoine accueille la création contemporaine pour une aventure divertissante et fantastique ! 

Dès le 3 Juin et jusqu'au 31 Août, les sculptures sonores vont prendre possession du théâtre du pays de Morlaix et proposeront au public de s'essayer à leur maniement. A l'aide d'un joystick ou d'une manette WII, venez essayer de composer une mélodie en dirigeant des ensembles de machines à laver ! Vous serez surpris par votre créativité ! Petits ou grands, tous se laisseront prendre au jeu de la musique mécanique et se laisseront séduire par les concertos donnés par ces machines hors du commun.

A ces installations vont s'ajouter une programmation de spectacle tout aussi étonnant ! Conférence théâtralisée, massage sonore, concert performance, atelier d'écoute au casque...la programmation du Volet II de l'année 2008 fait la part belle au son, à l'art sonore et à ses dérivés.
Descriptif complet de la programmation selon les dates, dans l'onglet programmation.

Contact :
Théâtre du Pays de Morlaix
20 rue Gambetta
BP 67127
29671 MORLAIX cedex

Tel : 02 98 15 22 77
Fax : 02 98 15 22 70
Courriel : theatredupaysdemorlaix.communication@wanadoo.fr

Informations complémentaires : www.mecamusique.com

 

Mais cette programmation est également complétée par des événements annexes, qui se posent en contrepoints sonores des oeuvres de jacques Rémus  présentées:


La machine à explorer les sons
Un voyage sonore imaginé par Thierry Balasse

 

Description :

Embarquez au côté du professeur Tony Barks et de son assistant  Horace Hum à la découverte de l'Histoire du son et de l'évolution des modes d'écoute à travers les âges. Grâce à leur machine incroyable, ils illustreront leurs propos mêlant humour et réelle création musicale!

S'adressant à tous dès 10 ans, cette création musicale et théâtrale comblera aussi bien les novices que les amateurs de musique contemporaine et concrète.

informations complémentaires:
www.inouie.net

Mercredi 11 Juin 20h

Jeudi 12 Juin 20h

Vendredi 13 Juin 20h

 

 


DUO Spirli / Madiot
Concert / Performance sonore

 

Description :

Thierry Madiot joue d'un instrument peu répandu : le trombone basse. Gràce à son inventivité et son énergie, il s'est vite rendu indispensable sur la scène de la musique improvisée.

Alfred Spirli, lui, est familier du mélange des genres et des musiques. En plus de sa batterie, il s'entoure de jouets de toutes sortes qu'il transforme en source de sons!

Leur duo sur la scène du théâtre du Pays de Morlaix nous promet être une belle performance sonore ! 


Ne manquez pas les massages sonores de THierry Madiot !
Le mercredi 25 Juin, entre 15 et 17h ou 18 et 20h, venez vous faire masser grâce à la manipulation du son pendant 7/8min!
Gratuit, réservation obligatoire !


informations complémentaires : http://madiot.free.fr

Massage sonore  Mercredi 25 juin 15h à 17h et de 18 à 20h
Gratuit, réservation obligatoire

 

Le moment perpétuel
concert solo de Frédéric Le Junter

Description :

  Après avoir présenté ses installations et un concert solo (à la Carène) dans le cadre du festival invisible de Brest, Frédéric le Junter nous fait l'honneur de nous proposer un concert solo sur notre scène. 

A l'aide d'instruments et de machines mécaniques fabriqués par ses propres soins, Frédéric Le Junter nous fait découvrir son univers sonore peuplé de surprises et d'improvisation

informations complémentaires :
http://flejunter.free.fr


Programme complet à consulter et télécharger ici



Quelques images des machines sonores de Jacques Rémus


Concertomatique



Machines à laver

 


Autres machines à laver


Ensemble de machines sonores

 

Carillon concertomatique à Lille

 

 

 

 

 


par Gilles Malatray publié dans : Réflex'sons communauté : ECOUTE ECOUTE
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Lundi 5 mai 2008



INSTALLATIONS SONORES
ET autres
DISPOSITIFS USANT DU SON



Nous avons déjà parlé ici des dispositifs artistiques que l'on nome aujourd'hui  installations. Ces dernières ont pris, ces quelques dernières décennies, une importance considérable au sein des créations contemporaines.
Ces agencements d'objets, de sculptures, ces mises en situation dans un espace donné, donc en étroite relation, sinon en intéraction avec lui, entrent  de plus en plus nombreuses dans les fonds muséaux, les collections des FRAC, les programmations des galleries, des musées d'art contemporain...
Nouvelles narrations, souvent traitées de façon sensorielle, attractive, nouveaux croisements interdisciplinaires, nouvelles façons d'entrer physiquement au coeur de l'oeuvre, de la modifier, de participer à sa génèse, ou de la regarder s'auto-développer, se modifier, jusque parfois à la destruction sous nos yeux, l'installation est, si je puis dire, bien installée dans le paysage artistique.
Ses modes de jeux, ses intéractions ou celles qu'elles induit, ses processus génératifs, ses métamorphoses au gré des technologies, la rendent particulièrement vivace, réactive et polymorphe, au prix de devenir parfois déroutante pour ceux qui osent s'y aventurer, ou tenter de la cerner et de la définir.
Or le questionnement de cet article est justement d'approcher la notion d'installation sonore, puisque c'est ce dernier média qui nous intéresse tout particulièrement ici.
Installation sonore ou dispositif usant, en partie ou principalement, du son, selon une définition de l'artiste français Emmanuel Laguarrigue.
Comment peut-on, au travers d'exemples, de "catégories", souvent arbitrairement définies, mais il faut bien tirer le fil par un bout pour en déméler l'écheveau, essayer de qualifier ce qu'est une installation sonore, expression très employée aujourd'hui, représentant presque un genre à lui tout seul, nonobstant sa
polymorficité.
C'est donc aux vues de certaines pratiques, techniques, approches transdisciplinaires, prises de positions esthétiques, et sous forme d'un tableau, que nous aborderons l'installation sonore dans sa grande diversité.





INSTALLATIONS SONORES

Typologie

Quelques mots de description

Exemple d'oeuvres

(liens sites internet)

A ) INSTALLATIONS ACOUSMATIQUES

 

 

Oeuvres où la source et parfois les dispositifs de diffusions sont cachés pour ne laisser place qu'aux seuls sons agencés dans l'espace.

La répartition et le mouvement de sons sculptent de nouveaux espaces d'écoutes, architecturaux ou naturels.

Ces installations pouvant être qualifiées d'environnementales jouent sur l'ambiances sonores surajoutée à celle des lieux.

Elles peuvent être sur un espace restreint, fermé, ou créer un cheminement-parcours sonore.



 


 

- Installations à caractère écologique, mettant en avant, soulignant renforçant ou magnifiant les effets acoustiques d'un lieu naturel ou bâti

- Installation liée à l'histoire du lieu, à son patrimoine ou à ses fonctions

- Paysages sonores, phonographies installées

- Installation jouant sur la délocalisation et relocalisation des ambiances sonores, dans des espaces publics «dépaysement auriculaire » (ex :diffusion en temps réel de sons parisien sur une place indienne et vis et versa)

- Installation architecturale mettant en avant ou modifiant l'acoustique des espaces bâtis

- Installation « architecture d'écoute », proposant une amplification ou focalisation de l'espace ambiant par un aménagement construit à cet effet.

1 - Installations environnementales et architecturales

GMVL, Safari dans le noir

 

 

 

Dominique Petitgand

(Cliquez sur artistes

puis Petigand)

 

 

 

Bill Fontana,

Métro lyonnais

sound design

 

 

Max Neuhaus, TimePiece Gratz

 

 

Bernhard Leitner

(Sound Space)

 

Bernhard Leitner

(Cylindre sonore

La Villette Paris)

 

Akio Suzuki

(Jardin des deux

sources

Strasbourg)

 

 

2 - Audio-guides

Vrais-faux audio-guides (installation entre les deux oreilles) proposant des visites de lieux, jeux de rôle, narration mémoire des lieux et fictions, parcours ludiques et sensoriels...


Ici-même,

Cinéma radioguidé

 

 

Collectif Mu,

Sound Drop

B ) INSTALLATIONS VIRTUELLES NET-ART

Des installations sonores que l'on visite sur internet, à coups de clics et de cyber-navigation.

-Scénari visuels et sonores intéractifs,

-Nouveaux modes narratifs

- Déambulations-promenades dans des espaces sonores et visuels

- Mondes virtuels et installations sonores sur Second Life


 

 

 

99rooms

 

 

 

The Hospital

C) INSTALLATIONS PLASTICIENNES ET SONORES

Plusieurs sortes d'installations plasticiennes, et sonores bien entendu peuvent être envisagées.

- Celles pour lesquelles le média son est l'élément prédominant, où l'installation plastique sert essentiellement de support, de mise en scène ou en espace du son.

- celles où le côté plastique et le côté sonore cohabitent à force égale, instaurant un dialogue entre son, image, objet, sculpture...

- Celles où le son n'est pas l'élément central, mais plutôt un média secondaire, comme média participant à une narration, rajoutant une ambiance, ou soulignant un ou plusieurs éléments ou idées de l'installations.


1- Arts cinétiques

Sculptures sonores, mobiles, ou le mouvement déclenche des sons, pour la plupart mécaniques et acoustiques. Les mouvements peuvent être déclenchés par une motorisation ou sous l'effet d'élément naturels (vent)


Jean Tinguely

 

Sotto (Pénétrables)

 

Takis

( sphères musicales,

sculptures magnétiques)


2- Arts cybernétiques

Sculptures sonores et lumineuses réagissant aux milieux ambiants (lumière, sons, mouvements). Proches, sinon associées à l'art environnemental.


Nicolas Schoeffer

(tours cybernétiques)

 

 

3- Bricophonie

Pas vraiment des sculptures sonores ni des oeuvres monumentales, les bricophonies, constituent un ensemble de pratiques utilisant principalement , via le bricolage, l'objet usuel détourné de ses fonctions, la récupération de matières, éléments recyclés, matériaux... Mécanismes désossés, reconstitués, moteurs de récupération, micro-capteurs et autres bidouilles ont fait le succès de es installations en général très ludiques et parfois franchement déjantées, mais avec une poésie indéniable.

 


Frédéric Le Junter


Pierre Bastien

 

Pierre Gordeeff

 

Jéranium,

Metalu à chahuter

 

Alain de Filippis

 

Et tant d'autres

4- Lutherie(s) expérimentale(e)

Fabrication d'instruments insolites, détournements d'instruments, lutherie et interfaces numériques, entre jeux, objets sonores et véritables instruments; La lutherie se montre et s'installe aussi, avec ou sans musiciens, parfois à cheval entre bricophonie et recherche musicale.


Eric Van Osselaer

 

Jacques Rémus

 

Odd Music

 

Les chercheurs de sons

5- Circuit Bending

Détournements de jeux sonores, circuits électroniques maltraités, sound toys, tendance noisy et low-fi, les bricolores électroniciens fabriquent des synthétiseurs aussi originaux que bon marché, parfois dans un pur esprit de dérision post-dada. Cette pratique donne lieu a des rencontres, ateliers, performances et autres installations.



Reed Ghazala

 

 

Emmanuel Rébus

 

 

 

 

6- Jeux, parcours et espaces sonores ludiques



Cavan, Bretagne Trégor, Centre de découverte du son




Différents de la lutherie expérimentale quoique parfois de conception proche, les jeux et parcours sonores s'attachent essentiellement à donner une lecture pédagogique aux gestes et à l'écoute. Je touche, j'écoute, je joue, je comprend.

Cette pratique et là aussi assez proche des conceptions «sound ecology», perception de l'environnement sonore, embellissement acoustique et artistique des lieux de vie, entre jeux et sculptures sonores intéractives...




Centre de découverte

du son de Cavan

 

Sentier sonore

luxembourgeois

 

Sonic architecture

 

Acirène

 

Jardin sonore

de Pélussin

(GRAME, Michel Stievenart)

 

 

 

D) INSTALLATIONS SONORES A CARACTERE
MUSICAL


 



Céleste Boursier-Mougenot

Si la musique proprement dit n'entre pas dans la catégorie des arts sonores au sens premier, elle n'en constitue pas moins une source d 'inspiration alimentant des installations sonores et plasticiennes.

Mette en scène des ambiances musicales, ses interprètes, des instruments, au coeur d'installations amène à une réflexion sur le rôle du son dans la musique, et d'une redéfinition de la musique elle-même, par des artifices visuels et scénographiques.

Pierre Beloüin

 

 

 

 

 

Céleste Boursier-Mougenot

 

 

 

 

Saâdane Afif

 

 


E) INSTALLATIONS SONORES A CARACTERE SCIENTIFIQUE

 

 

 

Spatial Hedwin van Heide

 



Les relations arts et sciences sont parfois au coeur du débat de la création contemporaine, donnant des oeuvres étranges, poétiques et parfois inquiétante. Bio-génétique, cybernétique, sciences de la terre, de l'espace, informatique... des scientifiques font des incursions dans le domaine des arts, ou s'associent avec des artistes pour créer des transdisciplinarités fécondes.

 

 
Jean-Michel Aubé

 

 

Diane Landry

 

 

 

Lorella Abenavoli

(Le souffle de la terre)

 

 

Rapport AST Jean-Claude

F) INSTALLATIONS SONORES ENVIRONNEMENTALES

 


Eric Samakh - Joueurs solaires

 

 

 
Nous avons déjà abordé une forme d'installation environnementale dans cette classification, par le biais des installations acousmatiques. Voyons maintenant des installations sculpturales, toujours de type environnementales, mais essentiellement plasticiennes et sonores. Le côté écologique et parfois éducatif des installations est toujours sensible, le sonore étant pensé pour s'intégrer dans un paysage sonore préexistant et le faire percevoir de façon plus affinée.


Eric Samakh

 

Acirene

 

Will Menter

 

Pierre Mariétan

 

Louis dandrel

 

Bernard Delage

 

Steve Heimbecker

G) INSTALLATIONS SONORES ET VIDEO, DISPOSITIFS AUDIOVISUELS

TV Cello – Nam June Paik


Le principe d'installation convoque généralement plusieurs disciplines combinées dans une même oeuvre, ou tout au moins un ensemble d'oeuvres. Le son et l'image, au moins depuis la naissance du cinéma parlant cohabitent régulièrement. L'avénement des arts multimédia, numériques, et le développement de la création , y compris en installation, ont poursuivi, voire renforcé cette association. Parfois, le média son n'est utilisé que comme habillage, faire-valoir de l'image, conception peu intéressante pour nous, mais d'autres fois, il prend une place à l'égal de l'image et dialogue dans d'heureux contrepoints visuels et auditifs installés.

 

 

 

Vito Acconci

 

 

 

 

Name June Paik

H) INSTALLATIONS SONORES ET PICTURALES

 

 

Deux média se croisent: la peinture, la photographie, ou autres représentations visuelles, et le son.
On regarde tout en écoutant, on écoute tout en regardant; un média renforce l'autre, il y a complémentarité, frottement, dialogue...



Mireille Loup

 

 

Pierre Belouin

I) INSTALLATIONS SONORES ET PERFORMANCES ASSOCIEES

Ici, l'installation sonore donne lieu, ou prétexte une intervention artistique. Nous sommes une nouvelle fois à la croisée des chemins, où installations plasticiennes sonores et concert-performance, lecture, spectacle vivant se rencontrent