Flux sonores et humains

Arts sonores, installations, poésie sonore, net-art
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Paires d'oreilles et autant d'yeux
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Mercredi 7 mai 2008
DE BRUXELLES A MARSEILLES,
PAROLES ET SONS DE VILLES



Fast English translation


Le printemps affirmant ses douceurs, les projets sonores éclosent ça et là, et il semble que nos oreilles bourgeonnent au gré des sons naissants.

Après ce petit préambule un brin poétique, cet article présente deux projets, l'un bruxellois, l'autre marseillais, qui ont en rapport les similitudes de leurs approches urbaines, et parfois des outils et réalisations déployés sur le terrain.

Les deux structures qui ont imaginé et mise en place ces deux "festivals de l'écoute urbaine", l'expression est de moi, pour tenter de qualifier ces manifestations originales, n'ont a priori que peu de choses en commun, ni dans leurs objectifs initiaux, ni dans leurs modes de fonctionnement, si ce n'est l'importance accordée au média son, et un travail très souvent axée autour de l'urbanité.
Ce qui somme toute est déjà important.


Ce qui m'intéresse particulièrement ici, c'est la démarche artistique et culturelle, où le sonore, au travers des voix et autres sons de ville, est employé comme un outil média prépondérant, associé à d'autres médias que sont le film, la photographie, l'installation, la performance urbaine...

A Bruxelles, BNA (Bruxelles nous appartient), est une association très active, qui travaille autour de la parole patrimoniale, recueille de  nombreux témoignages, met en ligne tout cela avec des outils et une interface très efficaces quand à ses modalité de recherche et d'écoute, et organise régulièrement des rencontres et médiations autour de ces témoignages d'habitants.
La très haute multiculturalité bruxelloise, ville enclave aux deux langues et cultures cohabitantes, et comme beaucoup de capitales, ville d'accueil de nombreuses populations immigrantes, donne à ce projet social une pertinence et une force remarquable.

A Marseilles, Radio Grenouille, établie au coeur de la Friche Belle de Mai (c'est une implantation d'époque), est une radio alternative, culturelle, force vive et moteur de la création radiophonique française, et d'un renouvellement certain de la radio dite associative.
Il faut bien reconnaître que,  après l'engouement des radios pirates, puis libres des années 70/80, le mouvement s'est considérablement essouflé, voire totalement atrophié, à vouloir imiter les grandes soeurs tuyaux à musiques, ou à se faire littérallement dévorer par ces dernières, à quelques rares exceptions près.
Mais l'objectif de cet article n'étant pas de refaire le Monde des radios associatives, ou alternatives, on s'intéresera plus ici à lune des vocations de Radio Grenouille qui est de recueillir et de donner la parole à des habitants, des créateurs, des personnes socialement impliquées dans la cité phocéenne. Cité qui, à l'instar de Bruxelles, et de par sa position géographique résolumment tournée vers la Méditerrannée, et  son activité portuaire, est elle aussi un grand lieu de brassage de populations.

Ces deux  structures organisent donc, dans des temps quasiment concommitants, chacune un événement, où l'on retrouvent au centre du projet, la parole, le témoignage, la déambulation urbaine, l'installation de sons de villes, des approches sensibles, des lieux de réflexions sur la vie sociale urbaine... Bref, suffisamment de points de rencontre pour présenter ces deux actions simmultanément.
On pourrait presque penser, mais cela n'engage que moi, à une sorte de fil social Nord-Sud, avec des préoccupations somme toute très proches, liées à une conscience du fourmillement social qu'engendrent les villes, avec parfois plus ou moins de bonheur ou de douleurs, mais là, c'est un autre sujet.

"Villes imaginaires" à Bruxelles, et "Engrenages" à Marseilles, telles sont les deux manifestations, chacune d'elle éminemment sonores, creusets d'expositions, de postures d'écoute originales, de rencontres, de créations artistiques in situ et intra muros.

Commençons par le projet bruxellois dont voici le programme :


Villes IMAGINAIRES
c'est ici que je vis

Bruxelles, Ixelles

08/05 - 20:00
Projection au Nova sur grand écran d'une série de courts métrages réalisés dans les ateliers de Laurent Van Lancker et Milena Bochet pour BNA-BBOT.
 

Villes IMAGINAIRES 

 


 

"Villes IMAGINAIRES" est un projet autour de trois ateliers organisés par Bruxelles nous appartient (BNA-BBOT): l'un avec des primo-arrivants, un autre avec des artistes et un troisième accessible à tous. Animés par le vidéaste Laurent Van Lancker en collaboration avec Milena Bochet, ces ateliers ont amené les participants à inventer leur ville imaginaire. A travers les 25 films qui en sont nés, le résultat est une métaphore critique de Bruxelles, transposée en petits films faits à la maison notamment à partir de techniques d'animation et d'interviews sonores issues de la banque de données de BNA-BBOT. Le Nova vous propose sur grand écran, en présence de plusieurs réalisateurs, deux séances de films (et une performance) extraits des "Villes IMAGINAIRES". Le DVD intégral sera également visionnable sur un moniteur.


 






 

Villes IMAGINAIRES suite

 




Saturacités
Elise Dethier, vo fr / fr ov, 1'

Le temps d'un clin d'oeil, l'emprise du rythme de la ville sur nos esprits et nos corps.

2013
Antje Van Wichelen, vo fr & nl / nl & fr ov, 4'

En 2013, les Bruxellois en ont eu marre des abîmes que les hommes de pouvoir leur imposent et se sont retirés sur les hauteurs de la ville.

Bushra
Collectif, vo fr & nl / nl & fr ov, 1'

Cette ville existe seulement en paroles, mais malheureusement, la bouche qui parle beaucoup n' a pas toujours raison!

Abdeltown
Abdelwahab Hakem, vo fr & ar / ar & fr ov, 4'

Ville de sable où il fait trop chaud. Les pauvres vivent en haut, tandis que les riches et l'administration sont sous terre.

Bruin
Laurent Van Lancker, vo nl / nl ov, 2'

Cauchemar ou rêve éveillé? Une ville brune et surréaliste.

Marz
Amir Najmi, vo fr & perse / perzich & fr ov, 2'

Une ville divisée en deux clans: ceux qui ont une bouche et donnent des ordres, ceux qui ont des oreilles pour les écouter et les accomplir.

Argentmensonge
Faïssal Chibani, vo fr / fr ov, 2'

L'argent est d'une telle importance dans notre monde, que le conteur avoue mentir pour en avoir.

1,2,3...
Abdelhak Ziani, vo fr / fr ov, 2'

Rêve d'une ville où, dans chaque bâtiment, des moments de partage seraient organisés.

Nord
Jérémy van der Haegen, Thomas Vandecasteele & Cinqheuresmoinsdix, vo fr / fr ov, 6'

C'est une ville, ou plutôt quartier. Invisible parce qu'il n'existe plus...

Bouillon
Philippe Witjes, vo fr / fr ov, 5'

Promenade intérieure et éloge sur les multitudes de nourritures ethniques et autres que l'on peut trouver à Bruxelles.

Miraville #1
mira, sans dial / zonder dial, 3'

Un pied se balade à Bruxelles. Montage de photos avec musique de Matthieu Ha.

Racine
Florian Ruymen, vo fr / fr ov, 16'

Les racines de cette ville introspective et activiste sont les sans-papiers.


 







 


 




 

Miraville #2
mira, sans dial / zonder dial, 3'

Un pied se balade à Bruxelles. Deuxième version.

Cafeine
Collectif, vo fr / fr ov, 1'

La ville est un moulin à café et nous sommes les grains de café...

Ousmanville
Ousmane Ba, vo fr / fr ov, 1'

Une très grande ville, avec des habitants de toutes nationalités et où chacun doit travailler.

Sumba
Laurent Van Lancker, vo fr / fr ov, 2'

Histoire vraie de l'île de Sumba.

Kodjoville
Kodjo Degbey, vo fr & mina / mina & fr ov, 4'

Un chien devient la cible d'accusations mensongères et est forcé à migrer vers d'autres cieux.

Croisées
Sophie Auby, vo fr / fr ov, 4'

Une jeune citadine traverse les quatre saisons...

Mauricia
Mauricio Garcia, vo fr / fr ov, 3'

Une ville qui flotte dans l'air, personne ne sait comment. Sous le soleil évidemment.

Doroville
Dorothée Clette, vo fr / fr ov, 5'

Relation entre Doroville et Bruxelles. L'absurdité, les pistes cyclables, les clandestins...

Destra o Sinistra I & II
Kika & Prairie + Labo, performance, 15'

Deux films créés en multi-projection et inspirés par Italo Calvino: "un paysage invisible est la condition du paysage visible" (extrait de "Le città invisibili"). Passage dans une ville imaginaire, entre lignes urbaines submergées, calmes ombres volcaniques et paysages en mouvement, apparaissant en transparence sous différentes couches de film tournées en super 8. Labo (Jen Debauche, Sébastien Koeppel & Kika) et Prairie (guitare, improvisation sonore) en proposent une réinterprétation collective sous la forme d'une performance.



Expo58OoReille
L'Expo58OoReille dans la Fête de l'Iris
Ouverte les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mai de 13h à 18h

Avec Expo58OoReille sur le Mont-des-Arts, l'architecte-scénographe Karel Vanhooren a conçu une installation futuriste en forme d'étoile, décorée par des collages de Wim Taciturn, artiste en résidence aux Ateliers Mommen. Diffusion de montages sonores/jukebox de Muriel Claeys.
L'aboutissement du projet Blinddate58

Blind Date 58

Dévoilez les histoires personnelles de l’expo 58.

L’Expo 58, c’est beaucoup plus que l’Atomium. Pour s’en convaincre, il suffit de demander à ceux qui l’ont vécue!

L’Expo 58 a fait de Bruxelles une ville au rayonnement international. Nombreux sont ceux qui se sont rencontrés à la Belgique Joyeuse, où l’on mangeait du softice, buvait du coca, regardait la télévision en couleurs et admirait le Spoutnik. Le Congo Belge allait basculer.

Que représente l’Expo 58 pour ceux qui y etaient? Quelles histoires racontent-ilsencore aujourd’hui? Découvrez les grandes et les petites histoires pendant votre rendez-vous, en Blind Date 58.




C'est ici que je vis -
jusqu'au samedi 17 mai
Installation sonore dans la Biennale "Photographie et Architecture" #2 - Corps de Ville
La Cambre-Architecture

 
g

CORPS DE VILLE
Du vendredi 14 mars au samedi 17 mai 2008, se déroulera à Bruxelles la seconde édition de la biennale « Photographie et Architecture » de l’Institut supérieur d’architecture de La Cambre.

    A travers l’ambiguïté de ce mariage sémantique, « Corps de Ville » convoque les innombrables perceptions qui permettent d’appréhender la ville et d’accéder à sa complexité, tant structurelle que représentative. Se défendant de toute volonté d’exhaustivité, « Corps de Ville » est en quête d’évocations informées et en appelle aux voix (voies) multiples pour que, complémentaires, elles activent tant que faire se peut la réalité polyphonique de la ville.

    Vingt photographes, dix belges et dix français, ont été sélectionnés pour évoquer cette réalité polyphonique de la ville et pour témoigner des « manières » différentes qui permettent d’incarner ces voies multiples.


A l'invitation de Marc Mawet, commissaire de l'exposition "Corps de ville" Biennale#2 - Photographie et Architecture, Paul Decleire (BNA-BBOT) et Quentin Jacques (deux temps trois mouvements) ont conçu et réalisé une installation sonore qui va résonner durant deux mois, au milieu de quelques 200 photos de villes du monde entier, oeuvre de plus de 20 photographes. Polyphonies de la ville.
 A découvrir dans l'Espace Architecture de la Cambre, place Flagey 19a (coin Boondael),
du mardi au dimanche, de 11h à 18h.
Sources, Site BNA


NB :
Pour comprendre toute la pertinence du projet, il et indispensable d'aller écouter l'énorme et riche collection de sons glanés par BNA.
Pour ce faire, c'est très simple, il faut s'inscrire en ligne pour recevoir un mot de passe et pouvoir naviguer dans ces trèsors oraux.
La démarche est rapide, simple, et gratuite !
Alors tentez l'aventure, vous ne le regretterez pas !
C'est par ici l'inscription à BNA




Et maintenant, voici celui de Radio Grenouille à Marseilles

ENGRENAGES

Manifestation sonore, radiophonique et urbaine


Marseilles, Quartier du Panier


On écoutera Engrenages sur les ondes dans des temporalités spécifiques à chaque projet : entre direct, différé et… décalé.

En amont à la manifestation,
Dès le 12 mai : Retrouvez au hasard du 88.8 des courts-métrages d’ARTE Radio, des sons bruts de l’atelier Kelmori, ainsi que des portraits d’habitants réalisés par Emmanuelle Taurines.

Du 19 au 23 mai à 10h : Exposé de Christophe Deleu sur les problématiques de la radio.

Du 19 mai au 6 juin, du lundi au vendredi à 14h : Rediffusion des émissions de G. Racina et L. Bertolina, la Traversée

Pendant Engrenages, écoutez en direct les journées du 24 et du 25 mai
Samedi 24 mai à 11h : Cinéma radioguidé d’Ici-même [Grenoble] :
Guidé par les ondes complices de la grenouille, le cinéma radioguidé convie le public munie d’oreillettes à une redécouverte sonore de la ville. Ici même écrit une pièce sonore à la fois en adéquation avec le réel et dans le même temps un parcours poètique et ludique.

Samedi 24 mai de 12h à 19h30 : Café verre radiophonique
Café verre est une publication imprimée à Marseille. Café verre, Grenouille et La compagnie, se sont associés pour produire un numéro de café verre radiophonique. Il se déroule sur sept heures vingt-six minutes dix-sept secondes.

Samedi 24 mai à partir de 19h 30 : Pique-nique radio.
À l’heure du coucher du soleil, rendez vous sur les ondes du 88. 8 ou encore aux pierres plates à Marseille pour écouter des pièces sonores à la croisée entre musiques actuelles et création sonore choisies pour cet espace : John Deneuve, Radiomentale, Collectif Mu, Monsieur MA et Monsieur GO, Platoniq/Burn fm, Puyo Puyo alias The Brain, Philippe Petit

Dimanche 25 à 11h : Cinéma radioguidé
Dimanche 25 à 18h : les Vélos sonores
Ce travail de création sonore pour cyclistes en déambulation visera à faire écouter la ville sous un angle différent en associant des prises de sons à des lieux particuliers, en essayant de distordre le principe de l’audio-guide muséal.

En rebond à la manifestation, réservez le week-end des 7 et 8 juin pour entendre les « pièces-vedette » d’Engrenages :
Samedi 7 à 10h : Les Traversées de Gilbert Racina et Lucien Bertolina
La création radiophonique de Gilbert Racina et Lucien Bertolina nous invite à naviguer sur une ligne imaginaire jetée entre les deux bords de la Méditerranée, confrontant ainsi par leurs souvenirs et l’actualité un passé et un présent toujours reconstruits depuis 1954.

Samedi 7 à 15h30 : témoignage critique de Christophe Deleu
Un témoignage critique de Christophe Deleu, maître de conférences au Centre universitaire d’enseignement du journalisme de l’Université de Strasbourg 3 et producteur délégué à France Culture, nourri de son écoute et de sa propre expérience d’Engrenages.

Dimanche 8 à 10h : L’Enjeu du détail d’Emmanuelle Taurines
Du littoral aux crêtes des collines en passant par les espaces d’habitats social et ouvrier, qu’est-ce qui a fait et fait la richesse de ces terres qui rencontrent la mer ? L’Enjeu du détail est un récit séculaire de la zone arrière-portuaire de Marseille construit en lien avec des habitants de ces quartiers depuis 2003.

Dimanche 8 à 15h30 : Kelmori de Yannick Dauby
Yannick Dauby est allé écouter les sons de l’île du Frioul avec la participation active d’une dizaine de personnes. Ils y ont capté et mis en forme ces sons afin d’aboutir à une création qui s’inspire des situations et écosystèmes découverts sur place.

Source site Radio Grenouille

Plaquette programme détaillé (PDF)






par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mercredi 7 mai 2008
SAINT-ETIENNE INSTALLE DU SON

MUSÉE DE LA MINE
Puits Couriot
3 bd Franchet d'Esperey
SAINT-ETIENNE

 

Fast English translation


Pour la 19è années, les Musiques Inovatrices se posent à Saint-Etienne.
Ce festival aime à présenter des courants hors-normes, loin des circuits grand public, des stars consacrées.
Jazz, musiques expérimentales, improvisées, OVNI sonores inclassables (OSNI), toute une palette destinée aux oreilles curieuses s'installe dans le fief stéphanois pour un week-end, du 30 mai au premier juin prochain.
Et quand j'emploie le verbe s'installer, c'est justement pour faire la transition avec le sujet qui intéresse régulièrement ce blog : l'installation sonore.
Nous reviendrons d'ailleurs, prochainement, plus en détail, sur cette pratique artistique des plus courantes aujourd'hui.

Parmi la programmation éclectique de ce festival, je retiendrais deux installations qui, outre les concerts, méritent le déplacement.

La première est de jérome Poret et porte le beau titre de Résilience, tout un programme en soi !

Résilience

La résilience est un phénomène que caractérise le pouvoir d'absorption d'un choc sur un matériau. Elle est cette capacité d’un matériau à résister à des assauts ou à recouvrer son intégrité après les dit assauts; quelqu'un touché par un traumatisme, en prendra acte pour ne plus vivre dans la dépression et le poison que ce traumatisme peut engendrer.
Plusieurs haut-parleurs évoluent sur une plateforme tournante mi-socle/mi-podium. La lumière au centre, un phare en négatif teinté de couleur sodium, provient du service voirie d'une ville. La “chose sonore“ de JEROME PORET ressemble à l’antidéluvienne cabine leslie, mais dont seule subsiste l’ombre portée dans l'espace. L'espace devient alors un stimuli pour la perception, une zone d'ombre mise en lumière par une multitude d'éléments de réel, s’appliquant à en recréer un événement.
En matière de son, utiliser un matériau résilient se résume à faire disparaître les vibrations causées par certaines fréquences. Sa disparition entame l'objet sonore qui perd certaines de ses caractéristiques face à l'environnement qui le “supporte“. Et son rayonnement en est alors affecté.

Pour en savoir plus :
http://www.virb.com/jeromeporet
http://resiliencejeromeporet.blogspot.com/


Résilience a été réalisée avec l’aide du
Conseil Régional Centre et de la DRAC Centre et en collaboration avec le 9bis et Emmetrop.

Sources site Musiques innovantes



Biographie de Jérome Poret

Jérôme Poret est né en 1969 à Paris. Il fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Bourges où il fait la connaissance de l'association Emmetrop. Il réalise sa première pièce sonore en juillet 1995, juste après son diplôme. À partir de 1997, il rencontre à Bordeaux l'association les 500 Diables, à Grenoble le 102 et le Brise glace, fondé entre autre par Laurent Faulon et Samuel Rousseau. Gardant un pied à Bourges il collabore avec l'association Emmetrop et Bandits-Mages sur leurs différentes manifestations. Pied de micro pour les Tétines Noires, il découvre à l'époque la scène parisienne avec entre autre Erik Minkkinen et SisterIodine. Le Garage à Paris a dans ses murs un des premiers concerts de Pan Sonic, Rioji ikeda et une installation de Nicolas Moulin avec qui il va nouer des liens d'amitié. Il commence à réaliser ses infiltrations. Il invente le terme d'abstract-dub en invitant Cédric Pigot en première partie de Improvisator Dub, pour un set de Harshnoise-industriel en première partie, ou l'idée de créer des confrontations directes entre des publics dédiés aux espaces donnés. Il retourne à Berlin et découvre Atari Teenage Riot dans les quartiers de l'Est Berlinois. Il collabore sur des régies d'assistances sur des expositions comme celle du CCC (Tours) avec Bruit Secret et l'exposition de Nick van de Steeg au Centre d'art de Pougue-les-Eaux, dernier opus de Catherine Arthus-Bertrand. Jérôme Poret fonde en 1997 le Transpalette (Bourges), espace d'art contemporain atypique, avec la collaboration de l'association Emmetrop, pour laquelle il est chargé de la direction artistique et de la programmation. Il reprend parallèlement des études au Conservatoire National de Bourges en classe d'électroacoustique dirigée par Roger Cochini ancien étudiant de Pierre Schaeffer. En 2004 à Tours, il rencontre Sarkis dans une Ecole créée pour l'occasion par l'artiste, lors de son exposition: Le souffle, de Saché à Villejuif dans l'enceinte du Château. par Anastassia Makridou-Bretonneau, cette rencontre sera déterminante dans son choix futur de vie et de travail. Il décide de reprendre une activité artistique qui se déploie dans les arts sonores, s'ensuit une exposition au Frac des Pays de Loire invité par Laurence Gateau en 2006. Il collabore ponctuellement à la revue Mouvement et sortira prochainement un disque sur le label OpticaSound.


La deuxième installation,
"Built from Scratch Apparatus" est signée PIERRE GORDEEFF , un artiste sonore Nantais que j'ai découvert à Besançon l'été dernier, et dont le travail , alliant mécanismes cinétiques, sons, lumières et ombre projetées m'a tout particulièrement séduit.


Built from Scratch Apparatus

PIERRE GORDEEFF s'intéresse aux choses et aux objets déconsidérés, à ces déchets dont personne ne veut. Sa démarche questionne nos échelles d'appréciations, quant à l'utile, le nécessaire, le beau. Ses mécaniques sonores qu’amplifieront sans nul doute l'effet loupe et les réflexions sonores des parois et des plafonds du Musée de la Mine font implicitement référence à l'art cinétique et aux machineries de TINGUELY. En interrogeant le futile et le nécessaire, GORDEEFF (qui s’est, dans le passé, produit, avec PIERRE BASTIEN et JEAN-LOUIS COSTES) construit des situations plastiques où lumière et son s’enchevêtrent dans un processus hasardeux et poétique.

Sources site Musiques innovantes








par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mardi 6 mai 2008
LES MEDIA PARLENT
(ET FONT
ENTENDRE PARFOIS)
DES ARTS SONORES
SUR LE PETIT ECRAN
ET SUR LES ONDES




Fast English translation 


Une fois n'est pas coutume, parlons d'une émission télévisuelle culturelle, et qui plus est consacrée aux musiques électroacoustiques et autres créations sonores expérimentales.
Elektra, tel est son nom. Cette émission est née de l'association gérant un label au titre quasi éponyme (Elektramusic) qui, sous l'impulsion de Paul Clouvel, lui-même compositeur, promeut les musiques électroacoustiques et expérimentales.
Le service publique audiovisuel et les autres sattelites généralistes du PAF deviendraient-ils soudain soucieux d'apporter un brin de culture électro sur le petit écran, faisant ainsi fi du sacro-saint audimat ?
Que neni !
C'est en fait TNA, un chaîne exclusivement regardable (et écoutable) sur la web télé (Orange et Free) qui s'y colle, proposant de relayer des émissions de télévision concoctées par des web(red)acteurs potentiels, comme vous et moi.
Peut être une habile et maline façon de remplir ses tuyaux, mais ne boudons pas notre plaisir, c'est à ma connaissance la première fois, ARTE compris, qu'une demi-heure mensuelle, rediffusions à l'appui, est consacrée exclusivement aux musiques électro-acoustiques.
Pourvu que cela dure... Voire même s'étende à d'autres pratiques culturelles, sonores bien entendu, fort peu montrées par nos médias bien-pensants.

On peut ainsi rêver d'émissions traitant des installateurs sonores, sound écologistes, bricophonistes, luthiers expérimentaux, dans l'esprit de ce que fait superbement bien Gérard Nicollet sur son blog "Les chercheurs de sons".
Mais pour cela, on n'est jamais si bien servi que par soi-même, il nous faudrait maîtriser un tant soit peu les arcanes du reportage audiovisuel, retrousser nos manche, et prendre le temps de réaliser et de proposer de tels sujets...

En attendant, voici le programme et les lieux et heures d'écoute de la prochaine émission Elektra.


ELEKTRA N° 15 - Mai 2008



Elektra, votre magazine des musiques expérimentales va consacrer intégralement son édition de mai à l'univers du duo canadien Ekumen, formé par Delphine Measroch et Nicolas Bernier, que nous avions déjà découvert dans une édition précédente. Suite donc, avec deux nouvelles oeuvres vidéomusicales tirées de leur DVD "Tricycle" :

- "She Under A Sherrigton Tree" -
Delphine Measrock & Nicolas Bernier


- "Le Microsillon des vagues" -
Delphine Measroch & Nicolas Bernier


La première diffusion est prévue le jeudi 8 mai 2008 à 19h30 sur TNA
Freebox Canal 168 - Livebox Canal 110

Les rediffusions sont prévues aux dates suivantes :

dimanche 11 mai à 12h30 /

mardi 13 ou mercredi 14 mai à 15h30 /

mercredi 14 mai à 10h45 /

samedi 17 mai à 11h50 /

dimanche 18 mai à 22h45 /

lundi 19 mai à 18h05 /

mardi 20 mai à 09h00 /

mardi 20 ou mercredi 21 mai à 15h00 /

vendredi 23 mai à 18h35 /

lundi 26 mai à 18h05 /

mercredi 28 mai à 08h00 /

mercredi 28 mai à 14h05 /

samedi 31 mai à 12h30

présentation Amélie Deymier - réalisation Paul Clouvel
relecture et rédaction des textes Marie-Céline Noclain

remerciements au Centre Européen d'Actions Artistiques Contemporaines de Strasbourg - CEAAC -http://www.ceaac.org



De plus, Vous pouvez écoutez sur
la web radio d'Elektamusic, des playlist mensuellement renouvelés.

Programme du mois en court

Programme Mai 2008

Felix-Antoine Morin : "Feed Metal Dirt" (07:00)
Robert Dow : "Steel Blue" (12:27)
Harold Nono : "clown's lounge" (07:35)
Dale Perkins : "Rubicon Drift" (16:17)
Tim Reed : "Roberto" (08:30)
Delphine Dupré : "Jupiter2002" (06:35)


Sources, site Electramusic



Profitons d'ailleurs de cette transition radiophonique pour rendre hommage à quelques autres aventuriers de l'oreille qui nous font partager, fort largement et généreusement grâce au web, leurs coups de coeurs et commentaires.
Il faut bien reconnaître que, sur les ondes nationales, si l'on enlève Electromania et Tapage nocturne (France musique), qui ont d'ailleurs perdu beaucoup de leur lisibilité passée, noyées actuellement dans un flux sonore assez disparate, la création sonore contemporaine est très peu représentée.


Commençons par une initiative drômoise, "Territoires du son", initiée par
Denis Dufour et Bérangère Maximin (Motus).

« Les Territoires du son »,
c’est chaque lundi sur RSF 94.2 FM (Radio Saint-Ferréol), la radio du Val de Drôme, de 21 h à 21 h 40, avec une rediffusion le samedi suivant à 15 h, avec maintenant la possibilité, pour ceux d'entre vous qui ne résident pas dans le Val de Drôme, d'écouter la station en direct sur Internet.

Logo Radio St Ferréol

Depuis septembre 2007, l'émission est animée par Bérangère Maximin.

L'émission comporte deux nouvelles chroniques : la vignette « Audiobag », une immersion de quelques minutes dans une séquence brute, une prise de son extérieure effectuée rien que pour vos oreilles et la « Séquence éclectique », dédiée aux expérimentations sonores diverses.

Et toujours une programmation d’oeuvres acousmatiques, électroniques et expérimentales, ...

Ecouter la station Radio Saint-Férréol en direct sur Internet



Parlons maintenant d'une émission culte de l'anarchique et non moins connue Radio Libertaire ; Epsilonia. Cette émission a été créée en 1986 par Jacques Perdereau, décédé en 2003.

Née dans les studio de Radio Libertaire et diffusée à l'origine sur la couronne parisienne, Epsilonia est maintenant écoutable partout, sur le web, et présente de nombreux podcasts d'émissions passées.
Dans l'esprit libertaire, refusant les circuits trop formatés, commerciaux, écoute de masse, cette émission déniche de véritables perles sonores, dans des genres très différents, décapant notre écoute, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

En voici la présentation par Radio Libertaire elle-même.


L'émission Epsilonia est dédiée à la découverte et à la défense des musiques expérimentales, musique contemporaine, electroacoustique, improvisée, bruitiste, ambiante, progressive, free-jazz, ainsi que des domaines comme la poésie sonore ou le spoken word. A travers la collaboration de quatre équipes, chacune étant chargée de la programmation d'une soirée par mois, nous essayons de faire
connaître les courants les plus variés possibles de ces musiques, sur disque comme en live. En permettant à l'auditeur de s'ouvrir à une approche différente de la musique, nous espérons susciter chez lui la curiosité et par contagion l'envie, non seulement d'écouter mais de penser différemment, sans préjugé et avec un esprit ouvert : nous croyons fermement au rôle d'alternative que peuvent avoir les musiques expérimentales face à la muzak assenée à longueur de média commerciaux.

 

PROGRAMME DE MAI 2008

 

 Jeudi 01 Mai 2008

Les deux dernières émissions / Terminal Beach : TBA

 Jeudi 08th Mai 2008

Les électrons libres invitent Kasper Toeplitz (interview) : Compositeur et musicien français d'origine Polonaise né en 1960, il joue principalement de l'ordinateur et de la basse électrique; il vit et travaille à Paris. Oeuvrant par-delà les distinctions trop communément admises entre musique contemporaine – la « grande » – et celle dite non-académique – ou simplement « vivante » : en l’espèce la musique électronique, ou noise music, il travaille donc tout autant pour les grandes institutions d’État (GMEM, GRM, IRCAM, Radio-France) qu’avec des musiciens expérimentaux ou inclassables, tels Eliane radigue, Zbiniew Karkovsky, Phil Niblock ou Art Zoyd. Influencé par Scelsi et Xenakis, il a d’abord beaucoup écrit pour les instruments traditionnels (a reçu plusieurs prix et distinctions : 1er prix de composition d’orchestre au festival de Besançon, 1er prix au concours "Opéra Autrement/Acanthes", Villa Médicis Hors les Murs à New York, prix Léonard de Vinci à San Francisco, Villa Kujoyama à Kyoto, DAAD de Berlin), ainsi que pour son orchestre de guitares électriques Sleaze Art, avant d’intégrer pleinement l’ordinateur à son travail, autant en terme de pensée compositionnelle qu’en tant qu’instrument « live » à part entière (via le langage de programmation MAX notamment).

Jeudi 15 Mai 2008

Mix by Samon Takahashi

Jeudi 22 Mai 2008

Les deux dernières émissions / Terminal Beach : TBA


 

 

Et pour finir ce petit tour des ondes sonores, non exhaustif il va de soi, voici Dissonance, sur Aligre Fm, une émission en ligne, avec quelques podcasts forts intéressants, proposée par Bernard Girard, passionné et passionant médiateur des musiques contemporaines (pluriel obligé ici).

Voici la présentation qu'il en fait.

 

J'ai découvert la musique contemporaine adolescent, au Domaine Musical que Pierre Boulez animait au théâtre de l'Odéon.  Les premiers disques que je me suis achetés (c'était au tout  début des années 60) étaient de musique concrète et de musique sérielle (je me souviens d'un disque avec des oeuvres de Pousseur et Stockhausen dont la pochette avait été dessinée par Zao Wou Ki) et je n'ai jamais compris l'ostracisme dont elle a si longtemps fait preuve. Ces musiques ne m'ont jamais paru plus compliquées ou difficiles que d'autres. C'est donc pour le plaisir de les entendre autant que pour celui de les faire découvrir que j'ai choisi d'animer cette émission que je souhaite aussi ouverte que possible à la création contemporaine, mais aussi aux oeuvres des compositeurs du XX ème siècle. Nous y avons entendu ces dernières semaines des oeuvres de Francis Dhomont, Luc Ferrari, Pierre Boulez, Pierre Henry, Cornellius Cardew, Scelsi, Morton Feldman, John Cage…

On trouvera sur ce site une partie des matériaux utilisés pour construire cette émission, le texte de mes interventions (ce que j'appelle leur script), ainsi que la liste des disques programmés. On y trouve également quelques émissions à écouter. J'aimerais en mettre plus, mais des problèmes de taille des fichiers et de droits d'auteur limitent mes ambitions.

Ceux qui s'intéressent aux questions économiques trouveront également quelques interventions  que j'ai réalisées sur le sujet.


Quelques émissions en ligne : Michel Risse, Philippe Festou, Sébastien Béranger, Valérie Philippin, Alain Gonnard, Jean-Francois Cavro, Eliane Radigue (émission 1, 2, 3), Henri Chopin, Marco Stroppa





Bonus +

Et sur une proposition d'Etienne, Bonjour
Radio Grenouille , voici deux autres lieux d'écoutes radioponiques pleines de surprises.







Tous les lundi à 21 H 30
animée par Maki



Photographe, compositeur et animateur radio à Marseille depuis 1986... Maki produit et réalise depuis 1996 l’émission "Cacophonies" sur Radio Grenouille. Cette émission hebdomadaire est à présent connue au niveau international comme une émission de référence en matière de musiques "hors normes" dans le sens large du terme, et englobe la musique improvisée, musique contemporaine, électroacoustique, expérimentale, avant-rock, le free jazz, musiques électroniques, poésie sonore, etc...


Cacophonies fût la première émission de radio musicale en France à être retransmise en direct (son et image) sur Internet...


Podcast




Génération Bip Hop

2eme & 4eme dimanche du mois
19h30
animateur : Philippe Petit

BiP_HOp est un webzine, une structure organisant soirées/concerts, et surtout un label qui s’attache à diffuser les musiques éléctroniques contemporaines aventureuses et créatives, les aventures sonores non-conventionnelles.

www.bip-hop.com

Dans le même esprit de partage de ses passions Philippe Petit anime depuis 1985 des émissions radio (débuts sur Radio Activités, puis Dialogue, Utopie, Galère, divers programmes diffusés sur les Campus en France et à Bruxelles, sur la Grenouille la "Génération BiP_HOp" traite de musiques indépendantes :

les musiques "douces" l’ambiant, le folk, électronica, post-rock, dubby, glitchy, les comptines, le minimalisme

les musiques "dynamiques" l’electro, le rock, avant-hip-hop, la techno, les attentats sonores ou autres bruiteries inhabituelles...


Son TOP 33 pour 2007 :

ARTIST ALBUM label

Oxbow : the narcotic story (Hydra Head)
Rothko : eleven stages of intervention [BiP_HOp]
Caribou : andorra (Merge)
Function : the secret miracle fountain (Locust)
Pluramon : the monstrous surplus (Karaoke Kalk)
Do Make Say Think : you, you are a history in rust (Constellation)
Kammerflimmer Kollektief : jinx (Staubgold)
Darling : s/t (Cave 12)
Tuxedomoon : vapour trails (Crammed)
Jesu : conqueror (HydraHead)
Helen Money : s/t (Cellobird)
Neurosis : given to the rising (Neurot)
 ?Alos : ricordi indelibili (Bar La Muerte)
Foetus : damp (Ectopic Ents)
Zeitkratzer & Lou Reed : metal machine music (Asphodel)
KTL : #2 (Editions Mego)
Tarentel : ghetto beats on the surface of the sun (Temporary Residence)
Dälek : abandoned language (Ipecac)
Trentemoller : the last resort (Poker Flat)
Pantaleimon : trees hold time (Jnana)
Spaceheads & Max Eastley : a very long way from anywhere else [BiP_HOp]
Pan sonic : Katodivaihe/Cathodephrase (Blast First Petite)
Murcof : cosmos (Leaf)
Port-Royal : afraid to dance (Resonant)
Golden Death : ephemera blues (Helmet Room)
Drog_A_Tek : who hurt you ? (Que Tempo)
Migraine Inducers : antagonistic music (Beta Lactam Ring)
Klima : s/t (Peacefrog)
Piano Magic : part monster (Green Ufos)
Sinner DC : mount age (Ai)
Don Shtone : beware of the cat (Off)
Mùm : go go smear the poison ivy (FatCat)
Sunburnded Circle : the blaze game (Conspiracy)




NB : Suggestions, remarques et autres propositions sont toujours les bienvenues ! N'hésitez pas.










par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Vendredi 2 mai 2008
L'OREILLE A PERTE DE VUE,
EXPOSITION AUTOUR DU SONORE
Par le Groupe de Musique Vivantes de Lyon

Du mardi 13 au samedi 24 mai 2008 :
Château d’Aubenas (07) -
Entrée libre -
Horaires : Lu, ma, je, ve : 16h30-18h30
et me, sa : 9h-12h / 13h30-18h

Infos : 04 75 89 02 02




Fast English Translation

Accéder à l'art sonore, comprendre un peu mieux le message ou les messages des artistes, prendre du plaisir à voir et écouter, à manipuler, autant de postures qui  passent souvent par une approche, ou mieux encore une appropriation, de la matière employée.
Ici nous dirons qu'elle sera avant tout sonore !

Le son et une vibration... Ah oui ? Comment cela ?
Comment je produis du son ? ... Parce que j'en produis aussi ?
Comment se propage t-il ? Dans quoi ? ... Ailleurs que dans l'air ?
Comment l'entend-t-on ? L'interprète t-on ? ... On ne l'entend donc pas tous pareil !
Et comment le son se retrouve t-il au coeur d'une création artistique ?... Quel statut pour une modeste vibration !

Souvent, une petite démonstration, une expérience toute simple, valent mieux qu'un grand discours.

Les expositions ludiques, didactiques, qui proposent des choses à manipuler, tester, écouter, sont de vrais outils de médiation pour que l'oreille et le regard s'aiguise, et que nous puissions apprécier mieux encore le travail des artistes sonores.

Voici donc une exposition, que j'ai eu l'occasion de visiter, de tester, et d'inviter, qui remplit parfaitement son rôle.



« L’écoute à perte de vue » à partir du mardi
13 mai 2008




Exposition sonore et interactive
A partir de 6 ans
Château d’Aubenas



Le son dans tous ses états !
L’exposition « L’écoute à perte de vue » retrace le périple du son à travers le corps humain, dans l’espace et la création musicale. Conçue par le
Groupe Musiques Vivantes de Lyon [GMVL], elle s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants. Grâce à de multiples ateliers interactifs, le visiteur explore le phénomène sonore et le fonctionnement de l’oreille tout en s’informant sur les risques auditifs. Il pourra également se familiariser avec certaines techniques de traitement du son et découvrir la création musicale contemporaine.

Première découverte : le phénomène sonore
Le son est une énergie qui se propage dans l’air mais aussi dans les solides. Autour de la Vasque, le Tube sonore ou le Boulier, vous expérimenterez, de la main à l’oreille, des notions scientifiques comme la vitesse du son, le transfert d’énergie, la propagation sphérique ou encore l’écho et la résonance.

Deuxième découverte : le fonctionnement de l’oreille
Des affiches, accompagnant diverses expériences, décriront notre premier instrument, l’oreille, dans ses moindres détails ainsi que les dangers qu’elle encourt, notamment par l’écoute au casque. Vous pourrez aussi tester votre capacité auditive à l’aide de l’Audiogramme*.

Troisième découverte : la technologie au service du son
Expérience ludique et créative, la Table des traitements transforme votre voix en direct ! Armé d’un casque et d’un micro, en appuyant sur la pédale, vous entendrez votre voix telle que vous ne l’avez jamais entendue ! Tandis qu’au contact de la Table des Matières, vous toucherez de nouvelles sensations auditives…

Dernière découverte : la création contemporaine
La musique électroacoustique appelle à l’imaginaire et à la poésie en faisant référence aux sons. Des bornes d’écoute au casque vous dévoileront les poèmes de Patrick Ravella, mis en musique par Bernard Fort. D’autres œuvres vous immergeront dans des paysages sonores urbains et naturels. Et vous pourrez plonger dans l’univers acousmatique le temps d’un concert octophonique dans une salle insonorisée.


Horaires d’ouverture :
> Lundi, Mardi, jeudi, Vendredi 16h30/18h30
> Mercredi, Samedi 9h /12H - 13H30 /18H


En savoir + : Service culturel, Centre Le Bournot,
4 bd Gambetta – Tél. 04 75 89 02 02
Sources Mairie d'Aubenas, GMVL






par Gilles Malatray publié dans : Festivals, Symposiums communauté : ECOUTE ECOUTE
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Mercredi 30 avril 2008
DEAMBULATIONS PAYSAGERES
ET INSTALLATIONS SONORES
TOUT UN PARC QUI SONNE EN BELGIQUE !


Traduction rapide de l'article en anglais
Fast english translation




On trouve régulièrement des installations sonores de plein air, quelles soient plasticiennes ou acousmatiques, voire les deux.
Très souvent, nous l'avons déja évoqué, installer du son dans l'espace public, en extérieur, et non pas dans les  murs d'un musée ou d'une gallerie revêt une signification bien particulière.
Le rapport à l'espace, le public qui visite ces oeuvres, les relations avec un environnement sonore au quotidien, à la vue et à l'ouïe de tous, confèrent à ces gestes artistiques une implication citoyenne, une approche de l'espace sensoriel, et très souvent à caractère écologique.
On pourrait parler, pour les amateurs de néologismes, de sono-écologie, ou comment se réapproprier ses lieux de vie par l'oreilles, les imaginer différemment, et si possible plus accueillants.

Je n'ai malheureusement que peu d'informations concernant les installations environnementales que je vous présente aujourd'hui, si ce n'est celles glanées sur le site de l'